jeudi 17 mars 2011

L'Union africaine lève la suspension contre le Niger

L'Union africaine (UA) a levé mercredi la suspension dont le Niger faisait l'objet, après que le pays a organisé dans le calme et la transparence l'élection présidentielle, marquant ainsi le retour à l'ordre constitutionnel. Le second tour de la présidentielle nigérienne s'est tenu dimanche dernier et selon les résultats provisoires annoncés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Mahamadou Issoufou a remporté le scrutin par 57,95% des voix contre 42,05% pour Seyni Oumarou. Le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l'UA s'est réuni à Addis-Abeba, en Ethiopie, et il a annoncé la levée de la sanction imposée le 19 février 2010, conformément aux lois en vigueur dans l'instance continentale, qui considèrent illégaux les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique.

'Le Conseil a pris note de la restauration de l'ordre constitutionnel au Niger et a décidé de lever la suspension sur la participation de la République du Niger à toutes les activités de l'UA”, a annoncé le Conseil dans un communiqué publié mercredi à la fin de sa rencontre.

L'UA avait suspendu le Niger après le coup d'état militaire survenu dans ce pays de l'Afrique de l'Ouest, qui a renversé l'ancien président Mamadou Tandja pour une prolongation illégale de son mandat.

Le Niger fut suspendu de toute participation aux activités de l'UA, y compris de toutes les instances de décision, une mesure qui ôtait au gouvernement militaire, formé après le coup, toute légitimité jusqu'au retour à un gouvernement civil.

Les électeurs nigériens se sont rendus aux urnes pour le deuxième tour de la présidentielle qui a vu la victoire du candidat de l'opposition, Mahamadou Issoufou et son élection au poste de président. Son accession à la présidence met un terme au régime militaire qui a gagné la reconnaissance, sans précédent, de la communauté internationale, y compris de la France.

'Cette élection marque le point culminant du processus de transition initié en mars 2010 par le conseil militaire et qui a mené à la tenue du référendum constitutionnel le 31 octobre 2010, aux élections locales le 8 janvier 2011 et aux élections législatives et au premier tour du scrutin présidentiel, le 31 janvier 2011', a expliqué le communiqué.
(Source PANA)

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