mardi 17 août 2010

L’ONU accorde 15 millions USD au PAM pour assister les familles nigériennes victimes de famine

Les Nations Unies viennent d’octroyer une aide supplémentaire de 15 millions USD (environ 7,5 milliards FCFA) pour appuyer le Programme alimentaire mondial (PAM) dans ses interventions en faveur de prés de 8 millions de Nigériens, victimes de pénurie alimentaire, a appris APA mardi de source onusienne.
Cette nouvelle aide a été effectuée à travers le Fonds central d’intervention pour les urgences humanitaires de l’ONU (CERF), indique un communiqué des Nations Unies reçu mardi à APA, à Niamey.
La même source précise que la situation alimentaire et nutritionnelle s’est aggravée ces dernières semaines au Niger avec des taux de malnutrition aiguë chez les enfants de moins de cinq ans qui sont passés au dessus du seuil d’urgence (15%) pour atteindre 16,7%.
A la mi-juin, l’ONU avait accordé une aide de 14 millions USD pour assister les populations en proie à la pénurie alimentaire, nutritionnelle et pastorale au Niger, où la mobilisation de ressources financières est toujours nécessaire pour financer le plan d’action humanitaire estimé à 190 millions USD .
Environ 133 millions USD sont à mobiliser de toute urgence, souligne-t-on, et l’UNICEF estime que 378.000 enfants de moins de 5 ans pourraient nécessiter des soins d’urgence si la situation alimentaire ne s’améliore pas dans les prochains mois au Niger.
Lundi, l’Ong Oxfam, qui travaille avec les Nations Unies dans l’aide alimentaire aux familles nigériennes, a mis en garde contre un arrêt précoce de l’aide fournie par le PAM au profit des familles victimes, en raison du déficit de crédits.
« Les enfants âgés de moins de deux ans seront prioritaires, tandis que 60% des gens qui en ont besoin pourraient ne pas recevoir l’assistance nécessaire », a précise l’Ong dans un communiqué.
L’insuffisance et la mauvaise répartition des pluies de la campagne agricole 2009 au Niger ont entraîné d’importants déficits céréaliers et fourragers faisant chuter de 31 % la production céréalière par rapport à 2008 et le déficit fourrager équivaut aux besoins de 67 pour cent du cheptel national.

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