jeudi 29 avril 2010

Le Niger dénonce la précipitation du Bénin dans la mise en concession de l’OCBN

Les nouvelles autorités politiques nigériennes ont dénoncé la précipitation avec laquelle le Bénin conduit le dossier de mise en concession de l’éta­blis­se­ment pu­blic à ca­rac­tère in­dus­triel et com­mer­cial dé­nom­mé Or­ga­ni­sa­tion Com­mune Bé­nin-Ni­ger des Che­mins de Fer et des Trans­ports (OCBN), a appris jeudi APA de source officielle à Cotonou.
« J’ai l’honneur de vous rappeler que la partie nigérienne est au stade des observations sur les différents textes de la mise en concession de l’OCBN que vous nous avez transmis. Aussi, les instructions données aux responsables de l’OCBN pour prendre contact avec la société PC Network Limited me paraissent prématurées », indique une correspondance du ministre des Transports du Niger, le colonel Ahmed Mohamed à son homologue béninois.
Dans le protocole de mise en concession de l’OCBN, le Bénin et le Niger ont ré­af­firmé leur vo­lon­té com­mune de pour­suivre, de ren­for­cer et de dy­na­mi­ser leur co­opé­ra­tion pri­vi­lé­giée, no­tam­ment dans le do­maine de la ges­tion et de l’ex­ploi­ta­tion des che­mins de fer et des trans­ports.
Selon cette même source, les deux Etats ap­prouvent en consé­quence le prin­cipe de la si­gna­ture entre, d’une part, le Bénin et le Niger, agis­sant conjoin­te­ment en qua­li­té d’« Au­to­ri­té concé­dante » et, d’autre part, la so­cié­té PIC Net­work Li­mi­ted, conces­sion­naire dé­si­gnée par les deux Etats, d’une conven­tion de conces­sion por­tant sur les ac­ti­vi­tés de trans­port pré­cé­dem­ment ex­ploi­tées par l’OCBN et l’ex­ten­sion du ré­seau fer­ro­viaire au Bénin et au Niger, ainsi que toutes ac­ti­vi­tés liées aux in­ves­tis­se­ments an­nexes et connexes.
Le Bénin et le Niger, ont dans un pro­to­cole d’ac­cord signé le 5 juillet 1959, créé un éta­blis­se­ment pu­blic à ca­rac­tère in­dus­triel et com­mer­cial dé­nom­mé « Or­ga­ni­sa­tion com­mune Bé­nin-Ni­ger des che­mins de fer et des trans­ports (OCBN) ».
Cette so­cié­té de trans­port, qui joue un rôle im­por­tant dans l’in­té­gra­tion sous-ré­gio­nale des deux Etats, fa­ci­lite la libre cir­cu­la­tion des biens et des per­sonnes en ren­dant plus dy­na­miques les échanges com­mer­ciaux, no­tam­ment entre les dif­fé­rents Etats fron­ta­liers.
A cet effet, ex­plique la même source, la vo­lon­té des deux Etats de pro­mou­voir un dé­ve­lop­pe­ment in­té­gré s’ap­puyant sur un sys­tème ef­fi­cace de trans­port mul­ti­no­dal, im­plique le re­nou­vel­le­ment des équi­pe­ments et des in­fra­struc­tures du trans­port fer­ro­viaire, de même que l’ex­ten­sion du ré­seau jusqu’au Niger.
L’OCBN né­ces­site la mo­bi­li­sa­tion de lourds in­ves­tis­se­ments aux­quels les Etats ne sau­raient seuls faire face en rai­son de leur si­tua­tion éco­no­mique et fi­nan­cière.
Selon le même pro­to­cole, les Etats ont opté pour un par­te­na­riat pu­blic et privé pour re­lan­cer les ac­ti­vi­tés fer­ro­viaires.
« Le fi­nan­ce­ment, la ré­ha­bi­li­ta­tion, la construc­tion, la ges­tion et l’ex­ploi­ta­tion des che­mins de fer et des trans­ports, des ins­tal­la­tions et in­fra­struc­tures an­nexes et connexes se­ront dé­sor­mais confiés à une struc­ture de droit privé dans la­quelle les Etats au­ront une par­ti­ci­pa­tion mi­no­ri­taire », pré­cise la même source.

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