vendredi 23 avril 2010

La CEDEAO espère une transition courte pour lever les sanctions à l’encontre du Niger

Le nouveau président de la Commission de la CEDEAO, James Victor Gbeho, en visite à Niamey, a indiqué vendredi que son organisation souhaite une transition de courte durée pour espérer une prompte levée des sanctions à l’encontre du Niger, suspendu depuis octobre 2009 des instances de l’institution ouest africaine.
Niamey a été suspendu de la CEDEAO au lendemain de la tenue par l’ex-président Mamadou Tandja d’élections législatives décriées par la communauté internationale et boycottées, en raison de leur caractère « illégal ».
Un nouveau processus politique est en cours au Niger où l’armée a destitué par coup d’Etat, le 18 février dernier, le Président Tandja, mettant en place un gouvernement de transition et annonçant la tenue d’élections présidentielles et législatives dans les prochains mois.
« Si d’ici là des progrès sont enregistrés dans le sens d’un retour à l’ordre constitutionnel normal au Niger, les chefs d’Etat évalueront la situation et décideront de la levée ou non des sanctions » a souligné le président de la Commission de la CEDEAO.
Un rapport de mission sur la nouvelle situation au Niger, a-t-il dit, sera présenté à l’instance régionale et « nous osons espérer que des progrès seront enregistrés d’ici juin, particulièrement en termes de fixation de la durée de la transition ».
Victor Gbeho a expliqué que les sanctions contre un Etat membre sont prises par l’autorité de la CEDEAO, c’est-à-dire le Sommet des Chefs d’Etat, une instance qui se tient deux fois par an et la prochaine est prévue en juin prochain.
La CEDEAO, a-t-il précisé, souhaite connaître la durée de la transition, « pour la simple raison que l’expérience a démontré que plus une transition dure longtemps, plus il y a des chances que des forces se créent et se développent au sein du processus. Ces forces risquent de distraire les gens et perturber ainsi le processus ».
« Il n’appartient pas à la CEDEAO de déterminer la durée de cette transition. C’est au peuple nigérien ou aux représentants du peuple de fixer cette durée selon ce qui leur paraît le mieux approprié » a-t-il ajouté.

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