mardi 13 septembre 2011

Le Niger se dote d'un ministère du Pétrole avant l'exploitation en 2012

Le Niger s'est doté lundi d'un ministère du Pétrole, comptant démarrer l'exploitation en 2012 grâce aux Chinois, a-t-on appris de source officielle.

Le portefeuille du Pétrole est confié à Foumakoye Gado, un proche du chef de l'Etat Mahamadou Issoufou, jusqu'ici en charge des Mines et de lEnergie, indique un communiqué du gouvernement lu à la radio à l'issue d'un mini-remaniement.

Omar Hamidou Tchiana, jusqu'ici député, est nommé ministre d'Etat, en charge des Mines et du Développement industriel.

Parmi les plus grands producteurs mondiaux d'uranium, le Niger, pays très pauvre et enclavé, prévoit de démarrer l'exploitation du pétrole en 2012 grâce à ses champs pétrolifères situés à Agadem (est, près du Tchad), et dont le contrat a été décroché en 2008 par la China National Oil and Gas Development and Exploration Corporation (CNODC), filiale de la compagnie pétrolière nationale chinoise CNPC.

Les réserves d'or noir nigérien sont estimées à plus de 300 millions de barils.

Un pipeline de 462 km est en chantier pour transporter le brut jusqu'à la raffinerie de Zinder, d'une capacité de 100.000 tonnes et située plus au sud.
(AFP)

mardi 6 septembre 2011

Un important convoi militaire venant de Libye est arrivé au Niger

Des dizaines de véhicules militaires libyens ont franchi lundi la frontière avec le Niger et sont arrivés dans la soirée près d'Agadez, a-t-on appris mardi de sources militaires française et nigérienne.

Il pourrait s'agir d'une tentative d'exil secrètement négociée de Mouammar Kadhafi vers le Burkina Faso, qui a offert d'accueillir le colonel libyen et sa famille, ont déclaré ces sources.

Le convoi, escorté par l'armée nigérienne, compte entre 200 et 250 véhicules militaires et comprend des officiers des bataillons Sud de l'armée. Il est probablement passé par l'Algérie avant d'entrer au Niger, ajoutent ces sources s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.

La source militaire française dit avoir été informée que Mouammar Kadhafi et son fils Saïf al Islam pourraient envisager de rejoindre le convoi lorsque ce dernier fera route vers le Burkina Faso, qui partage une frontière avec le Niger.

Des responsables du Conseil national de transition (CNT) désormais au pouvoir à Tripoli, ont déclaré que selon certaines informations, Saïf al Islam aurait fui la ville de Bani Walid, à 150 km au sud de Tripoli, dès samedi pour se diriger vers le désert et les frontières algérienne et nigérienne plus au sud.

Les mêmes sources ont déclaré à Reuters que la France pourrait avoir facilité un arrangement entre le nouveau pouvoir et Mouammar Kadhafi. Mais un porte-parole du ministère des Affaires étrangères à Paris n'a pas été en mesure de confirmer ni l'arrivée du convoi dans la ville du désert nigérien ni aucune offre à Kadhafi, qui est poursuivi par la Cour pénale internationale pour crimes contre l'humanité.

Kadhafi "en excellente santé"

La France a joué un rôle clé dans l'intervention militaire contre le régime de Mouammar Kadhafi et a été l'un des premiers pays à reconnaître, dès le mois de mars, le CNT.

Aucun responsable d'autres gouvernements occidentaux ni du CNT n'a pu être joint dans l'immédiat à ce sujet.

Un convoi aussi imposant n'aurait pas pu traverser une telle distance sans que l'Otan s'en aperçoive, estime-t-on.

Les nouveaux dirigeants de la Libye ont dit vouloir juger Mouammar Kadhafi avant de le remettre éventuellement aux mains de la CPI.

Le porte-parole de Mouammar Kadhafi, Moussa Ibrahim, a déclaré lundi à une chaîne à capitaux syriens, Arraï TV, que le "Guide" se trouvait quelque part en Libye, "en excellente santé", "en un lieu que ne pourront pas atteindre les groupes factieux".

L'entourage de Mouammar Kadhafi a subi de nombreuses défections, arrestations ou pertes depuis le soulèvement de la mi-février qui s'est achevé il y a deux semaines par la prise de Tripoli par les forces du Conseil national de transition.

Le chef des brigades de sécurité de l'ex-dirigeant libyen, Mansour Dhao, a franchi dimanche la frontière avec le Niger en provenance de Libye, accompagné d'une dizaine d'autres Libyens, ont déclaré lundi deux responsables nigériens.

Le départ de Dhao intervient quelques jours après l'exil de l'épouse de Mouammar Kadhafi et de trois de ses enfants en Algérie et après l'arrestation de son ministre des Affaires étrangères par le CNT.

La source militaire française dit aussi avoir été informée que le commandant des forces Sud de l'armée libyenne, le général Ali Khana, pourrait se trouver également au Niger.

Kadhafi et son fils Saïf al Islam pourraient rejoindre Khana et rattraper le convoi s'ils choisissaient d'accepter une offre d'asile du Burkina Faso, a ajouté la même source.

Le Burkina Faso, qui a longtemps bénéficié de l'aide de Tripoli, a offert l'asile à Kadhafi il y a deux semaines environ tout en reconnaissant le Conseil national de transition comme le nouveau gouvernement libyen.

Le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Yipene Djibril Bassolet, a déclaré que Mouammar Kadhafi pourrait s'exiler au Burkina même si ce dernier est signataire du traité de la Cour pénale internationale.

La source militaire nigérienne indique quant à elle que de nombreux autres Libyens, dont des combattants touaregs pro-Kadhafi, sont arrivés lundi au Niger.
(Reuters)

lundi 5 septembre 2011

Le chef des brigades sécuritaires de Kadhafi arrivé au Niger

Une dizaine de personnes proches de Mouammar Kadhafi dont Mansour Daw, chef des brigades sécuritaires, sont rentrées dimanche à Agadez (nord Niger) venant de Libye, a appris lundi l'AFP de source touareg.
Les autres personnes dont l'identité n'a pas été révélée, sont arrivées sur le territoire nigérien en compagnie de Agaly Alambo, figure de la révolte Touareg, et ont rejoint lundi Niamey, la capitale du pays, selon la même source.
"Dans tous les cas, ces personnes qui sont venues avec Agaly ne sont ni des fils ni de très proches de la famille de Kadhafi", a-t-elle souligné.
Cependant, une autre source touareg a déclaré à l'AFP que Mansour Daw, ancien ministre de la Communication et ancien directeur de cabinet de Kadhafi fait partie de la délégation, réfutant son titre de chef des brigades sécuritaires.
Agaly Alambo, chef du Mouvement des Nigériens pour la justice (MNJ), principal front de la rébellion touareg qui a débuté en 2007 dans la région d'Agadez, était parti vivre en Libye après les hostilités qui ont pris fin en 2009 sur intervention de M. Kadhafi.
Au début de l'insurrection libyenne appuyée par l'OTAN, Agaly Alambo a fait recruter des centaines d'ex-rebelles Touareg qui sont partis combattre aux côtés des forces du dirigeant libyen.
La semaine dernière, une source touareg a affirmé que des proches du dirigeant libyen étaient arrivés en avril à Agadez avec des mallettes remplies d'argent et avaient recruté "des centaines" de jeunes, dont des militaires nigériens radiés de l'armée en 2002.
Cette source a estimé à quelque 1.500 ex-rebelles nigériens qui combattaient pour Kadhafi, dont une majorité vivant en Libye après avoir déposé les armes en 2009.
Mais après leur déroute consécutive à la chute de Tripoli, des centaines de "soldats" Touareg sont rentrés au Niger, pendant que quelque 500 autres se sont repliés à Syrte, la ville natale de Kadhafi.
Le Niger, pays frontalier de la Libye, a reconnu "formellement" le Conseil national de transition (CNT), l'appelant à "veiller à la sécurité et au bien-être des communautés étrangères vivant en Libye".
Quelque 211.000 Nigériens ont fui depuis février les violences en Libye, avait annoncé en juillet, le président nigérien Mahamadou Issoufou, déplorant "les effets catastrophiques" de la crise chez son voisin sur son pays.
Niamey a toujours estimé que le conflit Libyen avait de graves répercussions, notamment au plan sécuritaire, sur le Niger, un pays sous la menace constante des terroristes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).
(AFP)

Le Niger bat l'Afrique du Sud 2-1

L’équipe nigérienne de football, Mena, a pris la tête dimanche après-midi, du groupe G avec 9 points, obtenus grâce à sa victoire (2-1) sur les Bafana Bafana, au Stade général Seyni Kountché de Niamey, en match comptant pour la 5èe et avant dernière journée des éliminatoires de la CAN 2012, a constaté APA.

Les buts nigériens ont été marqués par le défenseur Koffi Dan Kowa et l’attaquant Maazou Ouwo respectivement à la 10è et à la 48ème minute de jeu. Les Sud Africains profitent d’un subit relâchement des Nigériens pour marquer leur unique but à la 66è minute par l’entremise de Andile Jali.

Le match, qui s’est déroulé devant plus de 30.000 spectateurs dont le président nigérien Mahamadou Issoufou, concède ainsi 9 points au onze nigérien, qui prend la tête du groupe G devant la Sierra Léone, l’Afrique du Sud et l’Egypte, à l’issue de la 5ème et avant dernière journée des éliminatoires pour la CAN 2012.

Seize 16 joueurs professionnels nigériens évoluant à l’étranger ont été convoqués pour cette rencontre jugée « historique » par le coach Harouna Doulla. Parmis eux, on cite Maazou Ouwo (Monaco), Daouda Kassali (Coton sport de Garoua), Kofi Dan Kowa (Esperance de Zerzit de Tunisie), Issoufou Alassane Danté (FUS de Rabat), Kamilou Daouda (Al Tihad de Tripoli) et Abdoulaye Ousmane dit Lélé (Denguelé FC de Côte d’Ivoire).

Peu avant la rencontre, le président Issoufou a promis que les primes des joueurs du Mena seront doublées, en cas de victoire ce dimanche contre les Bafana Bafana.

Par ailleurs, les dirigeants sportifs nigériens ont mené une forte offensives pour mobiliser le public autour du Mena.

mercredi 31 août 2011

Le Niger reconnaît le CNT comme seule autorité en Libye

Le Niger reconnaît formellement le Conseil national de transition (CNT), organe politique de la rébellion au régime de Mouammar Kadhafi, comme seule autorité du peuple libyen, indique un communiqué officiel lu samedi à la radio nationale.
Le gouvernement du Niger prend acte du changement de régime intervenu en Libye, reconnaît formellement le CNT comme la seule et unique autorité représentative du peuple libyen, poursuit le texte.

Une dizaine de pays africains ont déjà reconnu le CNT, mais l'Union africaine réunie en mini-sommet à Addis Abeba a refusé vendredi de reconnaître sa légitimité, appelant à la place à la constitution d'un gouvernement de transition incluant toutes les parties.

Le CNT a transféré vendredi son comité exécutif, l'équivalent d'un gouvernement, de Benghazi, fief de la rébellion dans l'Est, à Tripoli dont elle a pris le contrôle.

Le Niger, pays frontalier à la Libye exhorte les deux parties en belligérance à déposer les armes afin de préserver l'unité et la cohésion du pays, se disant soucieux de la paix et de la stabilité dans ce pays frère.

Niamey a appelé le CNT à veiller à la sécurité et au bien-être des communautés étrangères vivant en Libye.

Quelque 211.000 Nigériens ont fui depuis février les violences en Libye, avait annoncé en juillet, le président nigérien Mahamadou Issoufou, déplorant les effets catastrophiques de la crise chez son voisin sur son pays.

Elu en mars, le président Issoufou, est un proche de M. Kadhafi, actuellement en fuite. La dernière rencontre officielle entre les deux hommes remonte à février à Tripoli.

Le drapeau du CNT, organe politique de la rébellion libyenne, flotte depuis mercredi au dessus de l'ambassade de Libye à Niamey.

Niamey a toujours estimé que le conflit chez son voisin avait de graves répercussions, notamment au plan sécuritaire, sur le Niger, un pays sous la menace constante des terroristes d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

(afp)

samedi 27 août 2011

Le complexe pétrolier de Zinder sera inauguré en octobre

Le complexe pétrolier de Zinder ( 900 km à l'est de Niamey) sera inauguré en octobre prochain, ont annoncé vendredi les responsables chinois de la Société de Raffinerie de Zinder (SORAZ), au Premier ministre Nigérien Brigi Rafini à l'issue d'une visite des installations.

La raffinerie, d'une capacité de 100.000 tonnes, a été construite par la société China National Petroleum Corporation- Niger Petroleum S.A. (CNPCNP) qui s'engage dans l'exploitation du pétrole au Niger. Celle-ci a également construit un pipe-line pour le transport du pétrole brut des champs pétrolifères d'Agadem à la raffinerie, sur plusieurs centaines de kilomètres.

Environ 20.000 m2 de pétrole raffiné et 80.000 m2 de pétrole brut y seront produits.

En outre, une centrale électrique d'une capacité de production de 40 mégawats par jour y a été construite, alors que le besoin du complexe est de 11 mégawats. La différence pourrait servir à alimenter la ville de Zinder.
(Xinhua)

samedi 20 août 2011

Fortes pluies au Niger: sept morts et d'importants dégâts

Sept personnes, dont trois enfants, ont été tuées au Niger et d'importants dégâts ont été occasionnés par de fortes pluies qui s'abattent depuis le début de la semaine sur les régions de Maradi (centre-sud) et de Tillabéri (ouest), a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

Le bilan s'élève à deux morts dans la région de Maradi et deux autres dans celle de Tillabéri, indique un communiqué du conseil des ministres lu dans la matinée sur la radio publique.

A Maradi, les eaux ont détruit près de 600 habitations, une mosquée et trois commerces, précise le gouvernement.

La radio privée Anfani a annoncé à la mi-journée la mort de trois autres personnes, des enfants de 8 et 10 ans, victimes de l'effondrement de leur maison à la suite de pluies tombées tôt vendredi à Mayayi, une commune de la région de Maradi, où 200 autres habitations ont été détruites.

Les deux personnes tuées en début de semaine dans la zone vivaient dans cette commune, où les sinistrés sont relogés dans des écoles et des mosquées, a souligné la radio privée.

Les populations vivant dans des habitations en terre sont invitées à les évacuer d'urgence pour éviter de nouvelles victimes, a-t-elle ajouté.

A Tillabéri, le gouverneur Youssoufa Maïga a précisé sur la télévision publique que les deux victimes dans sa région étaient mortes noyées.

Quelque 280 habitations se sont effondrées, a-t-il dit, déplorant aussi la destruction de 630 hectares de cultures et la perte d'environ 260 animaux.

M. Maïga a lancé un appel urgent à l'aide pour les sinistrés, et salué la Croix-Rouge locale qui a déjà fourni couvertures et moustiquaires.

A Agadez (nord), au bord du désert, 17 passagers ont été repêchés in extremis par l'armée après que le bus qui les transportait eut été emporté par un cours d'eau qui avait débordé sous l'effet de fortes pluies, selon la télévision publique.

Ce sont les premiers dégâts occasionnés cette année par les pluies au Niger, alors que le pays est exposé à une nouvelle sécheresse.

Ce pays sahélien très pauvre ne connaît qu'une saison des pluies (juin-septembre) et tout retard prolongé des pluies peut compromettre les récoltes céréalières, dont dépendent plus de 80% des quelque 15 millions d'habitants.

Selon Niamey, quelque 2,6 millions de personnes vivent en situation d'insécurité alimentaire dans ce pays qui a connu en 2010 l'une des pires crises alimentaires de son histoire.
(AFP)

samedi 13 août 2011

Niger - Un proche du chef de l'ex-junte écroué pour "corruption"


L'ancien directeur de cabinet adjoint du général Salou Djibo, chef de la junte au pouvoir de février 2010 à avril 2011 au Niger, ainsi que neuf personnes ont été inculpés et écroués vendredi pour "corruption", a-t-on appris de source judiciaire.
Alhassane Alkaly et "neuf autres personnes ont été inculpés vendredi par un juge qui les a placés sous mandat de dépôt dans plusieurs prisons du pays, entre autres pour corruption et détournement de deniers publics", a indiqué cette source à l'AFP.

Les prévenus, dont plusieurs agents des Finances, sont poursuivis dans une affaire de "fausse facture" de plus d'1,5 milliard de francs CFA (plus de 2,3 millions d'euros) versés par le Trésor à un opérateur économique peu avant le départ de la junte.

Parmi eux figurent le patron du Trésor, Abdoulaye Beidi, le directeur général du Budget et le payeur général du Trésor, nommés à ces postes par la junte installée après le putsch contre le président Mamadou Tandja en 2010. Tous les fonctionnaires inculpés ont été suspendus en juin-juillet.

L'opérateur, un député de la coalition présidentielle, n'a pas été entendu par le juge, dans l'attente d'"une éventuelle levée de son immunité parlementaire", a expliqué la source judiciaire.

Le gouvernement a annoncé jeudi que l'opérateur a déjà "remboursé la totalité de la somme qui lui avait été indûment versée".

Alhassane Alkaly est la première figure importante proche de la junte à être inculpée pour des malversations financières depuis l'arrivée au pouvoir du civil Mahamadou Issoufou, élu président en mars.

Jusqu'ici seuls des proches de Mamadou Tandja étaient poursuivis pour corruption ou détournements présumés. Une vingtaine de personnalités sont ainsi interdites de quitter le territoire.

Le président Issoufou a promis de faire de la lutte contre la corruption l'une de ses priorités, et a créé fin juillet une Haute autorité à cet effet.

mercredi 3 août 2011

Niger: 10 personnes arrêtées pour tentative de putsch (président)

Dix personnes ont été arrêtées pour "tentative" de putsch en juillet au Niger, a annoncé mardi soir le président Mahamadou Issoufou, élu en mars après un an de junte militaire.
"Dix de ceux qui avaient décidé de porter atteinte à la sécurité de l'Etat à travers les évènements programmés dans la nuit du 12 au 13 juillet 2011, sont aux arrêts disciplinaires et l'un d'entre eux est en fuite", a-t-il déclaré dans un message radio-télévisé à l'occasion du 51e anniversaire de l'indépendance du Niger.

mardi 2 août 2011

Une vingtaine de proches de Tandja interdits de quitter le Niger

Une vingtaine de personnalités poursuivies au Niger pour des malversations financières présumées sous le régime du président déchu Mamadou Tandja (1999-2010) sont interdites de quitter le territoire, a annoncé mardi le gouvernement.
"Vingt-et-une ou vingt-trois personnes sont interdites de quitter le pays (...) relativement aux poursuites pénales engagées contres elles et pour les nécessités de l'instruction", a déclaré devant les députés Labo Bouché, ministre de la Communication, chargé des relations avec le Parlement.
Parmi les personnes concernées figurent d'anciens ministres, des parlementaires et des hommes d'affaires.
M. Bouché réagissait à une déclaration de députés du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, parti de M. Tandja), qui ont "condamné" l'interdiction faite à l'un des leurs, Ibrahim Foukori, de quitter le pays.

Ex-patron de la Société nigérienne d'électricité (Nigelec) poursuivi pour des malversations financières présumées, M. Foukori a été refoulé le 30 juillet par la police à la frontière alors qu'il tentait d'entrer au Burkina Faso voisin, selon le MNSD.

Etant en "liberté provisoire", Ibrahim Foukori ne pouvait quitter le Niger que sur autorisation du juge, a expliqué Labo Bouché.
La junte qui a renversé Mamadou Tandja en février 2010 avait révélé des malversations de plus de 86 milliards de FCFA (129 millions d'euros) commises durant son règne.

Des proches de l'ex-président, dont un de ses fils, d'anciens responsables de sociétés publiques et d'anciens ministres, arrêtés pour détournements de fonds ou corruption présumés, ont été remis en liberté, y compris Seïni Oumarou, ex-Premier ministre de M. Tandja et candidat malheureux à la présidentielle en mars.

Le nouveau président Mahamadou Issoufou a promis de faire de la lutte contre la corruption l'une de ses priorités, et a créé fin juillet une Haute autorité à cet effet.