Le Royaume du Danemark a accordé une enveloppe de 5 millions de couronnes (environ 450 millions FCFA) pour soutenir le processus électoral en cours pour rétablir la démocratie au Niger, après le putsch du 18 février dernier.
L’aide danoise alimentera le projet d’appui au processus électoral du Niger (PAPEN), piloté par les Nations unies pour mobiliser une enveloppe de 20 milliards FCFA en vue d’appuyer les élections prévues en 2010-2011, indique un communiqué du PNUD.
La même source précise qu’une convention de participation a été signée mercredi dans les locaux de la Maison des Nations Unies par la Coordinatrice résidente du système des Nations Unies, Khardiata Lo Ndiaye et le Chef de Coopération Danoise, en présence du Dr Ousmane Cissé, le ministre nigérien de l’Intérieur.
Le Niger va organiser d’ici avril 2011, six scrutins, pour rétablir un régime civil, après le coup d’Etat qui a destitué en février dernier Mamadou Tandja, dont la tentative de prolongation du mandat a plongé le pays dans une longue crise politique.
jeudi 7 octobre 2010
Des experts marocains forment l’instance nigérienne de régulation sur le monitoring des médias en période électorale
Des experts de la Haute autorité de la communication et de l’audiovisuel du Maroc (HACA) et de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont entamé jeudi à Niamey, une réunion de partage de connaissances sur le monitoring des médias en période électoral au profit des membres de l’instance nigérienne de régulation des médias.
Cette rencontre qui se décline en atelier de formation permettra de consolider les compétences des membres et du personnel de l’Observatoire national de la communication (ONC), l’instance nigérienne de régulation des médias sous la Transition.
« Plus précisément, il s’agit de relever et encourager les bonnes pratiques professionnelles en matière de traitement de l’information électorale, capitaliser les leçons apprises au fil des scrutins, et répertorier les dérives éventuelles », a indiqué Abdourahamane Ousmane, le Président de l’ONC.
Les participants aborderont au cours de se séminaire de deux jours, trois thèmes à savoir une présentation sur les plateformes techniques et informatiques pour le système de suivi et des fonctionnalités du logiciel de suivi des élections.
S’y ajoute également un thème sur le processus de mise en place d’un système de suivi du pluralisme en période électorale, a-t-on souligné.
Les experts du HACA feront ensuite une évaluation des installations et équipements techniques de l’ONC afin de dresser un rapport sur les capacités réelles de l’instance à accomplir de façon professionnelle son un travail de monitoring lors des prochains scrutins.
Lundi, les membres de l’ONC ont suivi un premier séminaire sur la gestion de l’information et la maîtrise de mécanismes de régulation des médias en période électorale.
Créé en mai dernier, l’ONC, qui remplace le Conseil supérieur de la communication (CSC) dissout suite au Coup d’Etat du 18 février dernier, est composé des représentants des secteurs de la presse nationale, du gouvernement, du barreau et de magistrats. Il a pour mission de garantir la liberté de l’information et de la communication en phase avec la loi portant régime de la liberté de la presse au Niger.
Cette instance a aussi pour tâche de veiller à l’accès équitable des partis politiques, des syndicats, des associations et des citoyens aux médias et de fixer les règles concernant les conditions de production, de programmes et de diffusion des émissions officielles des organes de communication lors des campagnes électorales.
Cette rencontre qui se décline en atelier de formation permettra de consolider les compétences des membres et du personnel de l’Observatoire national de la communication (ONC), l’instance nigérienne de régulation des médias sous la Transition.
« Plus précisément, il s’agit de relever et encourager les bonnes pratiques professionnelles en matière de traitement de l’information électorale, capitaliser les leçons apprises au fil des scrutins, et répertorier les dérives éventuelles », a indiqué Abdourahamane Ousmane, le Président de l’ONC.
Les participants aborderont au cours de se séminaire de deux jours, trois thèmes à savoir une présentation sur les plateformes techniques et informatiques pour le système de suivi et des fonctionnalités du logiciel de suivi des élections.
S’y ajoute également un thème sur le processus de mise en place d’un système de suivi du pluralisme en période électorale, a-t-on souligné.
Les experts du HACA feront ensuite une évaluation des installations et équipements techniques de l’ONC afin de dresser un rapport sur les capacités réelles de l’instance à accomplir de façon professionnelle son un travail de monitoring lors des prochains scrutins.
Lundi, les membres de l’ONC ont suivi un premier séminaire sur la gestion de l’information et la maîtrise de mécanismes de régulation des médias en période électorale.
Créé en mai dernier, l’ONC, qui remplace le Conseil supérieur de la communication (CSC) dissout suite au Coup d’Etat du 18 février dernier, est composé des représentants des secteurs de la presse nationale, du gouvernement, du barreau et de magistrats. Il a pour mission de garantir la liberté de l’information et de la communication en phase avec la loi portant régime de la liberté de la presse au Niger.
Cette instance a aussi pour tâche de veiller à l’accès équitable des partis politiques, des syndicats, des associations et des citoyens aux médias et de fixer les règles concernant les conditions de production, de programmes et de diffusion des émissions officielles des organes de communication lors des campagnes électorales.
mercredi 6 octobre 2010
Le Pape Bénoit XVI « heureux » du processus politique au Niger, selon l’Archevêque de Niamey
Le Pape Benoit XVI est « heureux » du déroulement du processus de restauration de la démocratie et de la réconciliation nationale, entamée au lendemain du putsch du 18 février dernier, a déclaré mercredi Mgr Michel Cartatéguy, au sortir d’une audience avec le Chef de la junte militaire nigérienne.
« Le Saint Père Benoit XVI est heureux de ce qui se passe au Niger dans cette période de transition » a indiqué à la presse, le Chef de l’Eglise catholique, ajoutant avoir assuré le Chef de l’Etat nigérien de « sa prière cordiale pour que cette transition soit fructueuse pour tous les nigériens ».
Mgr Cartatéguy a déclaré avoir rendu compte des activités de l’Eglise catholique pour soutenir les victimes des inondations et de la crise alimentaire, qui ont secoué le populations nigériennes.
« L’Eglise catholique va continuer à soutenir le Niger (…) je lui ai dit combien nous étions prêts pour continuer notre action pendant ce temps de la réhabilitation », a-t-il dit.
Le général Djibo Salou a également évoqué avec l’archevêque de Niamey, l’Etat des relations entre musulmans et chrétiens au Niger qui dispose d’une longue tradition de dialogue islamo- chrétien.
« Cette coexistence se passe dans le cadre de la transmission à la nouvelle génération, des valeurs de solidarité et de tolérance » a encore dit Mgr Cartatéguy.
Avec une population catholique de 16.000 fidèles repartis dans deux diocèses, l’Eglise catholique, dont les membres ne représentent pas un pour cent des 15 millions de Nigériens, est organisée autour de l’archidiocèse de Niamey dirigé par Mgr Cartatéguy et le diocèse de Maradi, conduit par Mgr Ambroise Ouédraogo.
Aujourd’hui encore, l’Église catholique, installée depuis 1931 par le père François Faroud, n’a pas pu pénétrer toutes les contrées du Niger, présentant une répartition intermittente sur les 1.267.000 km2 de ce vaste pays sahélien.
« Le Saint Père Benoit XVI est heureux de ce qui se passe au Niger dans cette période de transition » a indiqué à la presse, le Chef de l’Eglise catholique, ajoutant avoir assuré le Chef de l’Etat nigérien de « sa prière cordiale pour que cette transition soit fructueuse pour tous les nigériens ».
Mgr Cartatéguy a déclaré avoir rendu compte des activités de l’Eglise catholique pour soutenir les victimes des inondations et de la crise alimentaire, qui ont secoué le populations nigériennes.
« L’Eglise catholique va continuer à soutenir le Niger (…) je lui ai dit combien nous étions prêts pour continuer notre action pendant ce temps de la réhabilitation », a-t-il dit.
Le général Djibo Salou a également évoqué avec l’archevêque de Niamey, l’Etat des relations entre musulmans et chrétiens au Niger qui dispose d’une longue tradition de dialogue islamo- chrétien.
« Cette coexistence se passe dans le cadre de la transmission à la nouvelle génération, des valeurs de solidarité et de tolérance » a encore dit Mgr Cartatéguy.
Avec une population catholique de 16.000 fidèles repartis dans deux diocèses, l’Eglise catholique, dont les membres ne représentent pas un pour cent des 15 millions de Nigériens, est organisée autour de l’archidiocèse de Niamey dirigé par Mgr Cartatéguy et le diocèse de Maradi, conduit par Mgr Ambroise Ouédraogo.
Aujourd’hui encore, l’Église catholique, installée depuis 1931 par le père François Faroud, n’a pas pu pénétrer toutes les contrées du Niger, présentant une répartition intermittente sur les 1.267.000 km2 de ce vaste pays sahélien.
mardi 5 octobre 2010
Le Niger veut améliorer la gestion des vols internationaux sur la plate-forme aéroportuaire de Niamey
Le Niger veut améliorer l’administration des vols internationaux sur sa plate-forme aéroportuaire en se dotant d’un Comité national chargé de l’attribution et de la gestion des créneaux horaires des vols en partance ou à destination de l’Aéroport international Diori Hamani de Niamey, ce qui permettra d’enrayer les encombrements ou les saturations des aires du trafic, du parking et des salles d’embarquement, a appris APA mardi de source officielle.
Le comité d’attribution des créneaux horaires se révèle à la fois comme un organe de régulation, de facilitation, de sécurité et de sûreté au service de l’autorité de tutelle dans la prise des décisions, a-t-on expliqué.
Selon Ida Abdoulaye, haut fonctionnaire au ministère nigérien des Transports, la création de ce comité est « la réponse à une recommandation de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest Africaine, notamment le règlement N°4 du 20 mars 2003 à travers son programme commun du transport aérien dans les Etats membres ».
Composé de douze membres, cette structure aura à répartir, en fonction des disponibilités opérationnelles des installations à l’aéroport, les hommes, le matériel ainsi que les heures des départs et arrivées des avions sur la plate-forme, a-t-il précisé.
Le Niger renoue avec les dessertes d’avion, après quelque moments de latence dus à la disparition de la compagnie multinationale « Air Afrique » ainsi que du départ de certaines compagnies implantées dans le pays.
Le comité d’attribution des créneaux horaires se révèle à la fois comme un organe de régulation, de facilitation, de sécurité et de sûreté au service de l’autorité de tutelle dans la prise des décisions, a-t-on expliqué.
Selon Ida Abdoulaye, haut fonctionnaire au ministère nigérien des Transports, la création de ce comité est « la réponse à une recommandation de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest Africaine, notamment le règlement N°4 du 20 mars 2003 à travers son programme commun du transport aérien dans les Etats membres ».
Composé de douze membres, cette structure aura à répartir, en fonction des disponibilités opérationnelles des installations à l’aéroport, les hommes, le matériel ainsi que les heures des départs et arrivées des avions sur la plate-forme, a-t-il précisé.
Le Niger renoue avec les dessertes d’avion, après quelque moments de latence dus à la disparition de la compagnie multinationale « Air Afrique » ainsi que du départ de certaines compagnies implantées dans le pays.
lundi 4 octobre 2010
Les Nigériens aux urnes le 31 octobre pour adopter une nouvelle Constitution
Plus de 6,7 millions de Nigériens sont attendus aux urnes le 31 octobre prochain pour se prononcer sur le projet de constitution, en prélude aux élections générales prévues par la junte militaire pour restituer d’ici avril 2011 le pouvoir à un régime civil.
Le referendum du 31 octobre ouvrira la voie à l’instauration d’une 7ème république, après le coup d’Etat perpétré le 18 février dernier contre l’ex-président Mamadou Tandja, qui a adopté quelques mois plus tôt une nouvelle constitution controversée pour se maintenir au pouvoir.
Selon un décret signé par le Chef de la junte militaire, général Djibo Salou, chaque électeur aura à répondre par « oui » ou par « non » à la question : « approuvez-vous le projet de Constitution soumis à votre sanction ? ».
Une campagne référendaire sera ouverte 16 octobre prochain et close le 29 octobre à minuit, indique-t-on. Auparavant, des membres du gouvernement ont sillonné les principales villes du Niger pour présenter le projet de constitution.
La future Constitution fixe l’âge minimum requis pour être candidat à l’élection présidentielle à 35 ans sans aucune limite, contrairement au texte du Conseil consultatif, qui exclut de la compétition présidentielle tout candidat ayant au moins 70 ans.
La junte militaire a également réintroduit l’exercice des pouvoirs exceptionnels par le Président de la République afin de « tenir compte de certains événements imprévisibles qui pourraient nécessiter une intervention urgente du premier responsable de l’Etat ».
Le texte comporte aussi une proposition d’amnistie aux auteurs du Coup d’Etat du 18 février dernier, instituant également un régime de type semi-présidentiel.
La junte militaire qui s’est emparé en février dernier du pouvoir en évinçant Mamadou Tandja, a promis des élections législatives et présidentielle et municipales qui seront sanctionnées par l’investiture d’un nouveau président de la république en avril 2011.
Le referendum du 31 octobre ouvrira la voie à l’instauration d’une 7ème république, après le coup d’Etat perpétré le 18 février dernier contre l’ex-président Mamadou Tandja, qui a adopté quelques mois plus tôt une nouvelle constitution controversée pour se maintenir au pouvoir.
Selon un décret signé par le Chef de la junte militaire, général Djibo Salou, chaque électeur aura à répondre par « oui » ou par « non » à la question : « approuvez-vous le projet de Constitution soumis à votre sanction ? ».
Une campagne référendaire sera ouverte 16 octobre prochain et close le 29 octobre à minuit, indique-t-on. Auparavant, des membres du gouvernement ont sillonné les principales villes du Niger pour présenter le projet de constitution.
La future Constitution fixe l’âge minimum requis pour être candidat à l’élection présidentielle à 35 ans sans aucune limite, contrairement au texte du Conseil consultatif, qui exclut de la compétition présidentielle tout candidat ayant au moins 70 ans.
La junte militaire a également réintroduit l’exercice des pouvoirs exceptionnels par le Président de la République afin de « tenir compte de certains événements imprévisibles qui pourraient nécessiter une intervention urgente du premier responsable de l’Etat ».
Le texte comporte aussi une proposition d’amnistie aux auteurs du Coup d’Etat du 18 février dernier, instituant également un régime de type semi-présidentiel.
La junte militaire qui s’est emparé en février dernier du pouvoir en évinçant Mamadou Tandja, a promis des élections législatives et présidentielle et municipales qui seront sanctionnées par l’investiture d’un nouveau président de la république en avril 2011.
samedi 2 octobre 2010
Niger: les expatriés dans le doute, partir ou rester?
"Il y a des jours où je me demande ce que je fais là", confie un professeur du lycée français de Niamey. Après le rapt le 16 septembre dans le nord du Niger de sept étrangers dont cinq Français, le doute tenaille des expatriés dans la capitale nigérienne: rester ou partir ?
D'autres n'ont pas eu à s'interroger. Sitôt après l'enlèvement de leurs salariés à Arlit (1.200 km au nord-est de Niamey) par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le géant nucléaire français Areva, Satom (groupe français Vinci) et d'autres sous-traitants ont évacué leurs 185 expatriés, à Niamey d'abord, souvent à Paris ensuite.
"Arlit, on se dit que c'est loin, ça pourrait être un autre pays", dit à l'AFP sous couvert d'anonymat ce jeune professeur, l'un des quelque 1.700 expatriés français au Niger.
Toutefois, dans la paisible Niamey, capitale aux allures de gros bourg où le lycée français subit à toute vitesse d'importants travaux de sécurisation, "on est quand même un peu plus vigilant". Pour cet enseignant attiré il y a trois ans par les "conditions financières très intéressantes" liées à l'exil, la vie a changé: finis les "petits week-ends" entre amis en-dehors de Niamey, les parties de campagne au bord de l'eau.
Depuis l'enlèvement fin 2008 de diplomates canadiens à seulement 40 km à l'ouest de la capitale, puis celui dans le nord du Français Michel Germaneau, mort en juillet, "on est enfermés à Niamey", dans la "zone verte" où la France donne pour consigne de rester, le nord étant la "zone rouge".
Avec les derniers rapts, ajoute-t-il, "on est pas mal d'+expats+ à se demander si on va rester".
Sur la spacieuse terrasse du Grand hôtel, William Edwards est venu prendre un verre avec sa jeune épouse nigérienne Jamila. Comme de nombreux étrangers le font ici chaque soir, ils profitent du coucher de soleil sur le fleuve Niger qui s'écoule paresseusement en contrebas, entre les herbes.
Cet Australien installé depuis onze ans dans le pays, patron d'un bar en centre-ville fréquenté par "les Blancs", assure voir à Niamey "beaucoup moins d'étrangers depuis un an et demi". "Je commence à avoir un peu peur", avoue le quadragénaire à la silhouette juvénile. Lui qui a vécu à Bali redoute des attentats comme celui qui avait visé en 2002 une boîte de nuit sur l'île indonésienne, faisant plus de 200 morts. "S'il arrive quelque chose, on part avec ma femme et mon fils".
Un peu plus loin, Martin Danner ne se pose plus la question. Après des années dans la coopération allemande, il prend sa retraite et quitte le Niger dans quelques jours. Alors que durant son précédent séjour (1996-2002), il parcourait librement le pays, ces dernières années il a dû se plier aux instructions des autorités de son pays: il ne voyageait plus au-delà de Tahoua (500 km au nord-est de Niamey).
De leur côté, des agences onusiennes telles que le Programme alimentaire mondial (PAM), essentielles pour un pays qui a de nouveau connu en 2010 une grave crise alimentaire, n'envoient plus leur personnel que sous escorte militaire dans certaines zones à risque.
Martin Danner, qui sera bientôt berlinois, s'inquiète de voir les "fondamentalistes" gagner du terrain au Niger, y compris dans le sud autour des grandes villes de Maradi et Zinder, où les Etats-Unis déconseillaient récemment à leurs ressortissants de se rendre. Mais il ne s'est jamais senti en danger.
"A Niamey, l'ennemi c'est le climat", dit le sexagénaire avec un sourire fatigué, en écrasant une goutte de sueur.
D'autres n'ont pas eu à s'interroger. Sitôt après l'enlèvement de leurs salariés à Arlit (1.200 km au nord-est de Niamey) par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), le géant nucléaire français Areva, Satom (groupe français Vinci) et d'autres sous-traitants ont évacué leurs 185 expatriés, à Niamey d'abord, souvent à Paris ensuite.
"Arlit, on se dit que c'est loin, ça pourrait être un autre pays", dit à l'AFP sous couvert d'anonymat ce jeune professeur, l'un des quelque 1.700 expatriés français au Niger.
Toutefois, dans la paisible Niamey, capitale aux allures de gros bourg où le lycée français subit à toute vitesse d'importants travaux de sécurisation, "on est quand même un peu plus vigilant". Pour cet enseignant attiré il y a trois ans par les "conditions financières très intéressantes" liées à l'exil, la vie a changé: finis les "petits week-ends" entre amis en-dehors de Niamey, les parties de campagne au bord de l'eau.
Depuis l'enlèvement fin 2008 de diplomates canadiens à seulement 40 km à l'ouest de la capitale, puis celui dans le nord du Français Michel Germaneau, mort en juillet, "on est enfermés à Niamey", dans la "zone verte" où la France donne pour consigne de rester, le nord étant la "zone rouge".
Avec les derniers rapts, ajoute-t-il, "on est pas mal d'+expats+ à se demander si on va rester".
Sur la spacieuse terrasse du Grand hôtel, William Edwards est venu prendre un verre avec sa jeune épouse nigérienne Jamila. Comme de nombreux étrangers le font ici chaque soir, ils profitent du coucher de soleil sur le fleuve Niger qui s'écoule paresseusement en contrebas, entre les herbes.
Cet Australien installé depuis onze ans dans le pays, patron d'un bar en centre-ville fréquenté par "les Blancs", assure voir à Niamey "beaucoup moins d'étrangers depuis un an et demi". "Je commence à avoir un peu peur", avoue le quadragénaire à la silhouette juvénile. Lui qui a vécu à Bali redoute des attentats comme celui qui avait visé en 2002 une boîte de nuit sur l'île indonésienne, faisant plus de 200 morts. "S'il arrive quelque chose, on part avec ma femme et mon fils".
Un peu plus loin, Martin Danner ne se pose plus la question. Après des années dans la coopération allemande, il prend sa retraite et quitte le Niger dans quelques jours. Alors que durant son précédent séjour (1996-2002), il parcourait librement le pays, ces dernières années il a dû se plier aux instructions des autorités de son pays: il ne voyageait plus au-delà de Tahoua (500 km au nord-est de Niamey).
De leur côté, des agences onusiennes telles que le Programme alimentaire mondial (PAM), essentielles pour un pays qui a de nouveau connu en 2010 une grave crise alimentaire, n'envoient plus leur personnel que sous escorte militaire dans certaines zones à risque.
Martin Danner, qui sera bientôt berlinois, s'inquiète de voir les "fondamentalistes" gagner du terrain au Niger, y compris dans le sud autour des grandes villes de Maradi et Zinder, où les Etats-Unis déconseillaient récemment à leurs ressortissants de se rendre. Mais il ne s'est jamais senti en danger.
"A Niamey, l'ennemi c'est le climat", dit le sexagénaire avec un sourire fatigué, en écrasant une goutte de sueur.
vendredi 1 octobre 2010
Otages: le Niger et Areva veulent "très vite" renforcer la sécurité à Arlit
Le gouvernement nigérien et le groupe français Areva ont indiqué vendredi qu'ils souhaitaient renforcer "très vite" la sécurité sur le site minier d'Arlit (nord), où ont été enlevées mi-septembre sept personnes, dont cinq Français.
"Le premier travail vient du Niger, c'est son devoir d'Etat régalien", a déclaré devant la presse la présidente du géant nucléaire Anne Lauvergeon, à son retour d'une brève visite à Arlit.
Des réunions lancées vendredi avec les autorités nigériennes doivent permettre de "travailler très concrètement sur l'analyse des risques et de la façon d'y parer", a-t-elle poursuivi.
"Nous souhaitons aller très vite car nous souhaitons pouvoir assurer la sécurité adéquate" aux salariés et aux habitants de la ville installée à côté du site d'extraction d'uranium, a-t-elle assuré, sans autre précision: "c'est pas ma spécialité, la sécurité. Moi, c'est l'énergie".
"Le Niger prendra toutes les dispositions pour que l'activité économique continue, pour que les carnets de commande soient honorés", a affirmé le ministre des Mines Souleymane Abba.
"Des dispositions sont prises pour que cela se fasse très rapidement, que l'on donne la réponse qu'il faut de manière adéquate à cette situation", a-t-il ajouté.
Mme Lauvergeon achevait une visite entamée jeudi après-midi au Niger.
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'enlèvement, le 16 septembre, de cinq Français, un Togolais et un Malgache, pour l'essentiel des collaborateurs d'Areva et de son sous-traitant Satom, filiale du groupe français Vinci.
Areva, qui a lancé un audit interne sur la sécurité de son site d'Arlit et les circonstances de l'enlèvement, a été accusée d'avoir insuffisamment tenu compte des menaces qui pesaient sur son personnel au Niger.
Après les rapts, Areva et Niamey s'étaient rejeté la responsabilité de la faille du dispositif sécuritaire.
"Le premier travail vient du Niger, c'est son devoir d'Etat régalien", a déclaré devant la presse la présidente du géant nucléaire Anne Lauvergeon, à son retour d'une brève visite à Arlit.
Des réunions lancées vendredi avec les autorités nigériennes doivent permettre de "travailler très concrètement sur l'analyse des risques et de la façon d'y parer", a-t-elle poursuivi.
"Nous souhaitons aller très vite car nous souhaitons pouvoir assurer la sécurité adéquate" aux salariés et aux habitants de la ville installée à côté du site d'extraction d'uranium, a-t-elle assuré, sans autre précision: "c'est pas ma spécialité, la sécurité. Moi, c'est l'énergie".
"Le Niger prendra toutes les dispositions pour que l'activité économique continue, pour que les carnets de commande soient honorés", a affirmé le ministre des Mines Souleymane Abba.
"Des dispositions sont prises pour que cela se fasse très rapidement, que l'on donne la réponse qu'il faut de manière adéquate à cette situation", a-t-il ajouté.
Mme Lauvergeon achevait une visite entamée jeudi après-midi au Niger.
Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué l'enlèvement, le 16 septembre, de cinq Français, un Togolais et un Malgache, pour l'essentiel des collaborateurs d'Areva et de son sous-traitant Satom, filiale du groupe français Vinci.
Areva, qui a lancé un audit interne sur la sécurité de son site d'Arlit et les circonstances de l'enlèvement, a été accusée d'avoir insuffisamment tenu compte des menaces qui pesaient sur son personnel au Niger.
Après les rapts, Areva et Niamey s'étaient rejeté la responsabilité de la faille du dispositif sécuritaire.
Le FMI conseille au Niger la prudence dans ses projets miniers et pétroliers
Le Fonds monétaire international a recommandé jeudi au Niger de rester prudent dans ses plans d'investissement dans des projets pilotés par des entreprises étrangères pour exploiter les ressources minières et pétrolières du pays.
"Un certain nombre de projets miniers et pétroliers importants sur le point de se matérialiser offrent potentiellement au Niger de nouvelles opportunités de croissance et, surtout, de hausse substantielle des recettes fiscales", a souligné le FMI dans un communiqué à l'issue d'une mission de deux semaines dans le pays.
Mais, a ajouté l'institution, ils "comportent également des risques financiers considérables".
Elle a relevé "la décision du gouvernement de s'impliquer directement dans ces projets par le biais de prises de participation dans les sociétés qui les développent".
"La mission du FMI et le gouvernement sont tombés d'accord sur la nécessité d'une évaluation minutieuse de la viabilité financière et économique de ces projets, et leurs répercussions sur les perspectives à moyen terme et la viabilité de la dette", a indiqué le Fonds.
Le Niger, pays le plus pauvre du monde selon l'ONU, a pour seule richesse son sol, qui renferme entre autres de l'uranium, du pétrole et d'autres ressources (or, charbon, phosphates, gypse, etc.).
Le FMI a félicité le gouvernement pour la mise en oeuvre du programme économique auquel il s'était engagé pour obtenir son aide, "vu les circonstances difficiles" comme de mauvaises récoltes et des inondations. "Les recettes ont largement dépassé les objectifs, et les dépenses publiques ont été prudemment gérées", a remarqué l'institution.
"Un certain nombre de projets miniers et pétroliers importants sur le point de se matérialiser offrent potentiellement au Niger de nouvelles opportunités de croissance et, surtout, de hausse substantielle des recettes fiscales", a souligné le FMI dans un communiqué à l'issue d'une mission de deux semaines dans le pays.
Mais, a ajouté l'institution, ils "comportent également des risques financiers considérables".
Elle a relevé "la décision du gouvernement de s'impliquer directement dans ces projets par le biais de prises de participation dans les sociétés qui les développent".
"La mission du FMI et le gouvernement sont tombés d'accord sur la nécessité d'une évaluation minutieuse de la viabilité financière et économique de ces projets, et leurs répercussions sur les perspectives à moyen terme et la viabilité de la dette", a indiqué le Fonds.
Le Niger, pays le plus pauvre du monde selon l'ONU, a pour seule richesse son sol, qui renferme entre autres de l'uranium, du pétrole et d'autres ressources (or, charbon, phosphates, gypse, etc.).
Le FMI a félicité le gouvernement pour la mise en oeuvre du programme économique auquel il s'était engagé pour obtenir son aide, "vu les circonstances difficiles" comme de mauvaises récoltes et des inondations. "Les recettes ont largement dépassé les objectifs, et les dépenses publiques ont été prudemment gérées", a remarqué l'institution.
6.749.880 de Nigériens sont inscrits sur le nouveau fichier électoral, selon la CENI
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a remis au gouvernement nigérien le fichier électoral révisé dans le cadre des prochains scrutins pour lesquels quelque 6.749.880 électeurs se sont inscrits dans 20.800 bureaux de vote.
Ce nouveau fichier résulte de l’opération de recensement pour la révision exceptionnelle du fichier existant, lancée en juillet dernier, en prélude des élections générales prévues en 2010 et 2011, pour adopter successivement une nouvelle Constitution, et élire un régime civil.
La révision exceptionnelle avait concerné « de toutes les nigériennes et de tous les nigériens mineurs émancipés ou ayant 18 ans révolus à la date de leur passage devant le recenseur et n’ayant été inscrits sur aucune liste dans le fichier existant » a rappelé Moussa Abdou, le coordonnateur du Comité national chargé de la reprise du fichier électoral.
Il a indiqué qu’une deuxième catégorie concernée est constituée de « toutes les Nigériennes et tous les Nigériens déjà inscrits sur le fichier et ayant changé entre temps de résidence ou de domicile ».
Quelque 6.097.723 électeurs étaient inscrits sur le fichier révisé, qui a été réceptionné en 2009 pour servir de base aux élections controversées organisées par l’ex-président Mamadou Tandja.
La junte militaire qui s’est emparé en février dernier du pouvoir en évinçant Mamadou Tandja, a promis des élections législatives et présidentielle et municipales qui seront sanctionnées par l’investiture d’un nouveau président de la république en avril 2011.
Ce nouveau fichier résulte de l’opération de recensement pour la révision exceptionnelle du fichier existant, lancée en juillet dernier, en prélude des élections générales prévues en 2010 et 2011, pour adopter successivement une nouvelle Constitution, et élire un régime civil.
La révision exceptionnelle avait concerné « de toutes les nigériennes et de tous les nigériens mineurs émancipés ou ayant 18 ans révolus à la date de leur passage devant le recenseur et n’ayant été inscrits sur aucune liste dans le fichier existant » a rappelé Moussa Abdou, le coordonnateur du Comité national chargé de la reprise du fichier électoral.
Il a indiqué qu’une deuxième catégorie concernée est constituée de « toutes les Nigériennes et tous les Nigériens déjà inscrits sur le fichier et ayant changé entre temps de résidence ou de domicile ».
Quelque 6.097.723 électeurs étaient inscrits sur le fichier révisé, qui a été réceptionné en 2009 pour servir de base aux élections controversées organisées par l’ex-président Mamadou Tandja.
La junte militaire qui s’est emparé en février dernier du pouvoir en évinçant Mamadou Tandja, a promis des élections législatives et présidentielle et municipales qui seront sanctionnées par l’investiture d’un nouveau président de la république en avril 2011.
AREVA ne quittera pas le Niger, affirme Lauvergeon
Le groupe nucléaire français, AREVA, ne prévoit pas de quitter le Niger après le rapt à la mi-septembre de cinq de ses collaborateurs par Al- Qaeda au Maghreb islamique (AQMI), a déclaré jeudi sa présidente, Anne Lauvergeon, au cours d’une conférence de presse animée à Niamey.
Depuis l’enlèvement de sept expatries-dont cinq français- dans la cité minière d’Arlit, au nord du Niger, le groupe français et Niamey se sont rejetés la responsabilité dans cet acte, qui serait survenu suite à un dispositif « peu rigoureux ».
« Nous allons revoir nos procédures de sécurité mais (…) il n’ya aucune complicité interne » ayant aboutit au rapt, de ces personnes, travaillant pour AREVA et VINCI, a affirmé Mme Lauvergeaon, reçue jeudi après-midi par le Chef de la junte militaire au Niger.
Se prononçant sur les images des otages diffusées jeudi par la chaine satellitaire Al jazeera, la patronne d’AREVA a estimé que « nous avons tous été remués (…) Nous sommes tous un peu otages avec eux ». « La priorité, c’est de libérer les otages mais aussi de ne pas se laisser arrêter par des actes terroristes. Je vais à Arlit demain rencontrer les salariés et leur dire qu’Areva reste au Niger » a –t-elle déclaré.
Avec une production annuelle aux alentours de 3000 tonnes, le Niger est le 3ème producteur mondial d’uranium après le Canada et l’Australie. Mais l’essentiel de sa production d’uranium est contrôlée par la France, par le biais de l’entreprise AREVA, adjucataire en janvier 2009 de l’exploitation d’une nouvelle mine à Imouraren.
L’exploitation, dans un proche avenir, du gisement d’Imouraren, au nord d’Agadez, deuxième gisement au monde, après le Canada, placera le Niger au deuxième rang mondial des pays exportateurs d’uranium. AREVA emploie quelque 2.500 personnes au Niger, dont 50 expatriés, en 40 ans d’extraction d’uranium dans cette ancienne colonie française.
Depuis l’enlèvement de sept expatries-dont cinq français- dans la cité minière d’Arlit, au nord du Niger, le groupe français et Niamey se sont rejetés la responsabilité dans cet acte, qui serait survenu suite à un dispositif « peu rigoureux ».
« Nous allons revoir nos procédures de sécurité mais (…) il n’ya aucune complicité interne » ayant aboutit au rapt, de ces personnes, travaillant pour AREVA et VINCI, a affirmé Mme Lauvergeaon, reçue jeudi après-midi par le Chef de la junte militaire au Niger.
Se prononçant sur les images des otages diffusées jeudi par la chaine satellitaire Al jazeera, la patronne d’AREVA a estimé que « nous avons tous été remués (…) Nous sommes tous un peu otages avec eux ». « La priorité, c’est de libérer les otages mais aussi de ne pas se laisser arrêter par des actes terroristes. Je vais à Arlit demain rencontrer les salariés et leur dire qu’Areva reste au Niger » a –t-elle déclaré.
Avec une production annuelle aux alentours de 3000 tonnes, le Niger est le 3ème producteur mondial d’uranium après le Canada et l’Australie. Mais l’essentiel de sa production d’uranium est contrôlée par la France, par le biais de l’entreprise AREVA, adjucataire en janvier 2009 de l’exploitation d’une nouvelle mine à Imouraren.
L’exploitation, dans un proche avenir, du gisement d’Imouraren, au nord d’Agadez, deuxième gisement au monde, après le Canada, placera le Niger au deuxième rang mondial des pays exportateurs d’uranium. AREVA emploie quelque 2.500 personnes au Niger, dont 50 expatriés, en 40 ans d’extraction d’uranium dans cette ancienne colonie française.
Inscription à :
Articles (Atom)