APA - Niamey (Niger) - L’équipe nationale de football du Niger, le « Mena », a battu les « Supers Eagles » du Nigeria sur le score de 2 buts zéro, samedi à Niamey, en match comptant pour la manche aller du 1er tour des éliminatoires du 2ème Championnat d’Afrique des Nations (CHAN), dont la phase finales est prévue en début 2011 au Soudan.
Les buts ont été inscrits en première période par Abdoulaye Mohamed (18è) et Modibo Sidibé (40è).
Le match retour est prévu dans deux semaines au Nigeria. Le vainqueur de cette double confrontation se qualifiera pour la 2ème édition du CHAN prévue en 2011 au Soudan.
samedi 13 mars 2010
Des ONG nigériennes invitent la junte à renégocier les contrats miniers signés sous Tandja
APA-Niamey (Niger) Des ONG nigériennes ont recommandé samedi à la junte militaire de « renégocier » des contrats miniers jugés douteux signés depuis 2008 sous le régime du président déchu Mamadou Tandja avec des compagnies étrangères.
Dans un communiqué publié samedi à Niamey, Ali Idrissa, le président du ROTAB, coalition d’ONG travaillant pour la transparence dans les industries extractives, a affirmé qu’une « opacité entoure la délivrance des permis miniers et pétroliers depuis 2008 au Niger et nous recommandons la mise en place d’une Commission d’enquête et la renégociation des contrats ».
Selon le ROTAB, membre de la campagne « publiez ce que vous payez », cette enquête doit permettre de « situer les responsabilités » sur des affaires présumées de corruption sur des ventes des permis miniers par le régime du président Tandja.
Depuis l’adoption par le gouvernement nigérien d’une nouvelle politique minière qui préconise la diversification des ressources minières et des partenaires, quelque 122 permis ont été octroyés à des compagnies françaises, chinoises, canadiennes, australiennes, américaines et sud-africaines, indique-t-on.
La diversification des partenaires décidée à la mi-2007 par les autorités de Niamey dans l’exploitation des ressources minières a eu pour effet direct de casser le monopole du groupe français AREVA, qui exploite depuis 40 ans l’uranium nigérien dans le nord du pays.
En 2009, les députés de la majorité présidentielle ont rejeté un projet de déclaration proposé par leurs collègues de l’opposition pour la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les contrats miniers accordés ces dernières années par le Niger.
Quelques semaines plus tard, des journaux nigériens ont publié des articles mettant en cause Hadia Toulaye Tandja et Ibrahim Hamidou, un journaliste proche de la famille de Tandja, d’avoir perçu un « pot de vin » de 5 millions de dollars versé par Niger Uranium Venture SA, détenue par des Australiens, après l’obtention d’un permis de recherche d’uranium dans le nord du Niger.
Niamey s’est engagé depuis 2005, dans le processus mondial pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), proposée en 2002 par l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, au Sommet mondial sur le développement durable.
Dans un communiqué publié samedi à Niamey, Ali Idrissa, le président du ROTAB, coalition d’ONG travaillant pour la transparence dans les industries extractives, a affirmé qu’une « opacité entoure la délivrance des permis miniers et pétroliers depuis 2008 au Niger et nous recommandons la mise en place d’une Commission d’enquête et la renégociation des contrats ».
Selon le ROTAB, membre de la campagne « publiez ce que vous payez », cette enquête doit permettre de « situer les responsabilités » sur des affaires présumées de corruption sur des ventes des permis miniers par le régime du président Tandja.
Depuis l’adoption par le gouvernement nigérien d’une nouvelle politique minière qui préconise la diversification des ressources minières et des partenaires, quelque 122 permis ont été octroyés à des compagnies françaises, chinoises, canadiennes, australiennes, américaines et sud-africaines, indique-t-on.
La diversification des partenaires décidée à la mi-2007 par les autorités de Niamey dans l’exploitation des ressources minières a eu pour effet direct de casser le monopole du groupe français AREVA, qui exploite depuis 40 ans l’uranium nigérien dans le nord du pays.
En 2009, les députés de la majorité présidentielle ont rejeté un projet de déclaration proposé par leurs collègues de l’opposition pour la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les contrats miniers accordés ces dernières années par le Niger.
Quelques semaines plus tard, des journaux nigériens ont publié des articles mettant en cause Hadia Toulaye Tandja et Ibrahim Hamidou, un journaliste proche de la famille de Tandja, d’avoir perçu un « pot de vin » de 5 millions de dollars versé par Niger Uranium Venture SA, détenue par des Australiens, après l’obtention d’un permis de recherche d’uranium dans le nord du Niger.
Niamey s’est engagé depuis 2005, dans le processus mondial pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), proposée en 2002 par l’ancien Premier ministre britannique, Tony Blair, au Sommet mondial sur le développement durable.
Inéligibilité des militaires au Niger: l'ONU se réjouit et encourage la junte
DAKAR - Le représentant du secrétaire général de l'ONU en Afrique de l'Ouest Saïd Djinnit s'est réjoui samedi de la décision de la junte au pouvoir au Niger qui rend "inéligibles" les militaires, les para-militaires et les ministres aux prochaines élections.
"On ne peut que se réjouir d'une telle décision qui vient confirmer un engagement qu'ils (les putschistes) ont fait lors de notre visite conjointe ONU, Union africaine, Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) trois jours après le coup d'Etat" du 18 février, a dit M. Djinnit dans un entretien avec l'AFP à Dakar, où il est basé.
"Nous encourageons les autorités militaires à tenir leur engagement et, comme convenu, la communauté internationale travaillera activement et de manière concertée pour aider au retour à l'ordre constitutionnel au Niger", a-t-il ajouté.
Le chef de la junte du Niger, le chef d'escadron Salou Djibo a signé vendredi une ordonnance qui rend "inéligibles" les militaires, les para-militaires et les ministres aux prochaines élections.
"L'inéligibilité s'applique particulièrement au président du Conseil suprême de restauration de la démocratie (CSRD-junte) et ses membres", a précisé le texte lu sur les ondes de la Voix du Sahel, la radio d'Etat.
Selon le responsable de l'ONU, "il a été décidé d'étendre la médiation de la Cédéao à l'Union africaine qui a récemment nommé un envoyé spécial", Albert Tévoèdjéré du Bénin. "Les Nations unies travailleront très étroitement avec la médiation africaine pour accompagner la transition au Niger".
"On ne peut que se réjouir d'une telle décision qui vient confirmer un engagement qu'ils (les putschistes) ont fait lors de notre visite conjointe ONU, Union africaine, Cédéao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) trois jours après le coup d'Etat" du 18 février, a dit M. Djinnit dans un entretien avec l'AFP à Dakar, où il est basé.
"Nous encourageons les autorités militaires à tenir leur engagement et, comme convenu, la communauté internationale travaillera activement et de manière concertée pour aider au retour à l'ordre constitutionnel au Niger", a-t-il ajouté.
Le chef de la junte du Niger, le chef d'escadron Salou Djibo a signé vendredi une ordonnance qui rend "inéligibles" les militaires, les para-militaires et les ministres aux prochaines élections.
"L'inéligibilité s'applique particulièrement au président du Conseil suprême de restauration de la démocratie (CSRD-junte) et ses membres", a précisé le texte lu sur les ondes de la Voix du Sahel, la radio d'Etat.
Selon le responsable de l'ONU, "il a été décidé d'étendre la médiation de la Cédéao à l'Union africaine qui a récemment nommé un envoyé spécial", Albert Tévoèdjéré du Bénin. "Les Nations unies travailleront très étroitement avec la médiation africaine pour accompagner la transition au Niger".
jeudi 11 mars 2010
La famine menace la majorité de la population du Niger
Par RFI
Niger
Il y a bien un risque de famine au Niger, de l'aveu même du Premier ministre Mahamadou Danda. Près de 60% des Nigériens sont confrontés à la faim. L'ONU et l'Union européenne s'engagent à soutenir le pays.
Jusqu'ici, il était interdit d'en parler publiquement. Mais, depuis mercredi 10 mars 2010, le mot a été lâché. Le Premier ministre nigérien a prononcé le terme de « famine » devant les partenaires étrangers. Mahamadou Danda a lancé un « appel pressant » à la communauté internationale pour que son pays puisse faire face à la crise alimentaire. Selon lui, 58% des Nigériens sont confrontés à la faim de manière « sévère ou modérée ». Les donateurs, de l'ONU et de l'Union européenne, se sont engagés lors de cette rencontre à soutenir le Niger.
Le mot de «famine» n'est, donc, plus tabou à Niamey et dans le reste du pays. La crise alimentaire - que l’ancien régime du président Mamadou Tandja a voulu cacher - est officiellement reconnue. Là où l’ancien gouvernement annonçait un excédent céréalier de 18 000 tonnes, en 2009, une récente enquête vient de révéler un déficit céréalier brut de 400 000 tonnes.
Les effets combinés de l’irrégularité et de l’arrêt précoce des pluies ont plongé plus de sept millions de Nigériens, soit la moitié de la population, dans une situation alimentaire difficile. Ce qui a fait dire au Premier ministre Mahamadou Danda que le pays traverse actuellement une crise alimentaire aigüe.
Dans un entretien à la presse en 2005, on s’en souvient, Mamadou Tandja avait nié la situation de famine au Niger. Pour lui et son entourage, l’idée de crise alimentaire ou de famine sonnait comme une menace pour la stabilité du régime. Les conséquences sont connues de tous : plus de 200 000 enfants souffrant de malnutrition sévère ont été admis dans les centres nutritionnels.
Avec cette nouvelle transition, la junte militaire nigérienne est décidée à sécuriser les populations contre la crise alimentaire, en ordonnant des ventes promotionnelles de vivres et en mettant en place un plan de soutien de 89 milliards de francs CFA (plus de 135 millions d’euros). Les partenaires au développement du Niger ont promis d’appuyer l’initiative
Niger
Il y a bien un risque de famine au Niger, de l'aveu même du Premier ministre Mahamadou Danda. Près de 60% des Nigériens sont confrontés à la faim. L'ONU et l'Union européenne s'engagent à soutenir le pays.
Jusqu'ici, il était interdit d'en parler publiquement. Mais, depuis mercredi 10 mars 2010, le mot a été lâché. Le Premier ministre nigérien a prononcé le terme de « famine » devant les partenaires étrangers. Mahamadou Danda a lancé un « appel pressant » à la communauté internationale pour que son pays puisse faire face à la crise alimentaire. Selon lui, 58% des Nigériens sont confrontés à la faim de manière « sévère ou modérée ». Les donateurs, de l'ONU et de l'Union européenne, se sont engagés lors de cette rencontre à soutenir le Niger.
Le mot de «famine» n'est, donc, plus tabou à Niamey et dans le reste du pays. La crise alimentaire - que l’ancien régime du président Mamadou Tandja a voulu cacher - est officiellement reconnue. Là où l’ancien gouvernement annonçait un excédent céréalier de 18 000 tonnes, en 2009, une récente enquête vient de révéler un déficit céréalier brut de 400 000 tonnes.
Les effets combinés de l’irrégularité et de l’arrêt précoce des pluies ont plongé plus de sept millions de Nigériens, soit la moitié de la population, dans une situation alimentaire difficile. Ce qui a fait dire au Premier ministre Mahamadou Danda que le pays traverse actuellement une crise alimentaire aigüe.
Dans un entretien à la presse en 2005, on s’en souvient, Mamadou Tandja avait nié la situation de famine au Niger. Pour lui et son entourage, l’idée de crise alimentaire ou de famine sonnait comme une menace pour la stabilité du régime. Les conséquences sont connues de tous : plus de 200 000 enfants souffrant de malnutrition sévère ont été admis dans les centres nutritionnels.
Avec cette nouvelle transition, la junte militaire nigérienne est décidée à sécuriser les populations contre la crise alimentaire, en ordonnant des ventes promotionnelles de vivres et en mettant en place un plan de soutien de 89 milliards de francs CFA (plus de 135 millions d’euros). Les partenaires au développement du Niger ont promis d’appuyer l’initiative
Nominations à la GP et Police du 05/03/2010
Le Président du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie, Chef de l'Etat, le Chef d'Escadron Djibo Salou, a signé, vendredi dernier, plusieurs décrets de nomination à la Présidence du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie et au Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses. Ainsi :
I. A la Présidence du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie
•Le Colonel Soumaïla Garba, Officier des FAN, est nommé chef de Corps de la Garde Présidentielle.
• Le Commandant Douramane Mamoudou, Officier des FAN, est nommé chef de Corps Adjoint de la Garde Présidentielle.
II. Au Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses
• Monsieur Ibrahim Mory, Directeur Administratif, Mle 26765/C, est nommé Secrétaire général du Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses.
• Le Commissaire Principal de Police Souleymane Garba, est nommé directeur Général de la Police Nationale.
• Le Commissaire de Police Souley Dioffo, est nommé directeur Général Adjoint de la Police Nationale.
• Le Commissaire Divisionnaire de Police Mounkaila Yacouba, est nommé directeur de la Sécurité Publique à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire de Police Saley Boubacar, est nommé directeur de la Surveillance du Territoire à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire Divisionnaire de Police Boubé Souley, est nommé directeur de la Police Judiciaire à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire Principal de Police Alfarouk Abdourahamane, est nommé directeur de la Logistique à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire Divisionnaire de Police Rachidou Assoumane, est nommé directeur des Ressources Humaines à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire principal de Police Dan Baki Yaou, est nommé directeur des Ressources Financières à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire Divisionnaire de Police Amadou Seybou, est nommé directeur de l'Ecole Nationale de Police et de la Formation Permanente à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire de Police Ibrahim Guimouni, est nommé directeur des Renseignements Généraux à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Enfin, le Commissaire de Police Tongueye Boureima, est nommé directeur de la Protection des Hautes Personnalités à la Direction Générale de la Police Nationale.
I. A la Présidence du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie
•Le Colonel Soumaïla Garba, Officier des FAN, est nommé chef de Corps de la Garde Présidentielle.
• Le Commandant Douramane Mamoudou, Officier des FAN, est nommé chef de Corps Adjoint de la Garde Présidentielle.
II. Au Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses
• Monsieur Ibrahim Mory, Directeur Administratif, Mle 26765/C, est nommé Secrétaire général du Ministère de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses.
• Le Commissaire Principal de Police Souleymane Garba, est nommé directeur Général de la Police Nationale.
• Le Commissaire de Police Souley Dioffo, est nommé directeur Général Adjoint de la Police Nationale.
• Le Commissaire Divisionnaire de Police Mounkaila Yacouba, est nommé directeur de la Sécurité Publique à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire de Police Saley Boubacar, est nommé directeur de la Surveillance du Territoire à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire Divisionnaire de Police Boubé Souley, est nommé directeur de la Police Judiciaire à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire Principal de Police Alfarouk Abdourahamane, est nommé directeur de la Logistique à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire Divisionnaire de Police Rachidou Assoumane, est nommé directeur des Ressources Humaines à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire principal de Police Dan Baki Yaou, est nommé directeur des Ressources Financières à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire Divisionnaire de Police Amadou Seybou, est nommé directeur de l'Ecole Nationale de Police et de la Formation Permanente à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Le Commissaire de Police Ibrahim Guimouni, est nommé directeur des Renseignements Généraux à la Direction Générale de la Police Nationale.
• Enfin, le Commissaire de Police Tongueye Boureima, est nommé directeur de la Protection des Hautes Personnalités à la Direction Générale de la Police Nationale.
Nomination des gouverneurs des huit régions
Le Président du Conseil Suprême pour la Restauration de la Démocratie, Chef de l'Etat, le Chef d'Escadron Djibo Salou, a signé, hier, plusieurs décrets de nomination. Ainsi :
Le Contrôleur Général Issoufou Yacouba, est nommé Gouverneur de la région de Dosso.
Le Colonel Sani Issa Kaché, est nommé Gouverneur de la région deTahoua.
Le Colonel Yayé Garba, est nommé Gouverneur de la région d'Agadez.
Le Colonel Soumana Djibo, est nommé Gouverneur de la région de Niamey.
Le Lieutenant-Colonel Ibrahim Bagadoma, est nommé Gouverneur de la région de Tillabéri.
Le Colonel Fodé Camara, est nommé Gouverneur de la région de Diffa.
Le Colonel Mahamadou Barazé, est nommé Gouverneur de la région de Zinder.
Le Colonel Garba Maïkido, est nommé Gouverneur de la région de Maradi.
Le Contrôleur Général Issoufou Yacouba, est nommé Gouverneur de la région de Dosso.
Le Colonel Sani Issa Kaché, est nommé Gouverneur de la région deTahoua.
Le Colonel Yayé Garba, est nommé Gouverneur de la région d'Agadez.
Le Colonel Soumana Djibo, est nommé Gouverneur de la région de Niamey.
Le Lieutenant-Colonel Ibrahim Bagadoma, est nommé Gouverneur de la région de Tillabéri.
Le Colonel Fodé Camara, est nommé Gouverneur de la région de Diffa.
Le Colonel Mahamadou Barazé, est nommé Gouverneur de la région de Zinder.
Le Colonel Garba Maïkido, est nommé Gouverneur de la région de Maradi.
mercredi 3 mars 2010
Niger: 30 minutes chrono pour faire un putsch !
Tandja est tombé sans que personne ne s’en émeuve véritablement. Lui, le bien aimé du peuple nigérien qui déclarait à ses visiteurs qu’il vivait une expérience inédite dans la vie d’un président de la république. Il aurait tellement bien travaillé que le peuple nigérien lui impose de rester encore à la tête du pays. Le problème, c’est qu’à force de répéter ce mensonge à ses interlocuteurs, il avait fini par y croire lui-même. Sur un mensonge devenu vérité officielle, Tandja a entrepris son règne à vie. Arrivé au pouvoir par la démocratie, il s’est alors échiné à démanteler le système qui l’a fait roi. Il y a dans cette tragédie un entêtement et un aveuglement jamais égalés. Pendant toute l’année 2009 et de façon méthodique, Tandja a déconstruit la démocratie nigérienne qui était sans aucun doute la mieux pensée des Etats francophones d’Afrique.
Mais le processus avait été si bien fait que l’entreprise suicidaire de Tandja ne pouvait pas s’accomplir sans attirer l’opprobre sur son auteur. C’est ce qui a fini par arriver. Finalement, il aura fait son parjure pour juste un minable bonus de 57 jours de pouvoir en plus à la tête du pays, alors qu’il en escomptait 1095 jours, puis devait s’ouvrir devant lui un règne à vie. Maigre bénéfice pour une si grande forfaiture. S’il était parti le 22 décembre 2009, il serait aujourd’hui le héros vivant de son pays. Il a préféré le déshonneur du coup d’Etat. Il ferait depuis son arrestation une grève de la faim. Mais qui s’en préoccupe ? Nous avons passé 72 heures à Niamey dans l’ambiance du putsch.
Où sont passés ceux qui ont massivement voté la 6e république le 4 août dernier au Niger ? En 30 minutes, le chef d’escadron Salou Djibo a balayé la République de Tandja, sans rencontrer de résistance. La tragi-comédie tazartchiste s’est tristement achevée. Pour un grand dessein espéré, Tandja a récolté le déshonneur d’une défénestration du pouvoir.
C’est une journée banale, ce 18 février qui allait changer le cours de l’histoire dans ce qui était entrain de devenir inexorablement la "république de Tandja". Une réunion des plus ordinaires des chefs militaires de la zone de défense de la région de Niamey se tient dans les bureaux du commandant de la zone, le colonel Djibrila Hima dit Pélé. Le chef d’escadron, Salou Djibo, commandant de la compagnie d’appui est présent, mais personne ne sait que dans quelques heures, ce sera lui le président du Niger. Rien ne donne l’impression que quelque chose de capital est en préparation. Même le commandant de la zone n’en est pas informé. La chose a été étroitement préparée par deux hommes et pas plus : le chef d’escadron Salou Djibo et le jeune capitaine des para commando Djibril Adamou Arouna. Vers 11h 45, la réunion informelle s’achève et Salou Djibo retourne tranquillement à sa base.
Le compte à rebours est désormais en marche. Il sait qu’il lui reste exactement 1h15 mn avant le début du premier coup de feu qui allait donner le signal du raid. L’opération est parfaitement orchestrée. Trois véhicules légers dont deux équipés de 12/7 et un autre en système LRM quittent incognito le camp du CA et prennent la direction du palais présidentiel qu’ils sont chargés d’attaquer de front. La section commando de Djibril Adamou prend d’assaut par derrière la présidence en longeant la corniche. La jonction est prévue dans l’enceinte de la présidence après le coup de feu "top départ" et la progression des commandos couverte par un déluge de l’artillerie. La violence et la rapidité de l’attaque ont surpris et neutralisé les éléments de la garde présidentielle restés fidèles.
L’opération montée comme un raid commando avait un objectif principal ; se saisir du président Tandja Mamadou et le séquestrer au camp de la compagnie et maintenant faire face aux éventuelles résistances dans la zone militaire de Niamey et peut-être aussi de certaines garnisons de l’intérieur dont la fameuse unité PSI ( Plan Sahel Initiative) formée par les Américains dans le cadre de la lutte antiterroriste. Le blitzkrieg de Salou Djibo n’aura laissé aucune chance à une éventuelle riposte. Un blindé de la garde présidentielle s’aventure à faire de la résistance dans les alentours du rond point de l’hôpital national, mal lui en a pris. Son toit est détruit par un obus déchiquetant du même coup, les quatre soldats qui l’occupaient. C’est la seule vraie tentative de résistance.
Le patron de la zone, le colonel Pélé, mis devant le fait accompli, se range et avec lui un autre colonel important de la place d’arme de Niamey, le colonel Abdoulaye Adamou Harouna, qui n’est autre que le frère aîné du jeune capitaine para commando qui a mené le blitzkrieg. Un autre colonel, le commandant de la base aérienne, aurait, dit-on, aussi joué un rôle important. Il s’agit du colonel Mossi que l’on voit d’ailleurs sur les premières images de la junte, au moment de la lecture de leur première déclaration, à la gauche immédiate de Salou Djibo. A sa droite se trouve le jeune capitaine Djibril. Le colonel Hima dit Pélé est au premier rang, mais pas très proche de l’homme fort. Après l’audience avec la délégation conjointe CEDEAO-UA-ONU, le colonel Mossi sera le seul avec Salou Djibo à poser pour les photos. Contrairement donc aux premières informations qui ont circulé, le trio qui a fait le coup le 18 février est composé de Salou Djibo dont la compagnie a dirigé le putsch, du capitaine Djibril qui a entraîné avec lui sa section dans le raid et le colonel Mossi de l’armée de l’air qui a couvert en arrière plan l’attaque. La disposition des protagonistes sur la première photo de la junte est suffisamment éloquente sur les rôles des uns et des autres.
Pourquoi ce 18 février ?
Maintenant que le putsch a eu lieu, tout le monde croit savoir qu’il était dans l’ordre des choses. Il était prévisible certes, mais depuis ce temps que les tracts circulent à Niamey, on avait fini par ne plus y croire. Au lendemain du référendum contesté, des tracts avaient inondé Niamey indiquant le mécontentement des officiers. En son temps, le même colonel Goukoy, présentement porte-parole de la junte, avait fait une sortie sur les médias publics pour expliquer que les militaires s’en tenaient à leur rôle traditionnel. Une sortie qui avait ragaillardi les tazerchistes et peiné les forces de l’opposition. Le tort est réparé depuis la soirée du 18 février. Pourquoi les putschistes ont-ils agi le 18 février ? Il semble qu’il y avait une opportunité stratégique, notamment la préparation d’un tournoi de ballon militaire. Le chef d’escadron en a profité pour infiltrer les compétiteurs arrivés sans armes dans les alentours de la présidence de la république. Ces éléments auraient joué un rôle important dans la neutralisation de la garde présidentielle dont le gros de l’armement avait été saboté.
Deuxième circonstance, l’échec des pourparlers inter-nigériens, consacré par le sommet de la CEDEAO qui s’était achevé la veille à Abuja. La délégation gouvernementale conduite par l’ex-Premier ministre Gamatié est revenue dépitée, avec le dessein de retirer le Niger de la CEDEAO. Le Conseil des ministres de ce jeudi devrait justement prendre cette importante décision. En outre, il y avait, dit-on, en projet un mouvement dans l’armée qui devait affecter à l’intérieur du pays, des commandants peu fiables et mettre carrément à la retraite anticipée les officiers qui se montraient peu sensibles aux opérations de charme de Tandja. Personne apparemment n’aurait refusé les largesses du chef, pour ne pas attirer sur lui inutilement des soupçons. Mais au même moment, un des tracts attribués aux officiers indiquait clairement que "passé la date du 22 décembre, le président Tandja ne serait plus légitime".
Les rédacteurs du tract expliquent justement que "c’est parce que l’armée nigérienne est républicaine qu’elle ne peut reconnaître la légalité du pouvoir actuel au-delà du 22 décembre". Ainsi prévenu, Tandja fait accentuer la surveillance des officiers les plus en vue. Il s’agit d’abord du chef d’Etat-major des armées, le général Moumouni Bouriema dit "Tchanga" (il avait participé au coup d’Etat de Wanké de 1999), de son adjoint Seyni Garba et de deux autres généraux Mamadou Ousseini, chef de l’armée de terre et de Seyni Salou, chef de l’armée de l’air. Vis-à-vis d’eux, Tandja est méfiant et en même temps généreux. Le colonel Pélé est aussi l’un des officiers surveillé. Si les premiers sont directement surveillés par Tandja, le colonel Pélé par contre est sous la surveillance de Tchanga, le chef d’Etat major qui craint qu’il ne le double. C’est pourquoi, explique certaines sources bien introduites, le colonel Pélé ne pouvait pas exécuter le présent coup d’Etat, même s’il y pensait chaque matin en se rasant.
Informé des intentions du gouvernement, le chef d’escadron Salou Djibo, certainement moins surveillé que les autres, décide de prendre ses responsabilités. Mais la perfection de l’exécution du putsch indique qu’il avait été bien préparé. Ceux qui sont dans les secrets des dieux pensent que le plan de l’attaque aurait été préparé par le colonel Abdoulaye Adamou Harouna, tellement il rappelle le raid de ce dernier sur le bastion de la rébellion touareg à Tadek dans les montagnes de l’Aïr. Même s’il a fait le plan, il n’aurait pas joué les premiers rôles dans l’exécution du putsch, en témoigne la hiérarchie au sein du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) qui dirige le Niger depuis le 18 février dernier. Pour certains, c’est un vrai travail de pros. Salou Djibo a bien conçu et exécuté sa chose. Il l’a si bien fait qu’il n’a pas jugé utile de fermer immédiatement les frontières, de prendre la radio télévision, de couper le téléphone et de suspendre les libertés publiques. La constitution de la 6e république et les institutions qui en sont issues sont suspendues, mais les partis politiques ne sont pas interdits. La preuve, deux jours après avoir été chassé du pourvoir, l’ex parti majoritaire, le MNSD, pouvait donner une conférence de presse à son siège pour fustiger le putsch et prendre acte de son avènement. Au 20 heures de Télé Sahel, la télévision nationale, la déclaration est effectivement diffusée. C’est le signe que la restauration de la démocratie est en marche au Niger. Sous la république de Tandja, les médias publics étaient interdits à l’opposition. Serait-ce un signe des temps ? On veut bien y croire.
Mais le processus avait été si bien fait que l’entreprise suicidaire de Tandja ne pouvait pas s’accomplir sans attirer l’opprobre sur son auteur. C’est ce qui a fini par arriver. Finalement, il aura fait son parjure pour juste un minable bonus de 57 jours de pouvoir en plus à la tête du pays, alors qu’il en escomptait 1095 jours, puis devait s’ouvrir devant lui un règne à vie. Maigre bénéfice pour une si grande forfaiture. S’il était parti le 22 décembre 2009, il serait aujourd’hui le héros vivant de son pays. Il a préféré le déshonneur du coup d’Etat. Il ferait depuis son arrestation une grève de la faim. Mais qui s’en préoccupe ? Nous avons passé 72 heures à Niamey dans l’ambiance du putsch.
Où sont passés ceux qui ont massivement voté la 6e république le 4 août dernier au Niger ? En 30 minutes, le chef d’escadron Salou Djibo a balayé la République de Tandja, sans rencontrer de résistance. La tragi-comédie tazartchiste s’est tristement achevée. Pour un grand dessein espéré, Tandja a récolté le déshonneur d’une défénestration du pouvoir.
C’est une journée banale, ce 18 février qui allait changer le cours de l’histoire dans ce qui était entrain de devenir inexorablement la "république de Tandja". Une réunion des plus ordinaires des chefs militaires de la zone de défense de la région de Niamey se tient dans les bureaux du commandant de la zone, le colonel Djibrila Hima dit Pélé. Le chef d’escadron, Salou Djibo, commandant de la compagnie d’appui est présent, mais personne ne sait que dans quelques heures, ce sera lui le président du Niger. Rien ne donne l’impression que quelque chose de capital est en préparation. Même le commandant de la zone n’en est pas informé. La chose a été étroitement préparée par deux hommes et pas plus : le chef d’escadron Salou Djibo et le jeune capitaine des para commando Djibril Adamou Arouna. Vers 11h 45, la réunion informelle s’achève et Salou Djibo retourne tranquillement à sa base.
Le compte à rebours est désormais en marche. Il sait qu’il lui reste exactement 1h15 mn avant le début du premier coup de feu qui allait donner le signal du raid. L’opération est parfaitement orchestrée. Trois véhicules légers dont deux équipés de 12/7 et un autre en système LRM quittent incognito le camp du CA et prennent la direction du palais présidentiel qu’ils sont chargés d’attaquer de front. La section commando de Djibril Adamou prend d’assaut par derrière la présidence en longeant la corniche. La jonction est prévue dans l’enceinte de la présidence après le coup de feu "top départ" et la progression des commandos couverte par un déluge de l’artillerie. La violence et la rapidité de l’attaque ont surpris et neutralisé les éléments de la garde présidentielle restés fidèles.
L’opération montée comme un raid commando avait un objectif principal ; se saisir du président Tandja Mamadou et le séquestrer au camp de la compagnie et maintenant faire face aux éventuelles résistances dans la zone militaire de Niamey et peut-être aussi de certaines garnisons de l’intérieur dont la fameuse unité PSI ( Plan Sahel Initiative) formée par les Américains dans le cadre de la lutte antiterroriste. Le blitzkrieg de Salou Djibo n’aura laissé aucune chance à une éventuelle riposte. Un blindé de la garde présidentielle s’aventure à faire de la résistance dans les alentours du rond point de l’hôpital national, mal lui en a pris. Son toit est détruit par un obus déchiquetant du même coup, les quatre soldats qui l’occupaient. C’est la seule vraie tentative de résistance.
Le patron de la zone, le colonel Pélé, mis devant le fait accompli, se range et avec lui un autre colonel important de la place d’arme de Niamey, le colonel Abdoulaye Adamou Harouna, qui n’est autre que le frère aîné du jeune capitaine para commando qui a mené le blitzkrieg. Un autre colonel, le commandant de la base aérienne, aurait, dit-on, aussi joué un rôle important. Il s’agit du colonel Mossi que l’on voit d’ailleurs sur les premières images de la junte, au moment de la lecture de leur première déclaration, à la gauche immédiate de Salou Djibo. A sa droite se trouve le jeune capitaine Djibril. Le colonel Hima dit Pélé est au premier rang, mais pas très proche de l’homme fort. Après l’audience avec la délégation conjointe CEDEAO-UA-ONU, le colonel Mossi sera le seul avec Salou Djibo à poser pour les photos. Contrairement donc aux premières informations qui ont circulé, le trio qui a fait le coup le 18 février est composé de Salou Djibo dont la compagnie a dirigé le putsch, du capitaine Djibril qui a entraîné avec lui sa section dans le raid et le colonel Mossi de l’armée de l’air qui a couvert en arrière plan l’attaque. La disposition des protagonistes sur la première photo de la junte est suffisamment éloquente sur les rôles des uns et des autres.
Pourquoi ce 18 février ?
Maintenant que le putsch a eu lieu, tout le monde croit savoir qu’il était dans l’ordre des choses. Il était prévisible certes, mais depuis ce temps que les tracts circulent à Niamey, on avait fini par ne plus y croire. Au lendemain du référendum contesté, des tracts avaient inondé Niamey indiquant le mécontentement des officiers. En son temps, le même colonel Goukoy, présentement porte-parole de la junte, avait fait une sortie sur les médias publics pour expliquer que les militaires s’en tenaient à leur rôle traditionnel. Une sortie qui avait ragaillardi les tazerchistes et peiné les forces de l’opposition. Le tort est réparé depuis la soirée du 18 février. Pourquoi les putschistes ont-ils agi le 18 février ? Il semble qu’il y avait une opportunité stratégique, notamment la préparation d’un tournoi de ballon militaire. Le chef d’escadron en a profité pour infiltrer les compétiteurs arrivés sans armes dans les alentours de la présidence de la république. Ces éléments auraient joué un rôle important dans la neutralisation de la garde présidentielle dont le gros de l’armement avait été saboté.
Deuxième circonstance, l’échec des pourparlers inter-nigériens, consacré par le sommet de la CEDEAO qui s’était achevé la veille à Abuja. La délégation gouvernementale conduite par l’ex-Premier ministre Gamatié est revenue dépitée, avec le dessein de retirer le Niger de la CEDEAO. Le Conseil des ministres de ce jeudi devrait justement prendre cette importante décision. En outre, il y avait, dit-on, en projet un mouvement dans l’armée qui devait affecter à l’intérieur du pays, des commandants peu fiables et mettre carrément à la retraite anticipée les officiers qui se montraient peu sensibles aux opérations de charme de Tandja. Personne apparemment n’aurait refusé les largesses du chef, pour ne pas attirer sur lui inutilement des soupçons. Mais au même moment, un des tracts attribués aux officiers indiquait clairement que "passé la date du 22 décembre, le président Tandja ne serait plus légitime".
Les rédacteurs du tract expliquent justement que "c’est parce que l’armée nigérienne est républicaine qu’elle ne peut reconnaître la légalité du pouvoir actuel au-delà du 22 décembre". Ainsi prévenu, Tandja fait accentuer la surveillance des officiers les plus en vue. Il s’agit d’abord du chef d’Etat-major des armées, le général Moumouni Bouriema dit "Tchanga" (il avait participé au coup d’Etat de Wanké de 1999), de son adjoint Seyni Garba et de deux autres généraux Mamadou Ousseini, chef de l’armée de terre et de Seyni Salou, chef de l’armée de l’air. Vis-à-vis d’eux, Tandja est méfiant et en même temps généreux. Le colonel Pélé est aussi l’un des officiers surveillé. Si les premiers sont directement surveillés par Tandja, le colonel Pélé par contre est sous la surveillance de Tchanga, le chef d’Etat major qui craint qu’il ne le double. C’est pourquoi, explique certaines sources bien introduites, le colonel Pélé ne pouvait pas exécuter le présent coup d’Etat, même s’il y pensait chaque matin en se rasant.
Informé des intentions du gouvernement, le chef d’escadron Salou Djibo, certainement moins surveillé que les autres, décide de prendre ses responsabilités. Mais la perfection de l’exécution du putsch indique qu’il avait été bien préparé. Ceux qui sont dans les secrets des dieux pensent que le plan de l’attaque aurait été préparé par le colonel Abdoulaye Adamou Harouna, tellement il rappelle le raid de ce dernier sur le bastion de la rébellion touareg à Tadek dans les montagnes de l’Aïr. Même s’il a fait le plan, il n’aurait pas joué les premiers rôles dans l’exécution du putsch, en témoigne la hiérarchie au sein du Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD) qui dirige le Niger depuis le 18 février dernier. Pour certains, c’est un vrai travail de pros. Salou Djibo a bien conçu et exécuté sa chose. Il l’a si bien fait qu’il n’a pas jugé utile de fermer immédiatement les frontières, de prendre la radio télévision, de couper le téléphone et de suspendre les libertés publiques. La constitution de la 6e république et les institutions qui en sont issues sont suspendues, mais les partis politiques ne sont pas interdits. La preuve, deux jours après avoir été chassé du pourvoir, l’ex parti majoritaire, le MNSD, pouvait donner une conférence de presse à son siège pour fustiger le putsch et prendre acte de son avènement. Au 20 heures de Télé Sahel, la télévision nationale, la déclaration est effectivement diffusée. C’est le signe que la restauration de la démocratie est en marche au Niger. Sous la république de Tandja, les médias publics étaient interdits à l’opposition. Serait-ce un signe des temps ? On veut bien y croire.
mardi 2 mars 2010
Le Gouvernement Américain réaffirme son soutien à la démocratie et au peuple nigérien
Le gouvernement des Etats Unis d’Amérique présente ses condoléances aux familles des personnes qui ont perdu la vie lors des événements du 18 Février 2010, ainsi qu’à tous ceux qui ont souffert pour avoir exprimé des points de vue politiques dissidents durant l’année écoulée.
Les Etats-Unis expriment leur profonde préoccupation face à toute prise de pouvoir par la force, ou par le démantèlement anticonstitutionnel d’institutions démocratiques. Nous nous joignons au peuple du Niger, à la CEDEAO, à l’Union Africaine, aux Nations Unies, et à la communauté internationale pour lancer un appel pour le retour rapide à l’ordre constitutionnel et l’organisation des élections justes, libres et transparentes. Nous soutenons vivement la voie d’un retour à la démocratie qui soit inclusive, participative, crédible et qui reflète un caractère véritablement national. Nous respectons la souveraineté du Niger et faisons confiance au peuple nigérien pour tracer sa propre voie.
Le président Obama a dit lors de sa visite au Ghana que « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes. »
Nous exhortons le Niger à agir rapidement pour l’installation d’institutions démocratiques durables pour que le peuple ait son mot à dire dans la manière dont il est gouverné et qu’il puisse jouer un rôle essentiel dans la prise en charge des questions importantes auxquelles il doit faire face : la sécurité alimentaire, l’éducation, la paix et la stabilité, et le développement économique.
Nous saluons le courage des Nigériens au sein des media indépendants, de la société civile et des différents partis politiques pour leurs vaillantes luttes pour la défense de la démocratie.
Une presse libre est indispensable pour la défense de la démocratie pendant cette transition afin de donner aux citoyens les moyens de s’acquitter de leurs responsabilités dans une démocratie à l’aide d’informations exactes ainsi qu’une liberté d’expression.
Le peuple des Etats-Unis d’Amérique continuera à rester aux côtés du peuple nigérien en tant que partenaire et ami. Nous espérons que dans les années à venir nous regarderons et reconnaîtrons que ce moment aura été le début d’une nouvelle ère de progrès et de prospérité.
Les Etats-Unis expriment leur profonde préoccupation face à toute prise de pouvoir par la force, ou par le démantèlement anticonstitutionnel d’institutions démocratiques. Nous nous joignons au peuple du Niger, à la CEDEAO, à l’Union Africaine, aux Nations Unies, et à la communauté internationale pour lancer un appel pour le retour rapide à l’ordre constitutionnel et l’organisation des élections justes, libres et transparentes. Nous soutenons vivement la voie d’un retour à la démocratie qui soit inclusive, participative, crédible et qui reflète un caractère véritablement national. Nous respectons la souveraineté du Niger et faisons confiance au peuple nigérien pour tracer sa propre voie.
Le président Obama a dit lors de sa visite au Ghana que « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts, mais d’institutions fortes. »
Nous exhortons le Niger à agir rapidement pour l’installation d’institutions démocratiques durables pour que le peuple ait son mot à dire dans la manière dont il est gouverné et qu’il puisse jouer un rôle essentiel dans la prise en charge des questions importantes auxquelles il doit faire face : la sécurité alimentaire, l’éducation, la paix et la stabilité, et le développement économique.
Nous saluons le courage des Nigériens au sein des media indépendants, de la société civile et des différents partis politiques pour leurs vaillantes luttes pour la défense de la démocratie.
Une presse libre est indispensable pour la défense de la démocratie pendant cette transition afin de donner aux citoyens les moyens de s’acquitter de leurs responsabilités dans une démocratie à l’aide d’informations exactes ainsi qu’une liberté d’expression.
Le peuple des Etats-Unis d’Amérique continuera à rester aux côtés du peuple nigérien en tant que partenaire et ami. Nous espérons que dans les années à venir nous regarderons et reconnaîtrons que ce moment aura été le début d’une nouvelle ère de progrès et de prospérité.
Les Nigériens apprécient diversement le gouvernement de transition
Les réactions étaient mitigées mardi au Niger au lendemain de l'annonce par la junte au pouvoir depuis le coup d'Etat du 18 février, de la composition du gouvernement de transition : quelques militaires de haut rang et des civils essentiellement inconnus du grand public.
"Il y a beaucoup de noms inconnus, donc difficile de juger ou d'apprécier", a déclaré à l'AFP Issoufou Sidibé, le dirigeant de la Confédération démocratique des travailleurs du Niger (CDTN, centrale syndicale).
Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte), qui a renversé le président Mamadou Tandja, a présenté lundi soir un gouvernement de 20 membres parmi lesquels figurent cinq militaires.
Le chef de la junte Salou Djibo avait auparavant été proclamé président et un ancien ministre, Mahamadou Danda, Premier ministre.
Le nouveau gouvernement sera aux commandes le temps d'une transition dont la durée n'a pas été précisée et devant aboutir à des élections.
Seuls les militaires qui y ont été nommés, notamment trois généraux, sont connus du public pour avoir servi aux côtés de M. Tandja.
Ainsi, le général Mamadou Ousseïni, précédemment chef d'Etat major de l'armée de Terre, a été nommé minitre de la Défense.
Le général Maï Manga Oumara, promu aux Sports, était le chef d'Etat major particulier de M. Tandja et le général Abdou Kaza, devenu ministre de l'Environnement, est l'ex-aide de camp du président déchu.
Le colonel Ahmed Mohamed, qui s'est vu confier les Transports a été plusieurs fois préfet de région, tandis que le colonel Diallo Amadou, qui détient le portefeuille de l'Equipement, a été président du Tribunal militaire.
"Je suis déçu. Je constate qu'il y a des gens qui ont collaboré avec l'ancien président qui a géré ce pays de manière catastrophique", a déploré mardi Aksar Moussa, directeur de la revue privée l'Evènement.
Le nouveau Premier ministre avait annoncé que son gouvernement serait formé de "technocrates", sans coloration politique. Plusieurs d'entre eux vivent à l'étranger, comme la nouvelle chef de la diplomatie, Touré Aminatou Maïga, ambassadrice du Niger aux Etats-Unis.
C'est aussi le cas du nouveau ministre de l'Intérieur, Cissé Ousmane, ancien directeur général de la Police sous M. Tandja, rappelé du Tchad.
Badamassi Anou, nommé aux Finances, est un économiste qui vit aux Etats-Unis et Me Souley Mamadou Abba, le ministre des Mines et Energie, est avocat en France.
Marou Amadou, figure influente de la société civile, a affirmé avoir "une bonne impression" de l'équipe.
"Elle est capable d'oeuvrer au retour rapide à la démocratie et réconcilier les Nigériens, nous allons lui apporter notre soutien", a-t-il assuré à l'AFP.
"Il faut regretter que ce ne soient pas les partis politiques qui doivent mener la transition", a de son côté déploré Ali Sabo, vice-président du Mouvement national pour la société de développement (MNSD), l'ex parti au pouvoir.
"Il y a beaucoup de noms inconnus, donc difficile de juger ou d'apprécier", a déclaré à l'AFP Issoufou Sidibé, le dirigeant de la Confédération démocratique des travailleurs du Niger (CDTN, centrale syndicale).
Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD, junte), qui a renversé le président Mamadou Tandja, a présenté lundi soir un gouvernement de 20 membres parmi lesquels figurent cinq militaires.
Le chef de la junte Salou Djibo avait auparavant été proclamé président et un ancien ministre, Mahamadou Danda, Premier ministre.
Le nouveau gouvernement sera aux commandes le temps d'une transition dont la durée n'a pas été précisée et devant aboutir à des élections.
Seuls les militaires qui y ont été nommés, notamment trois généraux, sont connus du public pour avoir servi aux côtés de M. Tandja.
Ainsi, le général Mamadou Ousseïni, précédemment chef d'Etat major de l'armée de Terre, a été nommé minitre de la Défense.
Le général Maï Manga Oumara, promu aux Sports, était le chef d'Etat major particulier de M. Tandja et le général Abdou Kaza, devenu ministre de l'Environnement, est l'ex-aide de camp du président déchu.
Le colonel Ahmed Mohamed, qui s'est vu confier les Transports a été plusieurs fois préfet de région, tandis que le colonel Diallo Amadou, qui détient le portefeuille de l'Equipement, a été président du Tribunal militaire.
"Je suis déçu. Je constate qu'il y a des gens qui ont collaboré avec l'ancien président qui a géré ce pays de manière catastrophique", a déploré mardi Aksar Moussa, directeur de la revue privée l'Evènement.
Le nouveau Premier ministre avait annoncé que son gouvernement serait formé de "technocrates", sans coloration politique. Plusieurs d'entre eux vivent à l'étranger, comme la nouvelle chef de la diplomatie, Touré Aminatou Maïga, ambassadrice du Niger aux Etats-Unis.
C'est aussi le cas du nouveau ministre de l'Intérieur, Cissé Ousmane, ancien directeur général de la Police sous M. Tandja, rappelé du Tchad.
Badamassi Anou, nommé aux Finances, est un économiste qui vit aux Etats-Unis et Me Souley Mamadou Abba, le ministre des Mines et Energie, est avocat en France.
Marou Amadou, figure influente de la société civile, a affirmé avoir "une bonne impression" de l'équipe.
"Elle est capable d'oeuvrer au retour rapide à la démocratie et réconcilier les Nigériens, nous allons lui apporter notre soutien", a-t-il assuré à l'AFP.
"Il faut regretter que ce ne soient pas les partis politiques qui doivent mener la transition", a de son côté déploré Ali Sabo, vice-président du Mouvement national pour la société de développement (MNSD), l'ex parti au pouvoir.
lundi 1 mars 2010
Membres du gouvernement de la République du Niger
- PCSRD, Chef de l'Etat, Président du Conseil des ministres Chef d'escadron SALOU DJIBO
- Premier ministre Mahamadou Danda
- Ministre de la Défense Nationale Général de Brigade Mamadou Ousseini
- Ministre de la Jeunesse et des Sports Général de Brigade Mai Manga Oumara
- Ministre de l'Eau, de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification Général de Brigade Abdou Kaza
- Ministre des Transports, du Tourisme et de l'Artisanat Colonel Ahmed Mohamed
- Ministre de l'Equipement Colonel Diallo Amadou
- Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses Monsieur Cissé Ousmane
- Ministre de l'Economie et des Finances Monsieur Badamassi Annou
- Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche scientifique Monsieur Mahaman Laouali Dan Dah
- Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Etranger Madame Touré Aminatou Maiga
- Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux Monsieur Abdoulaye Djibo
- Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Promotion des Jeunes Entrepreneurs Monsieur Hamid Hamed
- Ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant Madame Tchimadem Hadattan Sanady
- Ministre des Mines et de l'Energie Maître Souleymane Mamadou Abba
- Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage Monsieur Malick Sadelher
- Ministre de la Santé Publique Professeur Nounou Hassan
- Ministre de l'Education Nationale Madame Sidibé Maman Dioula Fadjimata
- Ministre de la Fonction Publique et de l'Emploi Monsieur Yahaya Chaibou
- Ministre de la Communication, des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Culture Madame Takoubakoye Aminata Boureima
- Ministre de la Formation Professionnelle et de l'Alphabétisation Monsieur Tidjani Harouna Dembo
- Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Aménagement du Territoire Madame Djibo Salamatou Gourouza Magagi
- Premier ministre Mahamadou Danda
- Ministre de la Défense Nationale Général de Brigade Mamadou Ousseini
- Ministre de la Jeunesse et des Sports Général de Brigade Mai Manga Oumara
- Ministre de l'Eau, de l'Environnement et de la Lutte contre la Désertification Général de Brigade Abdou Kaza
- Ministre des Transports, du Tourisme et de l'Artisanat Colonel Ahmed Mohamed
- Ministre de l'Equipement Colonel Diallo Amadou
- Ministre de l'Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Religieuses Monsieur Cissé Ousmane
- Ministre de l'Economie et des Finances Monsieur Badamassi Annou
- Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche scientifique Monsieur Mahaman Laouali Dan Dah
- Ministre des Affaires Etrangères, de l'Intégration Africaine et des Nigériens à l'Etranger Madame Touré Aminatou Maiga
- Ministre de la Justice et des Droits de l'Homme, Garde des Sceaux Monsieur Abdoulaye Djibo
- Ministre du Commerce, de l'Industrie et de la Promotion des Jeunes Entrepreneurs Monsieur Hamid Hamed
- Ministre de la Population, de la Promotion de la Femme et de la Protection de l'Enfant Madame Tchimadem Hadattan Sanady
- Ministre des Mines et de l'Energie Maître Souleymane Mamadou Abba
- Ministre de l'Agriculture et de l'Elevage Monsieur Malick Sadelher
- Ministre de la Santé Publique Professeur Nounou Hassan
- Ministre de l'Education Nationale Madame Sidibé Maman Dioula Fadjimata
- Ministre de la Fonction Publique et de l'Emploi Monsieur Yahaya Chaibou
- Ministre de la Communication, des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Culture Madame Takoubakoye Aminata Boureima
- Ministre de la Formation Professionnelle et de l'Alphabétisation Monsieur Tidjani Harouna Dembo
- Ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Aménagement du Territoire Madame Djibo Salamatou Gourouza Magagi
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