jeudi 28 octobre 2010

La Corée du Sud veut aider le Niger à se doter d’une centrale nucléaire

La Korean hydro and nuclear power (KHNP), une Société sud coréenne d’électricité, ambitionne d’aider le Niger à disposer d’une centrale nucléaire pour développer son secteur minier notamment dans le domaine de l’uranium.
« Le Niger est l’un des principaux producteurs mondiaux d’uranium et les 40% de l’énergie que nous produisons proviennent du nucléaire. Nous avons donc besoin d’uranium pour alimenter nos centrales » a indiqué à la presse, Kim Jong Shin, le président de la KHNP, reçu par le chef de l’Etat nigérien.
La KHNP est une société publique spécialisée dans la production d’énergie hydro nucléaire, qui veut « nouer des relations de coopération dans le domaine de l’énergie et du nucléaire entre nos deux pays » a-t-il expliqué.
Selon son président, la KHNP dispose de 20 centrales nucléaires, 8 sont en construction et 12 autres en projet et la compagnie veut avoir 40 centrales nucléaires d’ici 2030.
« Le Niger dispose d’importantes ressources naturelles et des chances réelles de développement. Du reste, la KHNP n’est pas seulement là pour acheter l’uranium » a encore dit M. Jong Shin.
Pays pauvre mais dont le sous-sol est très riche en uranium, le Niger va organiser en 2010 une étude pour lancer son processus de programme électronucléaire, avec l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), souligne-t-on.
« Il est nécessaire pour notre pays d’avoir une centrale nucléaire pour son approvisionnement en énergie électrique » avait dit récemment dit le Premier ministre nigérien, Mahamadou Dandadh, au cours d’une interview avec la télévision nationale.
Le président de la KHNP a affirmé que sa compagnie est prête « à accompagner le Niger dans le domaine de l’énergie nucléaire. Nous avons la technologie, votre pays a la matière première, je pense qu’en coopérant, le Niger peut avoir sa propre centrale nucléaire ».
Le Niger, troisième producteur mondial d’uranium, vient d’être élu au sein du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, au sortir de l’assemblée générale de cette agence, tenue à Vienne, en Autriche, face à quatre autres pays concurrents.
Avec une production annuelle aux alentours de 3000 tonnes, le Niger vient après le Canada et l’Australie. Mais l’essentiel de sa production d’uranium est contrôlée par la France, par le biais de l’entreprise AREVA, adjucataire en janvier 2009 de l’exploitation d’une nouvelle mine à Imouraren.
L’exploitation, dans un proche avenir, du gisement d’Imouraren, au nord d’Agadez, deuxième gisement au monde, après le Canada, placera le Niger au deuxième rang mondial des pays exportateurs d’uranium.

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