lundi 29 mars 2010

Les dignitaires de l’ancien régime nigérien dans le collimateur du pouvoir

Niamey, la capitale du Niger a été, hier 28 mars, le théâtre d'une vague d'arrestations. D’anciens ministres de l’ex-président de la République Mamadou Tandja, mais aussi des directeurs généraux d'entreprises ont été interpellés. Plus d'une dizaine de personnalités sont détenues dans les locaux de l'école de police de Niamey. Elles sont soupçonnées par les nouvelles autorités d'actes de subversion contre le régime en place. Les interpellations pourraient bien se poursuivre aujourd’hui.

La première vague d’interpellations concerne plus d’une dizaine de personnalités, toutes proches de l’ancien président Mamadou Tandja.Elles ont été interpellées depuis hier soir et seraient actuellement au nombre de 13 : Il y a 5 anciens ministres ; parmi eux, celui des Finances Ali Mahamane Lamine Zène, de la Justice Garba Lompo et les deux anciens porte-parole du gouvernement, Mohamed Ben Omar et Moctar Kassoum.

Du côté des sociétés d’Etat et d’économie mixte, on peut citer le puissant directeur général de la Société générale d’électricité (Nigelec), Ibrahim Foukori, et Seyni Salou de la Société des patrimoines des eaux du Niger (SPEN). Les interpellations concernent également les milieux politiques. L'ancien président du Conseil supérieur de la communication Daouda Diallo fait partie des personnalités arrêtées.

Selon Ousmane Cissé, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité, qui contrôle ces interpellations, « toutes ces personnalités se livreraient à des activités subversives ». La police a décidé de passer à la vitesse supérieure après plusieurs rapports concordants, précise-t-on dans les cercles du pouvoir à Niamey. Ousmane Cissé qui confirme également que les interpellations vont se poursuivre, a toutefois précisé que « s’il s’avère qu’il n’y a rien à leur reprocher, ils seront libérés ».

Depuis quelques jours en tout cas, les renseignements généraux de la police sont à pied d’œuvre. « Toutes opinions de nature à perturber la tranquillité de l’ordre public seront, à compter de ce jour, punies », affirme le ministre de l’Intérieur qui ne mâche pas ses mots : « toutes ces personnalités, a-t-il martelé, traînent des casseroles ».

En tout cas, ces interpellations ont surpris plus d’un Nigérien et nombreux sont ceux qui se demandent si ce n’est pas le début de l’assainissement tant réclamé par le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD

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