mardi 22 janvier 2013
Le président du Niger promet la victoire à ses soldats destinés au Mali
"Cette guerre, nous la gagnerons", a lancé mardi le président du Niger, Mahamadou Issoufou, devant le contingent de soldats nigériens qui doit, aux côtés des troupes tchadiennes, rejoindre à terme la zone de Gao, dans le Nord malien tenu par des islamistes armés.
"Les forces armés nigériennes en général et votre contingent en particulier ont les ressources physiques, intellectuelles et morales pour venir à bout de l'ennemi. Cette guerre, nous la gagnerons", a déclaré M. Issoufou au bataillon qui intégrera la force africaine en cours de déploiement, la Mission internationale de soutien au Mali (Misma).
Fort de 500 hommes, le contingent nigérien, qui a été formé durant un mois par des experts français, est cantonné à Ouallam, à une centaine de km au nord de Niamey, dans une région proche de la frontière malienne.
Cette "guerre nous est imposée par des terroristes et des trafiquants en tous genres, une guerre injuste dont souffrent terriblement les paisibles citoyens du nord du Mali", a estimé M. Issoufou, qui a visité l'arsenal nigérien composé notamment de blindés et de batteries anti-aériennes.
En marge de cette visite, un officier nigérien a confirmé à l'AFP que les troupes du Niger, avec les soldats tchadiens actuellement cantonnés dans la capitale nigérienne, seront déployées par voie terrestre vers la région malienne de Gao, contrôlée par les islamistes armés et voisine du Niger.
"Nous allons nous prépositionner dans la zone de Gao. Nous n'attendons que le signal de la Misma. Dès qu'elle donne le top, nous partons", a affirmé sous couvert d'anonymat cet officier, sans plus de précision sur la date du départ.
Selon une source sécuritaire nigérienne, les 200 militaires tchadiens présents depuis plusieurs jours au Niger ont commencé depuis environ 48 heures à quitter la base militaire de l'aéroport de Niamey où ils étaient cantonnés et à s'installer dans un camp de la gendarmerie en périphérie de la capitale. Ce second camp est situé sur la route menant à Ouallam.
Le Tchad s'est engagé à déployer 2.000 soldats au Mali.
Durant la visite du président Issoufou au contingent nigérien, son ministre de la Défense, Karidjo Mahamadou, a indiqué à l'AFP que le Nigeria, qui compte envoyer 1.200 hommes dans le cadre de la Misma, allait utiliser l'aéroport de Niamey pour faire décoller ses avions vers le Mali.
Le Nigeria, qui détient le commandement de la Misma, "va faire décoller ses avions de chasse à partir de l'aéroport de Niamey", a-t-il dit, ajoutant que d'autres pays pourraient le faire.
mercredi 9 janvier 2013
Le Niger et la Turquie plus proches que jamais
Le Niger et la Turquie ont adopté et signé mardi à Niamey plusieurs accords afin de créer les conditions juridiques du renforcement et du développement de leurs relations bilatérales, selon le communiqué conjoint qui a sanctionné la fin de la visite officielle de 48 heures que le Premier ministre turc M. Recep Tayyip Erdogan a entamée mardi au Niger.
Il faut souligner que le chef du gouvernement turc qui était accompagné d'une forte délégation comprenant essentiellement de hauts responsables gouvernementaux, d'hommes d'affaires et d'investisseurs, a eu plusieurs entretiens avec les plus hautes autorités nigériennes dont le président Mahamadou Issoufou, avant d'assister à une rencontre élargie entre les deux délégations.
Parallèlement, un forum économique nigéro-turc a réuni mardi au palais des congres de Niamey les hommes d'affaires et autres investisseurs des deux pays. Aussi, en vue de créer les conditions juridiques du renforcement et du développement de leurs relations, les deux parties ont signé, entre autres, un accord de coopération économique, commerciale et technique, un accord de coopération entre les deux gouvernements dans le domaine de l'eau, et un autre dans les domaines de l'approvisionnement en eau potable et de l'assainissement.
D'autres accords de coopération notamment dans les domaines de la foresterie, de la santé et des sciences médicales, et sur l'exemption mutuelle de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques, ont été également adoptés par les deux gouvernements.
Par ailleurs, les deux parties ont aussi convenu du principe de la conclusion d'un accord Cadre de Coopération Militaire.
"Cet accord sera signé à l'occasion d'une imminente rencontre entre les administrations concernées des deux pays à Ankara", précise le communiqué. En outre, considérant l'importance particulière des questions de sécurité et résolus à coopérer en la matière, les gouvernements nigérien et turc ont convenu de conclure un accord de coopération en matière de sécurité et un autre en matière de formation du personnel de sécurité.
Enfin, les deux parties ont appelé la Communauté internationale à se mobiliser davantage, conformément à la Déclaration et au Consensus de Monterey, pour soutenir les pays en voie de développement "dans leurs efforts pour faire reculer la pauvreté extrême et améliorer continuellement les conditions de vie des populations notamment en zone rurale et pastorale".
Sur tout un autre plan, le gouvernement nigérien s'est félicité de l'ouverture d'une liaison aérienne entre la Turquie et le Niger par la Compagnie Turkish Airlines, conformément à l'Accord de Transport Aérien signé par les deux pays, à Ankara, le 31 mai 2012 et le Protocole d'Entente qui a permis l'établissement d'une voie aérienne.Le Niger et la Turquie plus proches que jamais
Le Niger et la Turquie ont adopté et signé mardi à Niamey plusieurs accords afin de créer les conditions juridiques du renforcement et du développement de leurs relations bilatérales, selon le communiqué conjoint qui a sanctionné la fin de la visite officielle de 48 heures que le Premier ministre turc M. Recep Tayyip Erdogan a entamée mardi au Niger.
dimanche 16 décembre 2012
Niger: l'opposition rejette l'idée d'un "gouvernement d'union nationale"
L'opposition nigérienne a rejeté samedi toute participation à un "gouvernement d'union nationale", une offre qui, selon elle, lui a été faite par le président Mahamadou Issoufou.
"L'Alliance pour la réconciliation nationale (ARN) rejette toute idée de gouvernement d'union nationale. Cette proposition, que d'aucuns qualifient d'escroquerie politique, n'est qu'une absence de solution aux préoccupations de plus en plus fortes des citoyens", affirme cette coalition d'opposition dans un communiqué.
Le chef de file de l'opposition, Seïni Oumarou, a déclaré vendredi à la presse "s'être entretenu deux fois" cette semaine avec le président Issoufou, qui lui aurait "transmis une invitation" en vue d'une participation de l'opposition à un cabinet d'union.
Battu à la présidentielle de mars 2011 par M. Issoufou, M. Oumarou est le président de l'une des formations de l'ARN, le Mouvement national pour la société de développement (MNSD) du président Mamadou Tandja, renversé en février 2010 par un coup d'Etat militaire.
Selon le communiqué de la coalition, l'idée d'un gouvernement d'union est "un aveu d'échec des autorités" et en pratique "mettrait entre parenthèses la démocratie".
Elle "invite" par conséquent le président Issoufou à "tirer toutes les conséquences de son échec", sans plus de précisions.
Le chef de l'Etat n'a pas évoqué publiquement une telle offre.
Mais son principal allié, le président du Parlement Hama Amadou, a créé la surprise le 4 décembre en appelant la classe politique à intégrer un "gouvernement d'union nationale", "si jamais" le président Issoufou faisait "cette proposition salutaire".
Le Niger ne traverse pas actuellement de crise politique. La très grave crise au Mali voisin, dont le Nord est occupé par des islamistes armés, inquiète cependant fortement les dirigeants nigériens.
dimanche 2 décembre 2012
Niger : Début le 10 décembre prochain du 4e recensement général de la population
Ce 4ème recensement général de la population et de l’habitat a pour objectif d’évaluer les changements intervenus depuis le dernier recensement de 2001, et de déterminer les besoins des populations notamment en matière de scolarisation et de santé, ce qui permet d’élaborer de politiques plus adéquates en vue de leur satisfaction, selon un communiqué du gouvernement réuni en conseil vendredi 30 novembre. Il mettra ainsi à la disposition des décideurs et autres utilisateurs des informations exhaustives sur chacune des localités habitées du pays. Les données qui seront collectées au cours du présent recensement porteront essentiellement sur l’effectif, les caractéristiques et la distribution spatiale de la population ; les caractéristiques socio-économiques et culturelles de la population, les phénomènes démographiques tels que la natalité, la fécondité, la mortalité et la migration, les caractéristiques des habitations.
Le recensement général de la population et de l’habitat est une opération exhaustive de collecte de données socio-économiques et démographiques qui se déroule normalement tous les 10 ans, selon les recommandations des Nations unies. Le Niger a réalisé son dernier recensement général de la population et de l’habitat en juin 2001. Le budget total du 4eme recensement général de la population et de l’habitat 2102 est estimé à 11,196 milliards de FCFA. Il nécessitera la mobilisation de 26.400 agents de terrain et près de 5.000 véhicules.
Niger: un officier malien échappe à une "tentative d'assassinat" à Niamey
Un colonel de l'armée malienne basé depuis plusieurs mois au Niger avec sa troupe après la prise du nord du Mali par des groupes islamistes, a affirmé avoir échappé dimanche à Niamey à une "tentative d'assassinat", une attaque confirmée côté nigérien.
"J'ai échappé ce dimanche à une tentative d'assassinat ici même à Niamey", a déclaré à l'AFP le colonel Alaji Ag Gamou.
En treillis et visiblement en bonne forme, le gradé s'est rendu dimanche en fin matinée au palais de la présidence à Niamey, où le chef de l'Etat Mahamadou Issoufou recevait son homologue malien Dioncounda Traoré.
Le colonel Gamou, un Touareg, est le chef de plus de 400 soldats maliens cantonnés depuis début mai près de la capitale nigérienne. Ils ont rejoint ce pays voisin après avoir fui face aux rebelles touareg et aux islamistes armés qui ont pris en avril le nord du Mali après avoir mis en déroute l'armée malienne.
"Ce matin à 08H30 (locales, 07H30 GMT), je sortais de chez moi quand quelqu'un a foncé vers moi à moto et a commencé à tirer sur moi", a indiqué le colonel malien. "Il a tiré trois balles, qui ont touché ma chemise et mon téléphone portable", a-t-il raconté, soulignant en être sorti indemne.
"Mon garde du corps a reçu deux balles dans la cuisse", a-t-il ajouté, précisant que l'agresseur a été "remis aux gendarmes" nigériens.
Selon lui, le tireur est un Nigérien de 32 ans, à la "peau noire".
Plus tôt, une source gouvernementale nigérienne avait annoncé à l'AFP que le colonel Gamou avait été visé par un inconnu armé à sa résidence à Niamey, mais qu'il s'en était sorti "sain et sauf". Elle a ajouté que le suspect a été interpellé et qu'une enquête est en cours.
Une autre source malienne sur place a souligné que la vie du garde n'était "pas en danger".
Le colonel Gamou était l'un des piliers du système sécuritaire malien dans le nord du Mali jusqu'à la déroute de Bamako face aux insurgés.
Selon des sources concordantes, ses hommes cantonnés près de Niamey pourraient participer à une intervention armée africaine actuellement en préparation pour chasser les islamistes de l'immense Nord malien.
Lors d'une visite en juillet, le Premier ministre malien de transition Cheick Modibo Diarra leur avait dit que le Mali comptait sur eux pour relever le "défi" de la reconquête du Nord.
Cette région est désormais contrôlée par trois groupes islamistes armés - dont les jihadistes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) - qui ont chassé les rebelles touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, laïc) avec lesquels ils avaient combattu l'armée malienne début 2012. Ils y appliquent de façon très stricte la charia (loi islamique).
L'attaque contre le colonel malien en plein Niamey survient alors que le président malien de transition se trouve depuis samedi dans la capitale nigérienne. Avant l'entretien de dimanche, Dioncounda Traoré avait déjà rencontre samedi Mahamadou Issoufou. Le président nigérien est l'un des plus fervents avocats d'une opération armée dans le nord du Mali.
Force africaine au Mali: Bamako et Niamey regrettent un "recul" de l'ONU
Le Mali et le Niger ont regretté dimanche un "recul" de l'ONU concernant une intervention armée africaine dans le Nord malien occupé par des islamistes armés, après le rapport de Ban Ki-moon au Conseil de sécurité alertant sur les risques d'un recours à la force.
Evoquant ce rapport du secrétaire général de l'ONU, le président nigérien Mahamadou Issoufou et son homologue malien Dioncounda Traoré ont déploré "un recul d'autant plus regrettable que les conditions d'existence des populations vivant sous le joug des groupes terroristes étrangers" dans le nord du Mali se sont "considérablement dégradées", selon le communiqué publié à l'issue de leur rencontre à Niamey.
Les "risques" d'une opération armée africaine "ponctuelle, encadrée et supervisée par la communauté internationales ont été cernés" et "ne sauraient en aucune manière constituer un obstacle à l'impératif de libération des populations maliennes" qui subissent "un martyr", ajoute le texte.
Après l'Union africaine, le Conseil des ministres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), réuni à Abidjan, a lui aussi regretté dimanche un "déphasage" de l'ONU par rapport à "l'urgence" à agir au Mali.
Dans un rapport adressé le 28 novembre au Conseil de sécurité, Ban Ki-moon a considéré qu'une intervention militaire dans le nord du Mali serait "sans doute nécessaire en dernier recours contre les plus extrémistes" des groupes armés. Mais il a mis en garde sur les risques du recours à la force sur la situation humanitaire et les chances d'une solution politique.
Le 11 novembre à Abuja, la Cédéao a approuvé l'envoi d'une force militaire de 3.300 hommes soutenue sur le plan logistique par des pays occidentaux. Le Conseil de sécurité de l'ONU doit se prononcer en décembre sur cette intervention, en se fondant notamment sur le rapport de M. Ban.
"Nous devons agir vite", toute l'Afrique de l'Ouest "est concernée" et, au-delà, l'enracinement de "terroristes" est une "menace à la paix et à la sécurité internationales", a plaidé dimanche le président du Niger.
Le président malien a affirmé que le recours à la force était une nécessité face aux "terroristes étrangers" occupant le nord de son pays, tels Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
Et le dialogue ne peut avoir lieu avec les autres mouvements que s'ils renoncent à certaines de leurs revendications, a-t-il expliqué.
Selon M. Traoré, en "préalable au dialogue", la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA, laïc) doit ainsi "renoncer à l'indépendance et à l'autodétermination" et Ansar Dine, l'un des mouvements islamistes armés occupant le Nord, doit abandonner la charia (loi islamique), qu'il applique avec une extrême rigueur dans les zones sous son contrôle.
Le président burkinabè Blaise Compaoré, médiateur de la Cédéao dans la crise malienne, a engagé des négociations à Ouagadougou avec Ansar Dine et le MNLA.
Il doit recevoir lundi à Ouagadougou une délégation du gouvernement malien pour lui soumettre un "agenda de pourparlers" avec ces deux mouvements touareg.
lundi 26 novembre 2012
Niger: ouverture d'"états généraux" de la justice, minée par la corruption
Des "états généraux" de la justice se sont ouverts lundi au Niger pour tenter, selon le président Mahamadou Issoufou, de "redresser" l'image d'un système judiciaire miné par la corruption, le manque de moyens et les ingérences politiques.
"Notre justice suscite beaucoup de débat et de controverse, elle est l'objet de toutes sortes de supputations qui nuisent considérablement à son image et à son efficacité", a déclaré le président Issoufou à l'ouverture de cette première rencontre du genre, prévue jusqu'à vendredi à Niamey.
Parmi les maux dont souffre la justice, il a cité "la corruption et les interventions du politique", "les sous-effectifs du personnel et l'insuffisance des moyens matériels et financiers".
Citant les résultats d'un récent sondage réalisé dans la capitale par une structure publique, M. Issoufou a affirmé que "plus de 53%" des sondés ont dit "ne pas avoir confiance en la justice", "67%" pensent que "la corruption sévit dans le milieu judiciaire" et "50%" estiment que "le principe de la séparation des pouvoirs n'est pas une réalité".
"Ces résultats renvoient une image inquiétante des rapports entre le système judiciaire et les citoyens" et "cette image doit être redressée", a estimé le chef de l'Etat, mettant en garde contre "les conséquences de l'affaiblissement de la justice sur les institutions et la société".
Il a aussi dénoncé "la vétusté, l'exiguïté et l'inadaptation" des prisons du pays, dont les principales ont été construites durant la colonisation française, avant 1960.
Selon M. Issoufou, 53% des détenus sont en attente de jugement.
Les "états généraux", chargés de dresser un état des lieux de la justice, doivent réunir quelque 500 participants, magistrats et représentants des milieux socio-professionnels. Ils sont financés essentiellement par les partenaires extérieurs, pour près de 300 millions de francs CFA (450.000 euros).
Pour combattre la corruption dans l'administration et en particulier dans la justice au Niger, l'un des pays les plus pauvres du monde, les autorités ont institué en 2011 un numéro vert que les citoyens peuvent appeler. Il a permis de révéler des cas présumés de corruption au sein de la magistrature.
lundi 19 novembre 2012
Niger : 645 personnes ont été tuées dans les accidents de la route en 2011
Avec plus de 5 000 accidents corporels enregistrés en 2011 ayant occasionné 645 décès, les accidents de la route constituent une insupportable tragédie au Niger, a déclaré le ministre des Transports, M. Ibrahim Yacouba, à l’occasion de la célébration dimanche de la première journée africaine de la sécurité routière sous le thème, "tous unis au service du développement".
Le nombre de blessés graves causés par les accidents de la route est passé de 2 519 en 2009, à 2 547 en 2010 pour atteindre 2 782 en 2011.
"C’est trop, c’est inacceptable", a martelé Ibrahim Yacouba.
Par ailleurs, selon le ministre des Transports, le rapport de la situation de la sécurité routière dans le monde en 2009 de l’OMS place le Niger comme étant le pays qui enregistre le taux de gravité le plus élevé des accidents de la route en Afrique de l’Ouest. Ce taux de 37,7% pour 100 000 habitants.
Le coût des accidents de la route en 2006 est estimé à plus de 42 milliards de FCFA équivalant ainsi à plus de 4 000 FCFA par habitant et représentant 25% du budget du ministère de la Santé publique à la même année.
"Les accidents de la route constituent une insupportable tragédie ; et parce que nous sommes entièrement responsables, nous devons, nous pouvons rapidement renverser la tendance, et adopter de meilleurs comportements qui vont permettre de sauver des millions de vies humaines", a indiqué le ministre Ibrahim Yacouba.
Aussi, a-t-il invité les Nigériens à être les meilleurs usagers de la route et à s’engager pour l’amélioration de la sécurité routière.
Pour le ministre nigérien des Transports, les routes doivent être un facteur d’échanges humains, de mobilité sociale et de promotion économique ; elles ne doivent pas être un multiplicateur de la mortalité dans le pays.
C’est pourquoi à travers le programme de Renaissance du président de la République, M. Mahamadou Issoufou, le gouvernement s’est engagé, sur le mandat, à réduire de 20% le nombre d’accidents de la route au Niger.
Dans un sens un nouveau code la route sera bientôt adopté, un plan de circulation urbaine va être élaboré pour toutes les principales villes du Niger, le contrôle technique va être étendu et généralisé, et des mesures strictes nouvelles vont être édictées pour rendre les circulations plus fluides, plus sures et conformes aux normes urbaines modernes.
jeudi 25 octobre 2012
Niger/Uranium : partenariat très déséquilibré en défaveur du pays
Le gouvernement nigérien estime que le partenariat dans l’exploitation de l’uranium est très déséquilibré en défaveur du pays, et ce depuis 41 ans d’exploitation de ce minerai, selon un communiqué du conseil des ministres réuni mercredi à Niamey.
Il faut rappeler que c’est le groupe français AREVA, alors COGEMA, qui intervient dans l’exploitation, la production et la commercialisation de l’uranium nigérien, depuis l’indépendance du Niger en 1960, à travers la Société minière de l’Aïr (SOMAIR) et la Compagnie minière d’Akouta (COMINAK), deux grandes compagnies implantées dans la région d’Agadez (extrême nord du pays).
En outre, depuis 2009, un autre chantier de construction d’un grand projet minier "Imouraren" du groupe même AREVA, a démarré dans la même région.
Avec l’exploitation de la mine d’Imouraren, initialement prévue à partir de 2014, le Niger se hisserait au premier rang en Afrique, et second au niveau mondial, de producteur d’uranium, après le Canada, avec une production annuelle qui passerait de 3.000 à 8.000 tonnes, d’après les études techniques. Mais ce projet semble avoir du plomb dans l’aile.
Il ressort d’une communication faite par le ministre d’Etat Omar Hamidou Tchana, sur la problématique de la question minière, mercredi 24 octobre, devant le conseil des ministres, rapporte le communiqué du gouvernement, que ce déséquilibre du partenariat entre le Niger et le groupe AREVA dans l’exploitation de l’uranium est corroboré par le fait que les recettes tirées de l’uranium représentent 5% des recettes du budget national alors même que le Niger passe dans l’opinion nationale et internationale comme un des producteurs phares de ce minerai, de part le monde et y tirant conséquemment des ressources importantes.
"Ce postulat à priori logique est pourtant loin de la réalité", précise le communiqué du gouvernement.
De manière spécifique, le gouvernement nigérien désapprouve, notamment, la non prise en compte du retour du permis du gisement d’Immouraren dans le domaine public lors de la transaction de 2009, ce qui a entrainé un manque à gagner important pour le Niger.
A cela vient s’ajouter un retard dans la mise en œuvre du planning d’exécution du programme d’Imouraren imputable à l’opérateur et qui entrainera également un manque à gagner pour l’Etat.
Au regard de toutes ces situations de fait, le gouvernement réaffirme sa volonté à accroître les retombées du secteur minier pour le peuple nigérien à travers notamment le renforcement de sa participation à la gouvernance du secteur.
Auparavant, en visitant, le 10 octobre dernier, le chantier de construction du projet Immouraren, le ministre nigérien en charge des Mines, M. Omar Hamidou Tchana, avait déjà déploré "le sérieux retard" accusé par les travaux.
Pour Omar Hamidou Tchana, la date limite de 2016, correspondant à la fin des travaux du génie civil, "doit être strictement respectée".
"Il ne sera pas question pour l’Etat du Niger d’entériner les insuffisances d’organisation de certaines entreprises incapables d’honorer leurs engagements", avait-il martelé.
Niger : Installation du Conseil de la République
Le président du Niger Issoufou Mahamadou a présidé, jeudi matin, l’installation du Conseil de la République, cette instance chargée de prévenir et de résoudre les crises institutionnelles et politiques, de manière consensuelle, dans le respect de la Constitution nigérienne.
Composé du président de la République, du président de l’Assemblée nationale, du Premier ministre, des anciens présidents de la République ainsi que du chef de file de l’Opposition, le Conseil de la République émet des avis sur les questions dont il est saisi.
Cette session a donc été consacrée à l’installation de cette institution constitutionnelle et a vu la participation du président de l’Assemblée nationale Hama Amadou, du Premier ministre Brigi Rafini, des anciens présidents de la République Mahamane Ousmane et Mamadou Tandja et le chef de file de l’Opposition nigérienne Seyni Oumarou.
Selon le Premier ministre nigérien, "même si cette première session n’a pas discuté de problèmes majeurs, elle a été l’occasion pour les participants d’échanger sur les compétences du Conseil en toute convivialité et en toute responsabilité, dans le respect mutuel et dans l’unité".
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