Le général Ali Saïbou, qui fut président du Niger de 1987 à 1993 et permit l'instauration du multipartisme, est décédé lundi à Niamey à l'âge de 71 ans, a annoncé la présidence.
Le chef de l'Etat Mahamadou Issoufou a le profond regret de vous annoncer le décès ce jour 31 octobre 2011 de Son Excellence le général de corps d'armée Ali Saïbou, ancien président de la République, indique un communiqué lu sur la télévision publique.
A compter de ce lundi un deuil de trois jours est décrété sur l'ensemble du territoire national, les drapeaux seront mis en berne pendant cette période, a ajouté la présidence.
Malade depuis plusieurs années selon sa famille, le défunt sera enterré mercredi dans son village natal de Dingajibanda (ouest), a précisé à l'AFP une source gouvernementale.
Le général Saïbou était très amaigri et fatigué lors de sa dernière apparition publique le 7 avril à Niamey, à l'occasion de la cérémonie d'investiture du président Issoufou, arrivé au pouvoir après plus d'un an de junte militaire.
Né en 1940, il avait été désigné en 1987, par la junte alors à la tête de ce pays abonné aux coups d'Etat, pour succéder au général-président Seïni Kountché, décédé des suites d'un cancer.
Dès sa prise de fonction, le général Saïbou décrète une période de décrispation durant laquelle il libère tous les détenus politiques du président Kountché, y compris Diori Hamani, premier président civil du pays, renversé par un coup d'Etat dirigé par Kountché le 14 avril 1974.
Il fera voter en 1989 par référendum la Constitution de la IIe République et sera dans la foulée élu président avec 99,5 % des suffrages, alors que le pays vit encore sous le régime du parti unique.
Son pouvoir a été secoué par de vastes mouvements sociaux, notamment d'étudiants et de syndicats réclamant la démocratie. Trois étudiants avaient été tués par les forces de l'ordre lors d'une manifestation en 1990 dans la capitale.
Sous la pression de la rue, il autorise en 1991 la tenue d'une Conférence nationale souveraine qui débouche en 1993 sur l'introduction du multipartisme, puis sur les premières élections démocratiques de l'histoire de cette ex-colonie française.
Le gouvernement du président Issoufou a institué le 29 juillet dernier une journée de la démocratie en souvenir de cette Conférence nationale.
Avant d'être chef de l'Etat, Ali Saïbou s'était rendu très populaire dans le monde rural, ultra-majoritaire dans ce pays sahélien très pauvre, en menant une vaste opération de distribution gratuite de vivres après la sécheresse des années 1970. Il était membre de la junte au pouvoir à l'époque.
Depuis son départ de la présidence, il s'était retiré de la vie politique active mais était régulièrement consulté par les gouvernants successifs.
(©AFP / 31 octobre 2011)
lundi 31 octobre 2011
samedi 8 octobre 2011
Le Mena du Niger qualifié !
Le Niger s’est qualifié pour la première fois de son histoire à la CAN Orange. A égalité de points avec les Sud-Africains et les Sierra Leonais (9 pts), les Menas l’emportent à la différence de but particulière.
Malgré sa lourde défaite en Egypte (0-3, des buts de Mohsen (2) et Salah), les Nigériens se qualifient pour la phase finale de la CAN Orange 2012. Les Mena profitent du match nul (0-0) entre sud-Africains et Sierra-Léonais.
Les trois équipes étant à égalité à 9 points, c’est la différence de buts particulière qui les départage et elle est favorable aux partenaires de Moussa Maazou, qui sur les 4 rencontres ont pris 6 points ( 2 victoires contre l'Afrique du Sud, 2-1 et la Sierra Leone, 3-1) contre 5 à ses partenaires (victoire contre le Niger 2-0 pour l'Afrique du sud et 2-1 pour Sierra Leone; avec deux match nuls vierges).
Malgré sa lourde défaite en Egypte (0-3, des buts de Mohsen (2) et Salah), les Nigériens se qualifient pour la phase finale de la CAN Orange 2012. Les Mena profitent du match nul (0-0) entre sud-Africains et Sierra-Léonais.
Les trois équipes étant à égalité à 9 points, c’est la différence de buts particulière qui les départage et elle est favorable aux partenaires de Moussa Maazou, qui sur les 4 rencontres ont pris 6 points ( 2 victoires contre l'Afrique du Sud, 2-1 et la Sierra Leone, 3-1) contre 5 à ses partenaires (victoire contre le Niger 2-0 pour l'Afrique du sud et 2-1 pour Sierra Leone; avec deux match nuls vierges).
lundi 3 octobre 2011
Tunisair à Niamey en novembre
La compagnie aérienne tunisienne devrait s’envoler en novembre pour la capitale du Niger, ouvrant ainsi sa cinquième ligne africaine en dehors du Maghreb.
Suite à un accord entre la Tunisie et le Niger, Tunisair ouvrira une ligne Tunis – Niamey en novembre, selon l’agence de presse PANA qui cite une source officielle. Ni la date de lancement, ni les fréquences, ni les horaires n’ont encore été communiqués officiellement, mais les vols devraient être assurés en Airbus A319.
Après Abidjan (la capitale de Côte d’Ivoire desservie deux fois par semaine), Bamako (la capitale malienne avec deux vols hebdomadaires), Dakar (capitale du Sénégal opérée trois fois par semaine) et Nouakchott (la capitale mauritanienne qui bénéficie de trois vols hebdomadaires), Niamey deviendra la cinquième destination africaine de Tunisair. Et la compagnie nationale de Tunisie, qui aimerait faire de Tunis un hub entre l’Europe et l’Afrique, devrait aussi ouvrir au début de la saison hivernale une liaison avec Ouagadougou (Burkina Faso).
A Niamey, Tunisair retrouvera deux autres compagnies maghrébines : Air Algérie et Royal Air Maroc. Mais l’aéroport nigérien est aussi desservi par Air France, Air Burkina, Air Mali, Asky Airlines et Senegal Airlines.
Suite à un accord entre la Tunisie et le Niger, Tunisair ouvrira une ligne Tunis – Niamey en novembre, selon l’agence de presse PANA qui cite une source officielle. Ni la date de lancement, ni les fréquences, ni les horaires n’ont encore été communiqués officiellement, mais les vols devraient être assurés en Airbus A319.
Après Abidjan (la capitale de Côte d’Ivoire desservie deux fois par semaine), Bamako (la capitale malienne avec deux vols hebdomadaires), Dakar (capitale du Sénégal opérée trois fois par semaine) et Nouakchott (la capitale mauritanienne qui bénéficie de trois vols hebdomadaires), Niamey deviendra la cinquième destination africaine de Tunisair. Et la compagnie nationale de Tunisie, qui aimerait faire de Tunis un hub entre l’Europe et l’Afrique, devrait aussi ouvrir au début de la saison hivernale une liaison avec Ouagadougou (Burkina Faso).
A Niamey, Tunisair retrouvera deux autres compagnies maghrébines : Air Algérie et Royal Air Maroc. Mais l’aéroport nigérien est aussi desservi par Air France, Air Burkina, Air Mali, Asky Airlines et Senegal Airlines.
Les collectivités françaises appuient la démocratie nigérienne
A Saint-Brieuc, 130 personnes, dont le Premier ministre du Niger, ont participé aux Rencontres de la coopération décentralisée franco-nigérienne les 29 et 30 septembre 2011. Malgré les récentes difficultés politiques et les problèmes de sécurité au sud du Sahara, les collectivités françaises et nigériennes ont réaffirmé leurs engagements réciproques et lancent le 3ème volet du programme Aniya
«Au Niger, ‘Aniya’, ça veut dire volonté, engagement», expose Idi Tanko. Le coordinateur du programme Aniya 3 à Niamey était à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), les 29 et 30 septembre, à l’occasion des Rencontres de la coopération décentralisée franco-nigérienne auxquelles a participé Brigi Rafini, premier ministre du Niger nommé suite aux élections de mars 2011.
Mutualiser, coordonner, capitaliser - « En France, il y a peu de programmes concertés de coopération décentralisée comme Aniya, ajoute Stéphane Valli, vice-président de la Communauté de communes de Faucigny-Glières (Haute-Savoie, 7 communes, 25 000 habitants). Nous mutualisons nos moyens, nous coordonnons nos actions et nous capitalisons les expériences des collectivités françaises et nigériennes. »
Le premier programme Aniya a été lancé en 2003 et renouvelé en 2005. Mais la crise politique et institutionnelle ouverte en 2009 a retardé son troisième volet.
Aniya 3 implique désormais un réseau d’une quarantaine de collectivités françaises et d’une cinquantaine de collectivités nigériennes autour de 80 projets. Ce programme triennal bénéficie d’une subvention du Ministère des affaires étrangères de 300 000 € et du soutien financier et logistique des collectivités françaises. Ainsi 200 000 € sont annuellement investis au Niger.
Effet leviers des financements – « Les financements des collectivités françaises ont un effet levier important au Niger où 100% des investissements et 60% des budgets de fonctionnement relèvent de l’aide internationale, » commente M. Valli qui préside le groupe-pays Niger de Cités Unies France. « Mais la coopération décentralisée s’inscrit dans la durée, on apprend à se faire confiance, à se dire franchement les choses. On évite ainsi les relations qui peuvent y avoir avec un bailleur de fonds. »
La communalisation nigérienne co-existe avec le système traditionnel de chefferie où les chefs de village sont membres de droit du conseil municipal et où le « chef de canton », et non l’Etat, collecte les impôts.
«Le chef est élu à vie et le maire a un mandat, explique M. Tanko qui a été maire de Sabon Guida de 2004 à 2010. C’est problématique car le maire ne récupère pas toutes les taxes perçues par le chef de canton. Dans le meilleur des cas, les communes perçoivent la moitié des impôts envisagés. Dans ma commune de 74 000 habitants, nous disposions de 36 à 45 millions de francs CFA par an (55 000 – 68 600 euros). »
Impliquer malgré les restrictions budgétaires – En 2010, le Fonds monétaire international estimait à 381$ le PIB per capita au Niger et à 41 018 $ en France. « Le Niger n’est pas un pays pauvre, mais un pays mal géré, » déclarait Mahmadou Issoufou, le président de la république nigérienne, au moment de son élection.
« La Communauté de communes de Faucigny-Glières consacre 0,5% de son budget à la coopération décentralisée avec Téra (70 000 habitants), soit 100 000 euros dont la moitié sont financés par le MAE. Cette somme représente presque de leur moitié du budget communal. Malgré les restrictions budgétaires, nous n’y touchons pas. Mais ce contexte pose problème pour promouvoir la coopération décentralisée. Quarante collectivités françaises se sont engagées dans Aniya. Il en faudrait encore 210 pour que chaque commune nigérienne ait un partenaire. Finissez donc votre article en disant que le Niger est un pays exemplaire dont la démocratie a besoin d’appui ! »
Renforcer la qualification des élus et des territoriaux du Niger
Aniya 3 développe des projets dans cinq domaines :
le renforcement des capacités des communes nigériennes,
l’éducation,
la santé,
l’économie,
les échanges culturels.
Les efforts se concentrent dans le premier volet, appelé par la décentralisation nigérienne et la création, en 2004, de 255 communes et quatre villes. Les collectivités françaises apportent ainsi à leurs homologues nigériens un concours financier sur leurs projets de voierie, d’assainissement (latrines), d’eau potable ou d’activités génératrices de revenus communaux (par exemple, clôturer un marché aux bestiaux), mais aussi sur la formation des jeunes élus et fonctionnaires territoriaux.
Sur les cinq dernières années, 500 Nigériens ont ainsi bénéficié de formations ou de voyages d’études, notamment dans les pays d’Afrique de l’Ouest comme le Bénin ou le Burkina Faso qui ont l’expérience de la décentralisation. Pour faire face aux problèmes de sécurité au Niger – le MAE déconseille les voyages dans le pays – Aniya prévoit aussi la mise en place d’outils de téléconférence. Enfin, afin de faciliter les voyages de Nigériens en France, Aniya va proposer au ministère une charte sur la délivrance des visas.
S. Stoll
«Au Niger, ‘Aniya’, ça veut dire volonté, engagement», expose Idi Tanko. Le coordinateur du programme Aniya 3 à Niamey était à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), les 29 et 30 septembre, à l’occasion des Rencontres de la coopération décentralisée franco-nigérienne auxquelles a participé Brigi Rafini, premier ministre du Niger nommé suite aux élections de mars 2011.
Mutualiser, coordonner, capitaliser - « En France, il y a peu de programmes concertés de coopération décentralisée comme Aniya, ajoute Stéphane Valli, vice-président de la Communauté de communes de Faucigny-Glières (Haute-Savoie, 7 communes, 25 000 habitants). Nous mutualisons nos moyens, nous coordonnons nos actions et nous capitalisons les expériences des collectivités françaises et nigériennes. »
Le premier programme Aniya a été lancé en 2003 et renouvelé en 2005. Mais la crise politique et institutionnelle ouverte en 2009 a retardé son troisième volet.
Aniya 3 implique désormais un réseau d’une quarantaine de collectivités françaises et d’une cinquantaine de collectivités nigériennes autour de 80 projets. Ce programme triennal bénéficie d’une subvention du Ministère des affaires étrangères de 300 000 € et du soutien financier et logistique des collectivités françaises. Ainsi 200 000 € sont annuellement investis au Niger.
Effet leviers des financements – « Les financements des collectivités françaises ont un effet levier important au Niger où 100% des investissements et 60% des budgets de fonctionnement relèvent de l’aide internationale, » commente M. Valli qui préside le groupe-pays Niger de Cités Unies France. « Mais la coopération décentralisée s’inscrit dans la durée, on apprend à se faire confiance, à se dire franchement les choses. On évite ainsi les relations qui peuvent y avoir avec un bailleur de fonds. »
La communalisation nigérienne co-existe avec le système traditionnel de chefferie où les chefs de village sont membres de droit du conseil municipal et où le « chef de canton », et non l’Etat, collecte les impôts.
«Le chef est élu à vie et le maire a un mandat, explique M. Tanko qui a été maire de Sabon Guida de 2004 à 2010. C’est problématique car le maire ne récupère pas toutes les taxes perçues par le chef de canton. Dans le meilleur des cas, les communes perçoivent la moitié des impôts envisagés. Dans ma commune de 74 000 habitants, nous disposions de 36 à 45 millions de francs CFA par an (55 000 – 68 600 euros). »
Impliquer malgré les restrictions budgétaires – En 2010, le Fonds monétaire international estimait à 381$ le PIB per capita au Niger et à 41 018 $ en France. « Le Niger n’est pas un pays pauvre, mais un pays mal géré, » déclarait Mahmadou Issoufou, le président de la république nigérienne, au moment de son élection.
« La Communauté de communes de Faucigny-Glières consacre 0,5% de son budget à la coopération décentralisée avec Téra (70 000 habitants), soit 100 000 euros dont la moitié sont financés par le MAE. Cette somme représente presque de leur moitié du budget communal. Malgré les restrictions budgétaires, nous n’y touchons pas. Mais ce contexte pose problème pour promouvoir la coopération décentralisée. Quarante collectivités françaises se sont engagées dans Aniya. Il en faudrait encore 210 pour que chaque commune nigérienne ait un partenaire. Finissez donc votre article en disant que le Niger est un pays exemplaire dont la démocratie a besoin d’appui ! »
Renforcer la qualification des élus et des territoriaux du Niger
Aniya 3 développe des projets dans cinq domaines :
le renforcement des capacités des communes nigériennes,
l’éducation,
la santé,
l’économie,
les échanges culturels.
Les efforts se concentrent dans le premier volet, appelé par la décentralisation nigérienne et la création, en 2004, de 255 communes et quatre villes. Les collectivités françaises apportent ainsi à leurs homologues nigériens un concours financier sur leurs projets de voierie, d’assainissement (latrines), d’eau potable ou d’activités génératrices de revenus communaux (par exemple, clôturer un marché aux bestiaux), mais aussi sur la formation des jeunes élus et fonctionnaires territoriaux.
Sur les cinq dernières années, 500 Nigériens ont ainsi bénéficié de formations ou de voyages d’études, notamment dans les pays d’Afrique de l’Ouest comme le Bénin ou le Burkina Faso qui ont l’expérience de la décentralisation. Pour faire face aux problèmes de sécurité au Niger – le MAE déconseille les voyages dans le pays – Aniya prévoit aussi la mise en place d’outils de téléconférence. Enfin, afin de faciliter les voyages de Nigériens en France, Aniya va proposer au ministère une charte sur la délivrance des visas.
S. Stoll
jeudi 29 septembre 2011
Le Niger refuse d'extrader Saadi Kadhafi malgré la requête d'Interpol
Le Niger a réitéré jeudi son refus d'extrader Saadi Kadhafi, après la requête d'Interpol d'arrêter le fils de l'ex-dirigeant libyen à la demande des nouvelles autorités du pays.
L'organisation policière internationale Interpol a annoncé jeudi avoir émis une "notice rouge" pour demander à ses 188 pays membres l'arrestation de Saadi Kadhafi, l'un des fils de Mouammar Kadhafi, "à la demande des autorités libyennes".
"Saadi Kadhafi est en sûreté, en sécurité à Niamey, dans les mains de l'Etat du Niger", et il n'est "pas question" de l'extrader "en Libye pour l'instant", a répondu le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini.
Pour l'extrader en Libye, il faut un accord avec ce pays, et "il faut être sûr qu'il aura droit à une défense équitable" et à "un traitement équitable", a expliqué M. Rafini à l'AFP à Saint-Brieuc, dans le nord-ouest de la France, où il se trouvait pour des entretiens sur la coopération décentralisée.
"Est ce que ces conditions sont rassemblées aujourd'hui? Non", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Saadi Kadhafi et les autres responsables libyens qui ont fui au Niger "ne sont pas à notre connaissance poursuivis par la Cour pénale internationale" (CPI), a-t-il souligné.
"Peut-être le seront-ils un jour, c'est possible", mais ce n'est pas le cas actuellement, a-t-il souligné.
Pour sa part, le ministre nigérien des Affaires étrangères Mohamed Basoum a précisé que Saadi Kadhafi se trouvait "en résidence surveillée" au Niger, dans un entretien à la télévision France 24.
"Nous sommes signataires des protocoles en vertu desquels Interpol existe et agit. Nous allons être en contact avec les autorités de la Libye et Interpol. Ensemble nous définirons ce que doit être notre attitude. Notre position va toujours se baser sur le droit et ce qu'il prescrit", a-t-il assuré.
"Nous avons une recrudescence des accrochages entre nos forces armées et les hommes qui transportent ces armes, de la drogue, de l'explosif Semtex destiné à Al-Qaïda au Maghreb. C'est une situation qui inquiète tout le monde, pas seulement le Niger", a-t-il ajouté.
Saadi Kadhafi est recherché par les nouvelles autorités libyennes qui l'accusent de "s'être emparé de biens par la force et l'intimidation quand il dirigeait la fédération libyenne de football", selon Interpol.
"En tant que commandant d'unités militaires qui auraient été impliquées dans la répression de manifestations de civils durant la révolte libyenne, Saadi Kadhafi est aussi soumis à une interdiction de voyager et un gel de ses biens ordonnés par les Nations unies en mars", a rappelé Interpol.
Saadi Kadhafi a trouvé refuge le 11 septembre au Niger. Footballeur à la réputation de playboy, il avait tenté sans succès une carrière professionnelle en Italie, avant de diriger une unité d'élite de l'armée libyenne.
Le 9 septembre, Interpol avait diffusé une "notice rouge" pour demander l'arrestation de Mouammar Kadhafi, de son fils Seif Al-Islam et de son beau-frère Abdallah Al-Senoussi, ancien chef des services de renseignement, visés par un mandat d'arrêt international émis par la CPI.
L'organisation policière internationale Interpol a annoncé jeudi avoir émis une "notice rouge" pour demander à ses 188 pays membres l'arrestation de Saadi Kadhafi, l'un des fils de Mouammar Kadhafi, "à la demande des autorités libyennes".
"Saadi Kadhafi est en sûreté, en sécurité à Niamey, dans les mains de l'Etat du Niger", et il n'est "pas question" de l'extrader "en Libye pour l'instant", a répondu le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini.
Pour l'extrader en Libye, il faut un accord avec ce pays, et "il faut être sûr qu'il aura droit à une défense équitable" et à "un traitement équitable", a expliqué M. Rafini à l'AFP à Saint-Brieuc, dans le nord-ouest de la France, où il se trouvait pour des entretiens sur la coopération décentralisée.
"Est ce que ces conditions sont rassemblées aujourd'hui? Non", a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Saadi Kadhafi et les autres responsables libyens qui ont fui au Niger "ne sont pas à notre connaissance poursuivis par la Cour pénale internationale" (CPI), a-t-il souligné.
"Peut-être le seront-ils un jour, c'est possible", mais ce n'est pas le cas actuellement, a-t-il souligné.
Pour sa part, le ministre nigérien des Affaires étrangères Mohamed Basoum a précisé que Saadi Kadhafi se trouvait "en résidence surveillée" au Niger, dans un entretien à la télévision France 24.
"Nous sommes signataires des protocoles en vertu desquels Interpol existe et agit. Nous allons être en contact avec les autorités de la Libye et Interpol. Ensemble nous définirons ce que doit être notre attitude. Notre position va toujours se baser sur le droit et ce qu'il prescrit", a-t-il assuré.
"Nous avons une recrudescence des accrochages entre nos forces armées et les hommes qui transportent ces armes, de la drogue, de l'explosif Semtex destiné à Al-Qaïda au Maghreb. C'est une situation qui inquiète tout le monde, pas seulement le Niger", a-t-il ajouté.
Saadi Kadhafi est recherché par les nouvelles autorités libyennes qui l'accusent de "s'être emparé de biens par la force et l'intimidation quand il dirigeait la fédération libyenne de football", selon Interpol.
"En tant que commandant d'unités militaires qui auraient été impliquées dans la répression de manifestations de civils durant la révolte libyenne, Saadi Kadhafi est aussi soumis à une interdiction de voyager et un gel de ses biens ordonnés par les Nations unies en mars", a rappelé Interpol.
Saadi Kadhafi a trouvé refuge le 11 septembre au Niger. Footballeur à la réputation de playboy, il avait tenté sans succès une carrière professionnelle en Italie, avant de diriger une unité d'élite de l'armée libyenne.
Le 9 septembre, Interpol avait diffusé une "notice rouge" pour demander l'arrestation de Mouammar Kadhafi, de son fils Seif Al-Islam et de son beau-frère Abdallah Al-Senoussi, ancien chef des services de renseignement, visés par un mandat d'arrêt international émis par la CPI.
vendredi 16 septembre 2011
Nord du Niger: un soldat tué, deux blessés dans un accrochage avec Aqmi
Un soldat nigérien a été tué et deux blessés lors d'un accrochage jeudi avec des éléments d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans l'Aïr, massif montagneux du nord du Niger, a annoncé vendredi le ministère de la Défense.
"Un accrochage a opposé (...) un détachement des Forces armées nigériennes (FAN) à un élément d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans la partie nord de l'Aïr. Bilan côté FAN: un mort, deux blessés", indique un communiqué lu sur la télévision publique.
"Côté terroristes: trois morts, deux véhicules récupérés et un véhicule détruit", ajoute le ministère.
L'armée nigérienne dit avoir également "récupéré 59 jeunes recrues (d'Aqmi) âgées de 19 à 20 ans", sans préciser leurs identités ni leurs nationalités.
Elle fait état de la saisie d'"un lance-roquettes RPG7, trois fusils AK-47, un fusil mitrailleur ainsi qu'une importante quantité de munitions".
L'armée dit avoir "mis en place un dispositif sécuritaire additionnel" dans la région d'Agadez, capitale du nord du Niger, "pour renforcer celui déjà existant suite à la dégradation de la situation en Libye" voisine.
D'"incessantes patrouilles au sol, couplées à des reconnaissances aériennes", ont été instaurées dans le nord, souligne le communiqué.
Aqmi commet des rapts - surtout d'Occidentaux - dans la bande sahélo-saharienne depuis plusieurs années, notamment dans le nord du Niger. Elle retient toujours en otages quatre Français enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit, site d'extraction d'uranium au nord d'Agadez.
"Un accrochage a opposé (...) un détachement des Forces armées nigériennes (FAN) à un élément d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans la partie nord de l'Aïr. Bilan côté FAN: un mort, deux blessés", indique un communiqué lu sur la télévision publique.
"Côté terroristes: trois morts, deux véhicules récupérés et un véhicule détruit", ajoute le ministère.
L'armée nigérienne dit avoir également "récupéré 59 jeunes recrues (d'Aqmi) âgées de 19 à 20 ans", sans préciser leurs identités ni leurs nationalités.
Elle fait état de la saisie d'"un lance-roquettes RPG7, trois fusils AK-47, un fusil mitrailleur ainsi qu'une importante quantité de munitions".
L'armée dit avoir "mis en place un dispositif sécuritaire additionnel" dans la région d'Agadez, capitale du nord du Niger, "pour renforcer celui déjà existant suite à la dégradation de la situation en Libye" voisine.
D'"incessantes patrouilles au sol, couplées à des reconnaissances aériennes", ont été instaurées dans le nord, souligne le communiqué.
Aqmi commet des rapts - surtout d'Occidentaux - dans la bande sahélo-saharienne depuis plusieurs années, notamment dans le nord du Niger. Elle retient toujours en otages quatre Français enlevés le 16 septembre 2010 à Arlit, site d'extraction d'uranium au nord d'Agadez.
mardi 13 septembre 2011
Le Niger se dote d'un ministère du Pétrole avant l'exploitation en 2012
Le Niger s'est doté lundi d'un ministère du Pétrole, comptant démarrer l'exploitation en 2012 grâce aux Chinois, a-t-on appris de source officielle.
Le portefeuille du Pétrole est confié à Foumakoye Gado, un proche du chef de l'Etat Mahamadou Issoufou, jusqu'ici en charge des Mines et de lEnergie, indique un communiqué du gouvernement lu à la radio à l'issue d'un mini-remaniement.
Omar Hamidou Tchiana, jusqu'ici député, est nommé ministre d'Etat, en charge des Mines et du Développement industriel.
Parmi les plus grands producteurs mondiaux d'uranium, le Niger, pays très pauvre et enclavé, prévoit de démarrer l'exploitation du pétrole en 2012 grâce à ses champs pétrolifères situés à Agadem (est, près du Tchad), et dont le contrat a été décroché en 2008 par la China National Oil and Gas Development and Exploration Corporation (CNODC), filiale de la compagnie pétrolière nationale chinoise CNPC.
Les réserves d'or noir nigérien sont estimées à plus de 300 millions de barils.
Un pipeline de 462 km est en chantier pour transporter le brut jusqu'à la raffinerie de Zinder, d'une capacité de 100.000 tonnes et située plus au sud.
(AFP)
Le portefeuille du Pétrole est confié à Foumakoye Gado, un proche du chef de l'Etat Mahamadou Issoufou, jusqu'ici en charge des Mines et de lEnergie, indique un communiqué du gouvernement lu à la radio à l'issue d'un mini-remaniement.
Omar Hamidou Tchiana, jusqu'ici député, est nommé ministre d'Etat, en charge des Mines et du Développement industriel.
Parmi les plus grands producteurs mondiaux d'uranium, le Niger, pays très pauvre et enclavé, prévoit de démarrer l'exploitation du pétrole en 2012 grâce à ses champs pétrolifères situés à Agadem (est, près du Tchad), et dont le contrat a été décroché en 2008 par la China National Oil and Gas Development and Exploration Corporation (CNODC), filiale de la compagnie pétrolière nationale chinoise CNPC.
Les réserves d'or noir nigérien sont estimées à plus de 300 millions de barils.
Un pipeline de 462 km est en chantier pour transporter le brut jusqu'à la raffinerie de Zinder, d'une capacité de 100.000 tonnes et située plus au sud.
(AFP)
mardi 6 septembre 2011
Un important convoi militaire venant de Libye est arrivé au Niger
Des dizaines de véhicules militaires libyens ont franchi lundi la frontière avec le Niger et sont arrivés dans la soirée près d'Agadez, a-t-on appris mardi de sources militaires française et nigérienne.
Il pourrait s'agir d'une tentative d'exil secrètement négociée de Mouammar Kadhafi vers le Burkina Faso, qui a offert d'accueillir le colonel libyen et sa famille, ont déclaré ces sources.
Le convoi, escorté par l'armée nigérienne, compte entre 200 et 250 véhicules militaires et comprend des officiers des bataillons Sud de l'armée. Il est probablement passé par l'Algérie avant d'entrer au Niger, ajoutent ces sources s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.
La source militaire française dit avoir été informée que Mouammar Kadhafi et son fils Saïf al Islam pourraient envisager de rejoindre le convoi lorsque ce dernier fera route vers le Burkina Faso, qui partage une frontière avec le Niger.
Des responsables du Conseil national de transition (CNT) désormais au pouvoir à Tripoli, ont déclaré que selon certaines informations, Saïf al Islam aurait fui la ville de Bani Walid, à 150 km au sud de Tripoli, dès samedi pour se diriger vers le désert et les frontières algérienne et nigérienne plus au sud.
Les mêmes sources ont déclaré à Reuters que la France pourrait avoir facilité un arrangement entre le nouveau pouvoir et Mouammar Kadhafi. Mais un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Paris n'a pas été en mesure de confirmer ni l'arrivée du convoi dans la ville du désert nigérien ni aucune offre à Kadhafi, qui est poursuivi par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité.
Kadhafi "en excellente santé"
La France a joué un rôle clé dans l'intervention militaire contre le régime de Mouammar Kadhafi et a été l'un des premiers pays à reconnaître, dès le mois de mars, le CNT.
Aucun responsable d'autres gouvernements occidentaux ni du CNT n'a pu être joint dans l'immédiat à ce sujet.
Un convoi aussi imposant n'aurait pas pu traverser une telle distance sans que l'Otan s'en aperçoive, estime-t-on.
Les nouveaux dirigeants de la Libye ont dit vouloir juger Mouammar Kadhafi avant de le remettre éventuellement aux mains de la CPI.
Le porte-parole de Mouammar Kadhafi, Moussa Ibrahim, a déclaré lundi à une chaîne à capitaux syriens, Arraï TV, que le "Guide" se trouvait quelque part en Libye, "en excellente santé", "en un lieu que ne pourront pas atteindre les groupes factieux".
L'entourage de Mouammar Kadhafi a subi de nombreuses défections, arrestations ou pertes depuis le soulèvement de la mi-février qui s'est achevé il y a deux semaines par la prise de Tripoli par les forces du Conseil national de transition.
Le chef des brigades de sécurité de l'ex-dirigeant libyen, Mansour Dhao, a franchi dimanche la frontière avec le Niger en provenance de Libye, accompagné d'une dizaine d'autres Libyens, ont déclaré lundi deux responsables nigériens.
Le départ de Dhao intervient quelques jours après l'exil de l'épouse de Mouammar Kadhafi et de trois de ses enfants en Algérie et après l'arrestation de son ministre des Affaires étrangères par le CNT.
La source militaire française dit aussi avoir été informée que le commandant des forces Sud de l'armée libyenne, le général Ali Khana, pourrait se trouver également au Niger.
Kadhafi et son fils Saïf al Islam pourraient rejoindre Khana et rattraper le convoi s'ils choisissaient d'accepter une offre d'asile du Burkina Faso, a ajouté la même source.
Le Burkina Faso, qui a longtemps bénéficié de l'aide de Tripoli, a offert l'asile à Kadhafi il y a deux semaines environ tout en reconnaissant le Conseil national de transition comme le nouveau gouvernement libyen.
Le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Yipene Djibril Bassolet, a déclaré que Mouammar Kadhafi pourrait s'exiler au Burkina même si ce dernier est signataire du traité de la Cour pénale internationale.
La source militaire nigérienne indique quant à elle que de nombreux autres Libyens, dont des combattants touaregs pro-Kadhafi, sont arrivés lundi au Niger.
(Reuters)
Il pourrait s'agir d'une tentative d'exil secrètement négociée de Mouammar Kadhafi vers le Burkina Faso, qui a offert d'accueillir le colonel libyen et sa famille, ont déclaré ces sources.
Le convoi, escorté par l'armée nigérienne, compte entre 200 et 250 véhicules militaires et comprend des officiers des bataillons Sud de l'armée. Il est probablement passé par l'Algérie avant d'entrer au Niger, ajoutent ces sources s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.
La source militaire française dit avoir été informée que Mouammar Kadhafi et son fils Saïf al Islam pourraient envisager de rejoindre le convoi lorsque ce dernier fera route vers le Burkina Faso, qui partage une frontière avec le Niger.
Des responsables du Conseil national de transition (CNT) désormais au pouvoir à Tripoli, ont déclaré que selon certaines informations, Saïf al Islam aurait fui la ville de Bani Walid, à 150 km au sud de Tripoli, dès samedi pour se diriger vers le désert et les frontières algérienne et nigérienne plus au sud.
Les mêmes sources ont déclaré à Reuters que la France pourrait avoir facilité un arrangement entre le nouveau pouvoir et Mouammar Kadhafi. Mais un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Paris n'a pas été en mesure de confirmer ni l'arrivée du convoi dans la ville du désert nigérien ni aucune offre à Kadhafi, qui est poursuivi par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité.
Kadhafi "en excellente santé"
La France a joué un rôle clé dans l'intervention militaire contre le régime de Mouammar Kadhafi et a été l'un des premiers pays à reconnaître, dès le mois de mars, le CNT.
Aucun responsable d'autres gouvernements occidentaux ni du CNT n'a pu être joint dans l'immédiat à ce sujet.
Un convoi aussi imposant n'aurait pas pu traverser une telle distance sans que l'Otan s'en aperçoive, estime-t-on.
Les nouveaux dirigeants de la Libye ont dit vouloir juger Mouammar Kadhafi avant de le remettre éventuellement aux mains de la CPI.
Le porte-parole de Mouammar Kadhafi, Moussa Ibrahim, a déclaré lundi à une chaîne à capitaux syriens, Arraï TV, que le "Guide" se trouvait quelque part en Libye, "en excellente santé", "en un lieu que ne pourront pas atteindre les groupes factieux".
L'entourage de Mouammar Kadhafi a subi de nombreuses défections, arrestations ou pertes depuis le soulèvement de la mi-février qui s'est achevé il y a deux semaines par la prise de Tripoli par les forces du Conseil national de transition.
Le chef des brigades de sécurité de l'ex-dirigeant libyen, Mansour Dhao, a franchi dimanche la frontière avec le Niger en provenance de Libye, accompagné d'une dizaine d'autres Libyens, ont déclaré lundi deux responsables nigériens.
Le départ de Dhao intervient quelques jours après l'exil de l'épouse de Mouammar Kadhafi et de trois de ses enfants en Algérie et après l'arrestation de son ministre des Affaires étrangères par le CNT.
La source militaire française dit aussi avoir été informée que le commandant des forces Sud de l'armée libyenne, le général Ali Khana, pourrait se trouver également au Niger.
Kadhafi et son fils Saïf al Islam pourraient rejoindre Khana et rattraper le convoi s'ils choisissaient d'accepter une offre d'asile du Burkina Faso, a ajouté la même source.
Le Burkina Faso, qui a longtemps bénéficié de l'aide de Tripoli, a offert l'asile à Kadhafi il y a deux semaines environ tout en reconnaissant le Conseil national de transition comme le nouveau gouvernement libyen.
Le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Yipene Djibril Bassolet, a déclaré que Mouammar Kadhafi pourrait s'exiler au Burkina même si ce dernier est signataire du traité de la Cour pénale internationale.
La source militaire nigérienne indique quant à elle que de nombreux autres Libyens, dont des combattants touaregs pro-Kadhafi, sont arrivés lundi au Niger.
(Reuters)
lundi 5 septembre 2011
Le chef des brigades sécuritaires de Kadhafi arrivé au Niger
Une dizaine de personnes proches de Mouammar Kadhafi dont Mansour Daw, chef des brigades sécuritaires, sont rentrées dimanche à Agadez (nord Niger) venant de Libye, a appris lundi l'AFP de source touareg.
Les autres personnes dont l'identité n'a pas été révélée, sont arrivées sur le territoire nigérien en compagnie de Agaly Alambo, figure de la révolte Touareg, et ont rejoint lundi Niamey, la capitale du pays, selon la même source.
"Dans tous les cas, ces personnes qui sont venues avec Agaly ne sont ni des fils ni de très proches de la famille de Kadhafi", a-t-elle souligné.
Cependant, une autre source touareg a déclaré à l'AFP que Mansour Daw, ancien ministre de la Communication et ancien directeur de cabinet de Kadhafi fait partie de la délégation, réfutant son titre de chef des brigades sécuritaires.
Agaly Alambo, chef du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), principal front de la rébellion touareg qui a débuté en 2007 dans la région d'Agadez, était parti vivre en Libye après les hostilités qui ont pris fin en 2009 sur intervention de M. Kadhafi.
Au début de l'insurrection libyenne appuyée par l'OTAN, Agaly Alambo a fait recruter des centaines d'ex-rebelles Touareg qui sont partis combattre aux côtés des forces du dirigeant libyen.
La semaine dernière, une source touareg a affirmé que des proches du dirigeant libyen étaient arrivés en avril à Agadez avec des mallettes remplies d'argent et avaient recruté "des centaines" de jeunes, dont des militaires nigériens radiés de l'armée en 2002.
Cette source a estimé à quelque 1.500 ex-rebelles nigériens qui combattaient pour Kadhafi, dont une majorité vivant en Libye après avoir déposé les armes en 2009.
Mais après leur déroute consécutive à la chute de Tripoli, des centaines de "soldats" Touareg sont rentrés au Niger, pendant que quelque 500 autres se sont repliés à Syrte, la ville natale de Kadhafi.
Le Niger, pays frontalier de la Libye, a reconnu "formellement" le Conseil national de transition (CNT), l'appelant à "veiller à la sécurité et au bien-être des communautés étrangères vivant en Libye".
Quelque 211.000 Nigériens ont fui depuis février les violences en Libye, avait annoncé en juillet, le président nigérien Mahamadou Issoufou, déplorant "les effets catastrophiques" de la crise chez son voisin sur son pays.
Niamey a toujours estimé que le conflit Libyen avait de graves répercussions, notamment au plan sécuritaire, sur le Niger, un pays sous la menace constante des terroristes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
(AFP)
Les autres personnes dont l'identité n'a pas été révélée, sont arrivées sur le territoire nigérien en compagnie de Agaly Alambo, figure de la révolte Touareg, et ont rejoint lundi Niamey, la capitale du pays, selon la même source.
"Dans tous les cas, ces personnes qui sont venues avec Agaly ne sont ni des fils ni de très proches de la famille de Kadhafi", a-t-elle souligné.
Cependant, une autre source touareg a déclaré à l'AFP que Mansour Daw, ancien ministre de la Communication et ancien directeur de cabinet de Kadhafi fait partie de la délégation, réfutant son titre de chef des brigades sécuritaires.
Agaly Alambo, chef du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), principal front de la rébellion touareg qui a débuté en 2007 dans la région d'Agadez, était parti vivre en Libye après les hostilités qui ont pris fin en 2009 sur intervention de M. Kadhafi.
Au début de l'insurrection libyenne appuyée par l'OTAN, Agaly Alambo a fait recruter des centaines d'ex-rebelles Touareg qui sont partis combattre aux côtés des forces du dirigeant libyen.
La semaine dernière, une source touareg a affirmé que des proches du dirigeant libyen étaient arrivés en avril à Agadez avec des mallettes remplies d'argent et avaient recruté "des centaines" de jeunes, dont des militaires nigériens radiés de l'armée en 2002.
Cette source a estimé à quelque 1.500 ex-rebelles nigériens qui combattaient pour Kadhafi, dont une majorité vivant en Libye après avoir déposé les armes en 2009.
Mais après leur déroute consécutive à la chute de Tripoli, des centaines de "soldats" Touareg sont rentrés au Niger, pendant que quelque 500 autres se sont repliés à Syrte, la ville natale de Kadhafi.
Le Niger, pays frontalier de la Libye, a reconnu "formellement" le Conseil national de transition (CNT), l'appelant à "veiller à la sécurité et au bien-être des communautés étrangères vivant en Libye".
Quelque 211.000 Nigériens ont fui depuis février les violences en Libye, avait annoncé en juillet, le président nigérien Mahamadou Issoufou, déplorant "les effets catastrophiques" de la crise chez son voisin sur son pays.
Niamey a toujours estimé que le conflit Libyen avait de graves répercussions, notamment au plan sécuritaire, sur le Niger, un pays sous la menace constante des terroristes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
(AFP)
Le Niger bat l'Afrique du Sud 2-1
L’équipe nigérienne de football, Mena, a pris la tête dimanche après-midi, du groupe G avec 9 points, obtenus grâce à sa victoire (2-1) sur les Bafana Bafana, au Stade général Seyni Kountché de Niamey, en match comptant pour la 5èe et avant dernière journée des éliminatoires de la CAN 2012, a constaté APA.
Les buts nigériens ont été marqués par le défenseur Koffi Dan Kowa et l’attaquant Maazou Ouwo respectivement à la 10è et à la 48ème minute de jeu. Les Sud Africains profitent d’un subit relâchement des Nigériens pour marquer leur unique but à la 66è minute par l’entremise de Andile Jali.
Le match, qui s’est déroulé devant plus de 30.000 spectateurs dont le président nigérien Mahamadou Issoufou, concède ainsi 9 points au onze nigérien, qui prend la tête du groupe G devant la Sierra Léone, l’Afrique du Sud et l’Egypte, à l’issue de la 5ème et avant dernière journée des éliminatoires pour la CAN 2012.
Seize 16 joueurs professionnels nigériens évoluant à l’étranger ont été convoqués pour cette rencontre jugée « historique » par le coach Harouna Doulla. Parmis eux, on cite Maazou Ouwo (Monaco), Daouda Kassali (Coton sport de Garoua), Kofi Dan Kowa (Esperance de Zerzit de Tunisie), Issoufou Alassane Danté (FUS de Rabat), Kamilou Daouda (Al Tihad de Tripoli) et Abdoulaye Ousmane dit Lélé (Denguelé FC de Côte d’Ivoire).
Peu avant la rencontre, le président Issoufou a promis que les primes des joueurs du Mena seront doublées, en cas de victoire ce dimanche contre les Bafana Bafana.
Par ailleurs, les dirigeants sportifs nigériens ont mené une forte offensives pour mobiliser le public autour du Mena.
Les buts nigériens ont été marqués par le défenseur Koffi Dan Kowa et l’attaquant Maazou Ouwo respectivement à la 10è et à la 48ème minute de jeu. Les Sud Africains profitent d’un subit relâchement des Nigériens pour marquer leur unique but à la 66è minute par l’entremise de Andile Jali.
Le match, qui s’est déroulé devant plus de 30.000 spectateurs dont le président nigérien Mahamadou Issoufou, concède ainsi 9 points au onze nigérien, qui prend la tête du groupe G devant la Sierra Léone, l’Afrique du Sud et l’Egypte, à l’issue de la 5ème et avant dernière journée des éliminatoires pour la CAN 2012.
Seize 16 joueurs professionnels nigériens évoluant à l’étranger ont été convoqués pour cette rencontre jugée « historique » par le coach Harouna Doulla. Parmis eux, on cite Maazou Ouwo (Monaco), Daouda Kassali (Coton sport de Garoua), Kofi Dan Kowa (Esperance de Zerzit de Tunisie), Issoufou Alassane Danté (FUS de Rabat), Kamilou Daouda (Al Tihad de Tripoli) et Abdoulaye Ousmane dit Lélé (Denguelé FC de Côte d’Ivoire).
Peu avant la rencontre, le président Issoufou a promis que les primes des joueurs du Mena seront doublées, en cas de victoire ce dimanche contre les Bafana Bafana.
Par ailleurs, les dirigeants sportifs nigériens ont mené une forte offensives pour mobiliser le public autour du Mena.
Inscription à :
Articles (Atom)