lundi 10 janvier 2011

Salou Djibo réitère sa décision de construire un hôpital avec les fonds de la lutte contre la délinquance

Le Chef de la junte militaire au pouvoir au Niger, général Djibo Salou, a réitéré devant les dix candidats retenus pour l’élection présidentielle du 31 janvier prochain, qu’un site de 30 hectares a été retenu pour bâtir « un hôpital de référence » à Niamey avec les fonds recouvrés dans le cadre de la lutte contre le détournement des deniers publics, sous le régime déchu de Mamadou Tandja.
« J’ai donné des instructions pour que cet hôpital soit construit (…) celui d’entre vous qui sera élu aura la mission de parachever cet hôpital » a dit le général Salou, lors d’une rencontre en fin de semaine dernière avec les candidats à la présidentielle, sensée rétablir la démocratie au Niger, après le putsch du 18 février 2010.
Un comité technique chargé de la réalisation du second hôpital de référence de Niamey a été créé et un site, s’étendant sur environ 30 ha, a été retenu à la lisière ouest de la capitale nigérienne, a-t-on souligné.
Le général Salou a affirmé que la junte militaire « poursuivra résolument » la traque contre la prédation des biens publics à travers les inspections générales d’Etat et la Commission nationale de lutte contre la délinquance économique, placées sous sa tutelle directe.
Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, instance de décision de la junte) a confié les dossiers de détournement de deniers publics, épluchés par la Commission, à la justice et « aucun dossier n’a été sélectionné par mes soins » a encore dit le président intérimaire du Niger.
« Ceux qui sont actuellement en prison, l’auront voulu puisque reconnaissant leur forfait, ils ont refusé de payer pour que l’Etat rentre dans ses droits », a-t-il expliqué, réaffirmant que la mesure d’assainissement « est pédagogique et non répressive, (elle) concerne tout le monde, car « nos collaborateurs ont payé et d’autres continuent de payer ».
Début janvier, la Commission de lutte contre la délinquance économique, a annoncé avoir recouvré 4,7 milliards FCFA sur les dossiers traités ainsi que des biens meubles et immeubles reversés au patrimoine de l’Etat.
Créée, au lendemain du coup d’Etat du 18 février 2010, cette commission de lutte contre le détournement des deniers publics, rattachée au Chef de l’Etat auquel elle rend compte, est en train d’investiguer sur plusieurs dossiers relatifs à la gestion des biens publics, notamment sous le régime déchu.

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