lundi 9 novembre 2009

Médiation ouest-africaine à Abuja

Niger: début d'une médiation ouest-africaine pour une sortie de crise
ABUJA (AFP) - 09.11.2009 15:18
Une délégation nigérienne représentant la mouvance présidentielle a entamé lundi à Abuja des discussions avec un médiateur ouest-africain visant à sortir le Niger d'une longue crise politique.

Une délégation nigérienne représentant la mouvance présidentielle a entamé lundi à Abuja des discussions avec un médiateur ouest-africain visant à sortir le Niger d'une longue crise politique.

AFP/Infographie -
Une délégation nigérienne représentant la mouvance présidentielle a entamé lundi à Abuja des discussions avec un médiateur ouest-africain visant à sortir le Niger d'une longue crise politique.

La délégation de 22 membres, emenée par l'ancien Premier ministre Seïni Oumarou, actuel chef du Mouvement national pour la société de développement (MNSD, au pouvoir) a rencontré le général Abdusalami Abubakar, ancien chef d'Etat nigérian désigné comme médiateur par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 membres).

"En raison des événements dans votre pays, les chefs d'Etat de la Cédéao (...) m'ont nommé médiateur et son excellence le président (nigérien) Mamadou Tandja a accepté", a rappelé M. Abubakar.

Selon une source à la Cédéao, le médiateur doit rencontrer jeudi une délégation de l'opposition nigérienne avant la tenue d'un forum rassemblant toutes les parties, à une date ultérieure.

La Cédéao a suspendu le Niger après la tenue de législatives très controversées le 20 octobre, l'accusant d'avoir violé des textes communautaires sur la démocratie. L'organisation régionale avait appelé au report de ce scrutin boycotté par l'opposition et remporté sans surprise par le parti au pouvoir.

Le Niger est plongé depuis des mois dans une crise politique.

Le président Tandja a obtenu le 4 août par un référendum constitutionnel une rallonge de trois ans au pouvoir, après 10 ans à la tête du pays. Cette consultation avait aussi été boycottée par l'opposition qui dénonce un coup d'Etat.

Pour pouvoir organiser ce référendum, le président avait dissous le Parlement et la Cour constitutionnelle.

La Cédéao et l'UE, gros bailleur de fonds du Niger, ont demandé à M. Tandja de renouer le dialogue avec ses opposants.

La semaine dernière, l'UE a suspendu son aide au développement au Niger et donné un mois à Niamey pour ouvrir des "consultations" en vue d'un retour à "l'ordre constitutionnel".

La délégation nigérienne à Abuja comprend notamment deux dirigeants de partis soutenant M. Tandja, Cheiffou Amadou (Rassemblement social démocrate, RSD) et Hamid Algabid (Rassemblement pour la démocratie et le progrès, RDP).

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