Route reliant Assamaka, en Algérie, et Arlit, au Niger - La construction de la route reliant Assamaka, en Algérie, et Arlit, au Niger, dite autoroute de la transsaharienne, débutera en janvier 2013 pour un coût global estimé à près de 102 millions de dollars américains, indique un document officiel obtenu mardi à Addis-Abeba par la PANA.
La construction de cette route de 200 km s’achèvera en décembre 2015, précise le document en soulignant que le lancement des travaux est devenu possible après le prêt accordé en décembre 2011 au Niger par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
«Des appels d’offres pour la sélection du consultant devant surveiller les travaux et l’entreprise seront achevés vers la fin 2012», détaille le document en rappelant que le Niger devra contribuer pour près de huit millions de dollars américains à la construction du tronçon.
Cette route est un des sept projets d’infrastructures régionaux de l’Initiative présidentielle de promotion des infrastructures (IPPI) pilotée par l’Agence pour la planification et la coordination du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (APCN).
La construction des infrastructures transnationales sera abordée en fin de semaine à Addis-Abeba par les chefs d’Etat et de gouvernement qui se réuniront dans la capitale éthiopienne pour leur 18ème sommet ordinaire dédié au renforcement du commerce intra-africain.
Le sommet se penchera par ailleurs sur la désignation du président de la Commission de l’Union africaine et celle de ses différents Commissaires. Alors que le Gabonais Jean Ping brigue un second mandat de quatre ans, l’Afrique du Sud présente face à lui son ancien ministre des Affaires étrangères, Mme NKosozana Dlamini-Zuma.
mercredi 25 janvier 2012
dimanche 22 janvier 2012
CAN 2012-Niger: Mobilisation de la diaspora en France
Mobilisation de la diaspora nigérienne en France pour la première CAN du MENA - Les Nigériens de France ont lancé plusieurs initiatives pour soutenir leur équipe nationale, le MENA, qualifiée pour la première fois à une phase finale de Coupe d’Afrique des nations dont la 28ème édition s'ouvre ce samedi à Bata, en Guinée Equatoriale, a indiqué à la PANA un des organisateurs de la mobilisation, Adam Mérémi Maïna.
Après une collecte de fonds pour aider le MENA à réussir sa préparation, la diaspora nigérienne organise le 28 janvier un meeting de soutien aux co-équipiers de Maazou Moussa Ouwo (CSK Moscou) avec la participation de musiciens nigériens et la diffusion sur écran géant du match Niger-Gabon.
'Il nous a paru important en tant que Nigériens de prendre part à cette mobilisation en faveur du MENA. L’ambassade du Niger à Paris, les artistes nigériens, les étudiants, les stagiaires, toute la diaspora est mobilisée pour ce meeting', a expliqué M. Maïna, de l’Association des Nigériens en Ile-de-France (ANIF).
Pour sa toute première participation à une phase finale de CAN, le MENA évoluera dans le groupe C aux côtés du Gabon, pays co-organisateur avec la Guinée Equatoriale de la compétition, du Maroc et de la Tunisie.
'Nous croyons aux chances de notre équipe au regard de son brillant parcours des éliminatoires. N’oubliez pas que nous nous sommes qualifiés aux dépens de grandes nations de football comme l’Afrique du Sud et l’Egypte', a encore dit le représentant de la diaspora nigérienne.
Seize équipes, reparties en 4 groupes, s’affrontent du 21 janvier au 12 février avec l’espoir de remporter la 28ème coupe d’Afrique des Nations qui enregistre les absences remarquées de l’Afrique du Sud, du Cameroun, de l’Egypte et du Nigeria.
Pana 22/01/2012
Après une collecte de fonds pour aider le MENA à réussir sa préparation, la diaspora nigérienne organise le 28 janvier un meeting de soutien aux co-équipiers de Maazou Moussa Ouwo (CSK Moscou) avec la participation de musiciens nigériens et la diffusion sur écran géant du match Niger-Gabon.
'Il nous a paru important en tant que Nigériens de prendre part à cette mobilisation en faveur du MENA. L’ambassade du Niger à Paris, les artistes nigériens, les étudiants, les stagiaires, toute la diaspora est mobilisée pour ce meeting', a expliqué M. Maïna, de l’Association des Nigériens en Ile-de-France (ANIF).
Pour sa toute première participation à une phase finale de CAN, le MENA évoluera dans le groupe C aux côtés du Gabon, pays co-organisateur avec la Guinée Equatoriale de la compétition, du Maroc et de la Tunisie.
'Nous croyons aux chances de notre équipe au regard de son brillant parcours des éliminatoires. N’oubliez pas que nous nous sommes qualifiés aux dépens de grandes nations de football comme l’Afrique du Sud et l’Egypte', a encore dit le représentant de la diaspora nigérienne.
Seize équipes, reparties en 4 groupes, s’affrontent du 21 janvier au 12 février avec l’espoir de remporter la 28ème coupe d’Afrique des Nations qui enregistre les absences remarquées de l’Afrique du Sud, du Cameroun, de l’Egypte et du Nigeria.
Pana 22/01/2012
Niger: le président Issoufou avertit contre les risques d'une rébellion touareg
Le président nigérien Mahamadou Issoufou a mis en garde dimanche contre les risques qu'une nouvelle rébellion touareg ferait peser sur le nord du Niger, quelques jours après des affrontements entre armée malienne et rebelles touareg au Mali voisin, a constaté l'AFP.
"Les rébellions récurrentes et l'insécurité résiduelle qui en découle toujours, le terrorisme qui gangrène la zone sahélo-saharienne, les trafics d'armes et de drogue qui ont semé l'insécurité, ont mis fin à l'âge d'or et freiné le développement économique et social de la zone", a-t-il déclaré.
M. Issoufou s'exprimait lors d'une cérémonie à une quinzaine de kilomètres à l'est d'Arlit, près d'Agadez, la grande ville du nord désertique du Niger, pour inaugurer un "Forum paix et développement", dont les travaux se dérouleront lundi et mardi.
"L'insécurité, liée tout particulièrement aux conflits fratricides, tue non seulement l'économie d'un pays, mais le pays lui-même", a averti le chef de l'Etat. "Cessons de nous replier sur nos ethnies, sur nos régions, n'encourageons plus l'irrédentisme et unissons-nous".
M. Issoufou a annoncé la mise en place prochaine d'un programme de développement de la zone, qui prévoit une réinsertion sociale des ex-rebelles touareg.
Le nord du Niger a été fortement déstabilisé par les rébellions touareg des années 1990 et de 2007-2009, puis par les opérations d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui multiplie les rapts, en particulier d'Occidentaux, dans la bande sahélo-saharienne.
Aqmi retient toujours quatre Français enlevés en septembre 2010 à Arlit, grand site d'exploitation d'uranium. La zone a été fuie par les touristes depuis plusieurs années.
Lors de la cérémonie à laquelle assistaient le Premier ministre du Mali, Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, et de nombreux Touareg, le président nigérien a également lancé le Festival de l'Aïr, un événement culturel suspendu avec la dernière rébellion touareg.
Mme Sidibé a exhorté à "une coopération dynamique et franche" impliquant une "mutualisation de nos moyens face à une menace transnationale qui se caractérise de plus en plus par l'interconnexion de nombreux réseaux terroristes".
Mohamed Anako, président du conseil régional d'Agadez et figure emblématique de la rébellion touareg nigérienne des années 1990, a de son côté lancé "un appel pressant" aux Touareg maliens "pour qu'ils privilégient le dialogue au détriment de la violence".
"La situation actuelle au Mali voisin nous préoccupe à juste titre", a-t-il souligné.
Trois villes du nord-est du Mali ont été attaquées par des rebelles touareg cette semaine avant d'être reprises par l'armée, une première depuis l'accord conclu en 2009 et le retour de Libye de centaines d'hommes armés - essentiellement des Touareg - qui avaient combattu pour le leader libyen Mouammar Kadhafi, renversé et tué fin 2011.
"Les rébellions récurrentes et l'insécurité résiduelle qui en découle toujours, le terrorisme qui gangrène la zone sahélo-saharienne, les trafics d'armes et de drogue qui ont semé l'insécurité, ont mis fin à l'âge d'or et freiné le développement économique et social de la zone", a-t-il déclaré.
M. Issoufou s'exprimait lors d'une cérémonie à une quinzaine de kilomètres à l'est d'Arlit, près d'Agadez, la grande ville du nord désertique du Niger, pour inaugurer un "Forum paix et développement", dont les travaux se dérouleront lundi et mardi.
"L'insécurité, liée tout particulièrement aux conflits fratricides, tue non seulement l'économie d'un pays, mais le pays lui-même", a averti le chef de l'Etat. "Cessons de nous replier sur nos ethnies, sur nos régions, n'encourageons plus l'irrédentisme et unissons-nous".
M. Issoufou a annoncé la mise en place prochaine d'un programme de développement de la zone, qui prévoit une réinsertion sociale des ex-rebelles touareg.
Le nord du Niger a été fortement déstabilisé par les rébellions touareg des années 1990 et de 2007-2009, puis par les opérations d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), qui multiplie les rapts, en particulier d'Occidentaux, dans la bande sahélo-saharienne.
Aqmi retient toujours quatre Français enlevés en septembre 2010 à Arlit, grand site d'exploitation d'uranium. La zone a été fuie par les touristes depuis plusieurs années.
Lors de la cérémonie à laquelle assistaient le Premier ministre du Mali, Cissé Mariam Kaïdama Sidibé, et de nombreux Touareg, le président nigérien a également lancé le Festival de l'Aïr, un événement culturel suspendu avec la dernière rébellion touareg.
Mme Sidibé a exhorté à "une coopération dynamique et franche" impliquant une "mutualisation de nos moyens face à une menace transnationale qui se caractérise de plus en plus par l'interconnexion de nombreux réseaux terroristes".
Mohamed Anako, président du conseil régional d'Agadez et figure emblématique de la rébellion touareg nigérienne des années 1990, a de son côté lancé "un appel pressant" aux Touareg maliens "pour qu'ils privilégient le dialogue au détriment de la violence".
"La situation actuelle au Mali voisin nous préoccupe à juste titre", a-t-il souligné.
Trois villes du nord-est du Mali ont été attaquées par des rebelles touareg cette semaine avant d'être reprises par l'armée, une première depuis l'accord conclu en 2009 et le retour de Libye de centaines d'hommes armés - essentiellement des Touareg - qui avaient combattu pour le leader libyen Mouammar Kadhafi, renversé et tué fin 2011.
mardi 3 janvier 2012
Niger - Le ministère de la Justice ravagé par un incendie à Niamey
Les locaux du ministère nigérien de la Justice ont été ravagés mardi à Niamey par un incendie d'origine indéterminée, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le feu a détruit le premier étage du bâtiment abritant le bureau du ministre et ceux de ses collaborateurs. Les pompiers s'employaient dans la matinée à éteindre les dernières flammes.
"Le feu s'est déclaré peu après 04H00 (O3H00 GMT). Tous les bureaux du bâtiment ont cramé, y compris le bureau du ministre, réduit en cendres", a indiqué à l'AFP Ousmane Toudou, porte-parole du ministère. "Tout a brûlé: les archives et les dossiers judiciaires en instance, tout".
"Si cet incendie est lié aux actions que nous menons pour l'assainissement (judiciaire), je pense que c'est peine perdue", a déclaré devant la presse le ministre de la Justice, Marou Amadou, porte-parole du gouvernement.
Il s'est toutefois refusé à se prononcer sur l'origine du sinistre, accidentelle ou non, dans l'attente des résultats de l'enquête policière en cours.
Le gouvernement du président Mahamadou Issoufou, au pouvoir depuis 2011, a affiché sa détermination à lutter contre la corruption, notamment parmi les magistrats.
Il a aussi demandé fin décembre la levée de l'immunité de huit députés pour leur implication présumée dans des affaires de corruption ou de détournements de fonds publics. En août 2011, le ministère de la Justice a mis en service un numéro vert pour permettre aux citoyens de dénoncer des cas de corruption.
Le feu a détruit le premier étage du bâtiment abritant le bureau du ministre et ceux de ses collaborateurs. Les pompiers s'employaient dans la matinée à éteindre les dernières flammes.
"Le feu s'est déclaré peu après 04H00 (O3H00 GMT). Tous les bureaux du bâtiment ont cramé, y compris le bureau du ministre, réduit en cendres", a indiqué à l'AFP Ousmane Toudou, porte-parole du ministère. "Tout a brûlé: les archives et les dossiers judiciaires en instance, tout".
"Si cet incendie est lié aux actions que nous menons pour l'assainissement (judiciaire), je pense que c'est peine perdue", a déclaré devant la presse le ministre de la Justice, Marou Amadou, porte-parole du gouvernement.
Il s'est toutefois refusé à se prononcer sur l'origine du sinistre, accidentelle ou non, dans l'attente des résultats de l'enquête policière en cours.
Le gouvernement du président Mahamadou Issoufou, au pouvoir depuis 2011, a affiché sa détermination à lutter contre la corruption, notamment parmi les magistrats.
Il a aussi demandé fin décembre la levée de l'immunité de huit députés pour leur implication présumée dans des affaires de corruption ou de détournements de fonds publics. En août 2011, le ministère de la Justice a mis en service un numéro vert pour permettre aux citoyens de dénoncer des cas de corruption.
dimanche 1 janvier 2012
L'essence produite au Niger désormais disponible à la pompe
L'essence et le gasoil produits et raffinés depuis novembre au Niger sont disponibles depuis dimanche dans les stations service du pays, a annoncé la Société nigérienne des hydrocarbures (Sonidep), société publique qui détient le monopole de leur commercialisation.
L'essence et le gasoil produits et raffinés au Niger sont en vente dans toutes les stations service du pays à compter de ce 1er janvier 2012, a indiqué à l'AFP une source à la Sonidep.
Nous servons depuis ce dimanche matin l'essence produite et raffinée dans notre pays, a confirmé à l'AFP Kader Amadou, gérant d'une station à Niamey.
Le litre d'essence est vendu désormais à 579 FCFA (0,88 euro), contre 679 FCFA (1,03 euro) auparavant, et celui de gasoil à 577 FCFA (0,88 euro) contre 655 FCFA (1 euro), a-t-il précisé.
Mi-novembre l'annonce de ces prix jugés trop élevés avait soulevé un tollé dans cet Etat sahélien très pauvre, confronté cette année encore à de sévères difficultés alimentaires.
Le Niger, un des géants mondiaux de l'uranium, est devenu officiellement le 28 novembre producteur de pétrole avec l'inauguration d'une raffinerie près de Zinder (deuxième ville du pays, centre-est), exploitée par l'Etat et une compagnie chinoise. Elle traitera sa modeste production de brut d'abord pour la consommation nigérienne.
Estimées à 480 millions de barils, les réserves de pétrole du Niger sont localisées dans l'Agadem dans la région de Diffa (est), près du Tchad.
Mais la Sonidep reste préoccupée par l'ampleur de la contrebande du carburant en provenance du Nigeria voisin, premier producteur de brut du continent.
Au mois cinq des huit régions du Niger, toutes proches du Nigeria, consomment le plus souvent un carburant frauduleusement importé de ce pays, d'après la Sonidep.
En novembre, la douane nigérienne a mené une opération coup de poing afin de détruire des dizaines de points de vente clandestins d'essence dans la capitale
L'essence et le gasoil produits et raffinés au Niger sont en vente dans toutes les stations service du pays à compter de ce 1er janvier 2012, a indiqué à l'AFP une source à la Sonidep.
Nous servons depuis ce dimanche matin l'essence produite et raffinée dans notre pays, a confirmé à l'AFP Kader Amadou, gérant d'une station à Niamey.
Le litre d'essence est vendu désormais à 579 FCFA (0,88 euro), contre 679 FCFA (1,03 euro) auparavant, et celui de gasoil à 577 FCFA (0,88 euro) contre 655 FCFA (1 euro), a-t-il précisé.
Mi-novembre l'annonce de ces prix jugés trop élevés avait soulevé un tollé dans cet Etat sahélien très pauvre, confronté cette année encore à de sévères difficultés alimentaires.
Le Niger, un des géants mondiaux de l'uranium, est devenu officiellement le 28 novembre producteur de pétrole avec l'inauguration d'une raffinerie près de Zinder (deuxième ville du pays, centre-est), exploitée par l'Etat et une compagnie chinoise. Elle traitera sa modeste production de brut d'abord pour la consommation nigérienne.
Estimées à 480 millions de barils, les réserves de pétrole du Niger sont localisées dans l'Agadem dans la région de Diffa (est), près du Tchad.
Mais la Sonidep reste préoccupée par l'ampleur de la contrebande du carburant en provenance du Nigeria voisin, premier producteur de brut du continent.
Au mois cinq des huit régions du Niger, toutes proches du Nigeria, consomment le plus souvent un carburant frauduleusement importé de ce pays, d'après la Sonidep.
En novembre, la douane nigérienne a mené une opération coup de poing afin de détruire des dizaines de points de vente clandestins d'essence dans la capitale
vendredi 23 décembre 2011
Niger: Le Fonds monétaire international va accorder au Niger un prêt de 59 milliards FCFA pour l'exercice 2012-2014
Le Fonds monétaire international (FMI) va accorder au Niger un prêt de 59 milliards FCFA (quelque 90 millions EUR), a annoncé jeudi sa directrice générale Christine Lagarde au terme d'une visite de deux jours dans ce pays parmi les plus pauvres du monde. "C'est avec beaucoup de satisfaction que nous avons pu négocier à son terme une Facilité élargie de crédit qui pourra être mise à la disposition du Niger avec un financement de 59 milliards FCFA pour l'exercice 2012-2014", "sous réserve de l'approbation par le conseil d'administration du FMI", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Niamey. Ce prêt permettra d'"accompagner le Niger dans son développement économique" et "s'inscrit dans le partenariat riche et fécond que le FMI veut développer avec l'Afrique", a-t-elle fait valoir. "Les fonds alloués par le FMI doivent servir le programme du gouvernement notamment en matière d'éducation, de santé, dans le secteur de l'énergie, des infrastructures routières et la création des emplois", a expliqué le ministre nigérien des Finances, Ouhoumoudou Mahamadou. Il a salué "l'engagement" du FMI "à appeler les autres bailleurs de fonds à aider" son pays. "La communauté internationale doit être prête à faire plus", indique le FMI dans un communiqué. Mme Lagarde achevait jeudi soir une visite de deux jours au Niger après un séjour au Nigeria voisin, son premier déplacement en Afrique depuis sa nomination. Jeudi, lors d'une rencontre avec le gouvernement, elle a appelé le Niger à bien gérer les revenus tirés des ressources naturelles, en les affectant aux investissements prioritaires mais aussi à un fonds destiné aux "générations futures". Ce pays sahélien, l'un des géants mondiaux de l'uranium, est devenu officiellement en novembre un petit producteur de pétrole. Selon le FMI, le Niger, qui a renoué en 2011 avec un régime civil après un an de junte militaire, pourrait connaître en 2012 l'une des plus fortes croissances économiques du monde, dopée par la production d'or noir.
mercredi 21 décembre 2011
Croissance mondiale 2012: au Niger, Lagarde se dit quasi "certaine" d'une révision à la baisse
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, s'est dite mercredi à Niamey "à peu près certaine" que les prévisions de croissance mondiale pour 2012 seraient révisées à la baisse, en raison notamment de la crise dans la zone euro.
"Je suis à peu près certaine" que les prévisions de croissance que faisait le FMI en septembre pour l'économie mondiale (4%) "seront révisées à la baisse" en janvier prochain, a-t-elle déclaré dans un discours devant l'Assemblée nationale du Niger.
"Ces nuages qui s'amoncellent, à l'horizon européen notamment, entraînent des perspectives baissières", a-t-elle expliqué.
"La menace immédiate est simple: elle est celle d'un engrenage pernicieux, une espèce de cercle vicieux marqué par une détérioration de la confiance, une aggravation de l'instabilité des marchés financiers et l'accumulation de dettes publiques qui sont bien souvent insoutenables (...): ces menaces sont autant de facteurs qui concourent à un affaiblissement inexorable de la croissance", a-elle-souligné.
Les pays avancés de la zone euro "sont au centre de la crise" et "devront se trouver au centre de la solution", a-t-elle jugé, appelant de ses voeux "non seulement le rétablissement de la confiance, non seulement les politiques d'ajustement budgétaire" mais "des perspectives de croissance" et de baisse du chômage.
"Si rien n'était fait, la crise de confiance (...) se poursuivrait, s'aggraverait dans tous les pays (...), tous les pays des économies mondiales en subiraient les conséquences sans aucune exception", a averti Mme Lagarde.
Elle a également évoqué les répercussions de la crise actuelle pour l'Afrique.
"Un ralentissement prolongé de la croissance dans les pays avancés, conjugué au regain d'instabilité des marchés financiers, pèsera sans aucun doute sur la demande d'exportation des produits en provenance d'Afrique" et "pourrait également freiner les flux de financements privés" et les investissements directs étrangers, a-t-elle détaillé.
Déjà le Niger subit depuis quelques mois "la diminution des transferts de fonds des travailleurs expatriés", a-t-elle insisté.
Alors que le Niger est devenu récemment un petit producteur de pétrole, la directrice du FMI a exhorté à "tirer le meilleur parti des ressources naturelles" en les mobilisant au profit d'investissements dans les infrastructures, l'agriculture, la santé et l'éducation.
Dans un rapport publié lundi, le Fonds a conseillé au Niger, l'un des pays les plus pauvres du monde, de dépenser prudemment les revenus qu'il va tirer de l'or noir, ainsi que de l'uranium.
Le Niger pourrait connaître en 2012 l'une des plus fortes croissances économiques du monde (14%), dopée par la production de pétrole qu'il a commencé à extraire en novembre dans une zone désertique de l'est. Il est aussi l'un des plus grands producteurs mondiaux d'uranium.
Mais "les graves pénuries alimentaires de ces derniers mois" rappellent que ce pays sahélien reste "vulnérable à un certain nombre d'aléas climatiques", a souligné Mme Lagarde.
Selon l'ONG Oxfam, six millions des quelque 16 millions de Nigériens sont menacés par une nouvelle crise alimentaire après une mauvaise campagne agricole causée notamment par des pluies insuffisantes.
La directrice du FMI, arrivée mardi soir au Niger après deux jours au Nigeria pour son premier déplacement en Afrique, a rencontré mercredi matin le président Mahamadou Issoufou. Elle achève sa visite jeudi.
"Je suis à peu près certaine" que les prévisions de croissance que faisait le FMI en septembre pour l'économie mondiale (4%) "seront révisées à la baisse" en janvier prochain, a-t-elle déclaré dans un discours devant l'Assemblée nationale du Niger.
"Ces nuages qui s'amoncellent, à l'horizon européen notamment, entraînent des perspectives baissières", a-t-elle expliqué.
"La menace immédiate est simple: elle est celle d'un engrenage pernicieux, une espèce de cercle vicieux marqué par une détérioration de la confiance, une aggravation de l'instabilité des marchés financiers et l'accumulation de dettes publiques qui sont bien souvent insoutenables (...): ces menaces sont autant de facteurs qui concourent à un affaiblissement inexorable de la croissance", a-elle-souligné.
Les pays avancés de la zone euro "sont au centre de la crise" et "devront se trouver au centre de la solution", a-t-elle jugé, appelant de ses voeux "non seulement le rétablissement de la confiance, non seulement les politiques d'ajustement budgétaire" mais "des perspectives de croissance" et de baisse du chômage.
"Si rien n'était fait, la crise de confiance (...) se poursuivrait, s'aggraverait dans tous les pays (...), tous les pays des économies mondiales en subiraient les conséquences sans aucune exception", a averti Mme Lagarde.
Elle a également évoqué les répercussions de la crise actuelle pour l'Afrique.
"Un ralentissement prolongé de la croissance dans les pays avancés, conjugué au regain d'instabilité des marchés financiers, pèsera sans aucun doute sur la demande d'exportation des produits en provenance d'Afrique" et "pourrait également freiner les flux de financements privés" et les investissements directs étrangers, a-t-elle détaillé.
Déjà le Niger subit depuis quelques mois "la diminution des transferts de fonds des travailleurs expatriés", a-t-elle insisté.
Alors que le Niger est devenu récemment un petit producteur de pétrole, la directrice du FMI a exhorté à "tirer le meilleur parti des ressources naturelles" en les mobilisant au profit d'investissements dans les infrastructures, l'agriculture, la santé et l'éducation.
Dans un rapport publié lundi, le Fonds a conseillé au Niger, l'un des pays les plus pauvres du monde, de dépenser prudemment les revenus qu'il va tirer de l'or noir, ainsi que de l'uranium.
Le Niger pourrait connaître en 2012 l'une des plus fortes croissances économiques du monde (14%), dopée par la production de pétrole qu'il a commencé à extraire en novembre dans une zone désertique de l'est. Il est aussi l'un des plus grands producteurs mondiaux d'uranium.
Mais "les graves pénuries alimentaires de ces derniers mois" rappellent que ce pays sahélien reste "vulnérable à un certain nombre d'aléas climatiques", a souligné Mme Lagarde.
Selon l'ONG Oxfam, six millions des quelque 16 millions de Nigériens sont menacés par une nouvelle crise alimentaire après une mauvaise campagne agricole causée notamment par des pluies insuffisantes.
La directrice du FMI, arrivée mardi soir au Niger après deux jours au Nigeria pour son premier déplacement en Afrique, a rencontré mercredi matin le président Mahamadou Issoufou. Elle achève sa visite jeudi.
Niger : grève de 48 heures des blouses blanches pour exiger une grille salariale spéciale
Les agents de la santé du Niger observent depuis mercredi matin une grève de 48 heures, sur l'ensemble du territoire national à l'appel de leur formation syndicale, le Syndicat unique des agents de la santé (SUSAS), pour exiger de l'Etat une grille salariale spéciale au profit de leur corps.
Selon M. Boubacar Baoubaoua, secrétaire général du SUSAS, "c'est pour exiger du gouvernement la prise en compte des agents de la santé dans l'application de loi portant nouvelles grilles spéciales conformément au nouveau statut général de la fonction publique de l'Etat".
Il faut noter que cette grève des agents de la santé intervient une semaine après l'adoption par le gouvernement, d'un Projet de décret fixant la grille spéciale de traitements des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du cadre de la santé publique du Niger.
Selon M. Boubacar Baoubaoua, secrétaire général du SUSAS, "c'est pour exiger du gouvernement la prise en compte des agents de la santé dans l'application de loi portant nouvelles grilles spéciales conformément au nouveau statut général de la fonction publique de l'Etat".
Il faut noter que cette grève des agents de la santé intervient une semaine après l'adoption par le gouvernement, d'un Projet de décret fixant la grille spéciale de traitements des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes du cadre de la santé publique du Niger.
L'Algérie et le Niger décidés à combattre ensemble le terrorisme
L'Algérie et le Niger se sont engagés à une "approche commune, concertée et pragmatique" pour combattre ensemble le terrorisme afin de faire de leur espace frontalier "un havre de paix", a indiqué dimanche à Alger le ministre nigérien de l'Intérieur Abdou Labo.
Les deux pays "se sont engagés à faire de leur espace frontalier un havre de paix, de stabilité et de développement socio-économique harmonieux", a déclaré le ministre nigérien à l'ouverture d'une réunion du Comité bilatéral frontalier.
Selon M. Labo "l'espace sous-régional algéro-nigérien fait face à de nouvelles formes de menaces notamment le terrorisme, la criminalité transfrontalière et le le trafic d'armes et de drogue qui affectent sérieusement la paix et la quiétude sociale et hypothèquent dangereusement le développement socio-économique".
Le ministre nigérien, cité par l'agence de presse APS, a estimé que cette situation imposait "la conjugaison des moyens dans une approche commune, concertée et pragmatique".
"Identification des réseaux de soutien"
Parmi les recommandation retenues lors de la réunion du comité frontalier figurent notamment "l'identification et la neutralisation des réseaux de soutien aux groupes terroristes", actifs dans le Sahel.
La région fait face à des problèmes d'insécurité liés notamment aux activités de la branche maghrébine d'Al-Qaïda (Aqmi), et à l'afflux d'armes issues du conflit libyen.
De ses bases dans le nord du Mali, Aqmi organise des attentats et des enlèvements - essentiellement d'Occidentaux - ainsi que divers trafics.
Les deux pays "se sont engagés à faire de leur espace frontalier un havre de paix, de stabilité et de développement socio-économique harmonieux", a déclaré le ministre nigérien à l'ouverture d'une réunion du Comité bilatéral frontalier.
Selon M. Labo "l'espace sous-régional algéro-nigérien fait face à de nouvelles formes de menaces notamment le terrorisme, la criminalité transfrontalière et le le trafic d'armes et de drogue qui affectent sérieusement la paix et la quiétude sociale et hypothèquent dangereusement le développement socio-économique".
Le ministre nigérien, cité par l'agence de presse APS, a estimé que cette situation imposait "la conjugaison des moyens dans une approche commune, concertée et pragmatique".
"Identification des réseaux de soutien"
Parmi les recommandation retenues lors de la réunion du comité frontalier figurent notamment "l'identification et la neutralisation des réseaux de soutien aux groupes terroristes", actifs dans le Sahel.
La région fait face à des problèmes d'insécurité liés notamment aux activités de la branche maghrébine d'Al-Qaïda (Aqmi), et à l'afflux d'armes issues du conflit libyen.
De ses bases dans le nord du Mali, Aqmi organise des attentats et des enlèvements - essentiellement d'Occidentaux - ainsi que divers trafics.
Niger : lancement d'une campagne de réduction de la mortalité maternelle
Une campagne de réduction de la mortalité maternelle a été lancée mardi à Niamey dans le cadre d'un projet de l'Union africaine (UA) visant à accélérer la lutte contre les décès maternels de manière concerté.
Le projet dénommé "Campagne d'accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA)" a été officiellement lancée par l'UA le 7 mai 2009 à Addis-Abeba (Ethiopie).
A l'ouverture de la campagne au Niger, le président Issoufou Mahamadou a révélé que dans son pays "12 femmes décèdent chaque jour en donnant la vie, pendant qu'au même moment meurent 72 nouveaux nés".
"Le décès d'une femme en grossesse, en travail ou dans les suites de couches constitue un véritable drame", a-t-il dit.
Pour réduire le taux, M. Mahamadou a suggéré de prendre en compte toutes les causes liées à la pauvreté, notamment, les mariages précoces, le taux de fécondité très élevé en Afrique et la mauvaise couverture sanitaire "en s'attaquant aux racines de la pauvreté".
Il a indiqué que l'objectif de son gouvernement est d'atteindre un taux de mortalité maternelle de "4,05 pour 1 000 à l'horizon 2015".
Pour atteindre cet objectif, le président nigérien, en plus de la consolidation de la gratuité des soins en vigueur, a annoncé un test pilote dans certaines régions depuis juillet 2011 avec la gratuité de tous les accouchements et la mise sur pied d'un Haut conseil national, interministériel et multisectoriel sur la mortalité maternelle et néonatale.
Le projet dénommé "Campagne d'accélération de la réduction de la mortalité maternelle en Afrique (CARMMA)" a été officiellement lancée par l'UA le 7 mai 2009 à Addis-Abeba (Ethiopie).
A l'ouverture de la campagne au Niger, le président Issoufou Mahamadou a révélé que dans son pays "12 femmes décèdent chaque jour en donnant la vie, pendant qu'au même moment meurent 72 nouveaux nés".
"Le décès d'une femme en grossesse, en travail ou dans les suites de couches constitue un véritable drame", a-t-il dit.
Pour réduire le taux, M. Mahamadou a suggéré de prendre en compte toutes les causes liées à la pauvreté, notamment, les mariages précoces, le taux de fécondité très élevé en Afrique et la mauvaise couverture sanitaire "en s'attaquant aux racines de la pauvreté".
Il a indiqué que l'objectif de son gouvernement est d'atteindre un taux de mortalité maternelle de "4,05 pour 1 000 à l'horizon 2015".
Pour atteindre cet objectif, le président nigérien, en plus de la consolidation de la gratuité des soins en vigueur, a annoncé un test pilote dans certaines régions depuis juillet 2011 avec la gratuité de tous les accouchements et la mise sur pied d'un Haut conseil national, interministériel et multisectoriel sur la mortalité maternelle et néonatale.
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