vendredi 19 février 2010

Manif de soutien à la junte

Manifestations de soutien à la junte qui a renversé le président au Niger



NIAMEY (AFP) - vendredi 19 février 2010 - Des centaines de Nigériens ont fait éclater vendredi leur joie après le coup d'Etat de la veille, selon des témoins, et l'opposition a appelé à une grande manifestation en soutien à la junte qui a renversé le président, dans un communiqué.
Dans la ville de Dosso (ouest), des habitants, par centaines, ont défilé pour "exprimer leur joie et leur soutien à la junte", a affirmé à l'AFP Mahamadou Boureima, un commerçant joint par téléphone.

Ils ont fait le tour de la ville à motos, en voiture et à pied en scandant "vive le Conseil (junte)" et "A bas le régime de (du président déchu Mamadou) Tandja", pendant au moins deux heures, a précisé le commerçant.

Des manifestations de joie similaires ont aussi éclaté à Tahoua (ouest), région d'origine de Mahamadou Issoufou, le principal opposant à M. Tandja, selon des habitants joints vendredi au téléphone par l'AFP.

La Coordination des forces démocratiques pour la république (CFDR), une coalition d'opposition, a appelé à "participer massivement" à une manifestation devant le siège du Parlement samedi à Niamey, selon un communiqué lu sur des radios privées.

"Nous allons plutôt apporter un soutien au discours des militaires qui ont promis de ramener le Niger à une vie constitutionnelle, ce qui est notre lutte", a précisé à l'AFP Abdoul-Aziz Ladan, l'un des dirigeants de la Coordination.

La CFDR est une coalition de partis politiques, d'organisations de défense des droits de l'Homme et de syndicats qui s'opposait au maintien au pouvoir du président déchu.

Dans une déclaration publiée vendredi après-midi, la CFDR a affirmé qu'elle "accueille avec soulagement la fin de la 6e république illégale et illégitime", en référence à la constitution adoptée en août et qui accorde un rallonge au pouvoir à M. Tandja.

Elle dit "prendre bonne note" de la promesse des militaires et les "encourage dans leur volonté de renouer le Niger avec la démocratie".

L'armée a pris le pouvoir jeudi, déposant le président, suspendant la Constitution et déclarant le gouvernement "dissous".

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